Tous les produits

 
Retour
 
Vie économique

Experts et think tanks, quel modèle de conseil ?

Auteur(s) :

Editeur :

Année d'édition :2006
Réf. : 3303332029129
48 pages, 21x27cm

-5%
Papier
4,60
4,37
En stock

ou 

Problèmes économiques
No 2.912
6 décembre 2006

DOSSIER : Experts et think tanks, quel modèle de conseil ?

Le rôle des think tanks
Accomex
Pierre Lepetit
Les think tanks passent pour des institutions liées spécifiquement à la culture anglo-saxonne. Aux Etats-Unis, ils sont le fruit d'une tradition de démocratie pluraliste. En Europe, où les think tanks font l'objet d'une certaine curiosité, ils commencent à se développer. Toutefois, ces institutions qui n'appartiennent pas à la culture politique française, suscitent plutôt la méfiance. Celle-ci se traduit notamment par le fait qu'aucune traduction ne rende complètement compte de la réalité que recouvre l'expression think tank. Qualifiés de " réservoir à penser ", de " boîte à idées ", de " laboratoires politiques ", voire d' " officine d'intérêts ", les think tanks offrent néanmoins une nouvelle forme de participation à la vie politique et économique et peuvent rendre l'expertise plus efficace.

Expertise et conseil en France : un modèle centralisé et élitiste
Colloque AFSP
Xavier Carpentier-Tanguy
En France, il existe peu de structures qui sont clairement identifiables comme think tank, c'est-à-dire comme structures d'expertise indépendante. Ce phénomène s'explique par un ensemble de raisons historique, politique et sociologique qui renvoie à une approche particulière de la sphère publique et à une distinction nette entre cette dernière et l'Etat qui sont spécifiques à la France. Ainsi, le principal obstacle au développement des think tanks est l'existence d'un Etat intégrant lui-même la plus grande partie des structures d'expertise. Présents dans ou autour des cabinets ministériels, ces structures sont souvent composées de collaborateurs personnellement choisis par les ministres ce qui réduit leur capacité d'action permanente. La France dispose néanmoins d'un certain nombre de structures d'expertise extérieure. L'auteur propose ici un tour d'horizon de ces différents organismes.

Expertise et conseil en Allemagne : gérer l'abondance
Regards sur l'économie allemande
Markus Gabel et René Lasserre
Entre 130 et 150 instituts de recherche et centres d'expertise (environ 20 % de la capacité européenne) sont basés outre-Rhin. En termes quantitatifs, l'Allemagne se place ainsi en deuxième position dans le monde après les Etats-Unis. Ce paysage allemand des think tanks est particulièrement diversifié, reflétant à la fois le polycentrisme des centres décisionnels et le haut degré d'organisation de la société civile. Cette structure nécessite et induit une production abondante d'expertise et de conseil. Cependant, cette abondance du côté de l'offre n'est pas pour autant synonyme d'une intégration efficace des avis émis par les think tanks dans le processus de décision politique. Par ailleurs, l'expertise économique semble de plus en plus nettement dissociée de ce processus qui tend à faire appel à de nouvelles formes de conseil scientifique jugées plus opérationnelles.

Conseil économique institutionnel : trois pays, trois modèles
Rapport du Sachverständigenrat
Wolfang Wiegard
Des organismes dédiés au conseil en matière de politiques économiques existent dans de nombreux pays. Leurs formes varient en fonction des conditions institutionnelles et des traditions politiques. L'auteur présente et compare trois institutions phare de conseil dans trois pays différents : le Council of Economic Advisers (CEA) aux Etats-Unis, le Sachverständigenrat (SVR) en Allemagne et le Conseil d'analyse économique (CAE) en France. Le CEA est intégré à l'administration et participe directement à l'action gouvernementale. Le SVR, quant à lui, se situe totalement en dehors des rouages politiques et est davantage un organisme d'évaluation que de conseil. Enfin, le CAE se positionne d'une certaine manière entre les deux institutions précédentes. Il n'est ni à l'extérieur ou à l'intérieur de l'action politique mais relève davantage de la commission d'experts permanente.

De l'expertise aux politiques publiques : l'exemple de l'Allemagne, des Pays-Bas et de la Suède
IZA - Discussion paper series
Werner Eichhorst et Ole Wintermann
Les réformes de l'Etat-providence et du marché du travail sont devenues des domaines majeurs de l'action politique. Les auteurs analysent comment, dans trois pays européens, l'action des think tanks arrive dans ce domaine à peser sur l'action politique. En Allemagne, pays caractérisé par une abondance en matière d'expertise indépendante, la réforme récente du marché du travail a largement mobilisé les commissions d'experts temporaires, affaiblissant ainsi la traditionnelle expertise corporatiste. Les Pays-Bas ont quant à eux instauré un système de " fléxicurité " grâce au bon fonctionnement de l'expertise dans le cadre d'un réseau efficace de partenaires sociaux. Enfin, la Suède qui possède un système de conseil très performant, enregistre également la montée en puissance de commissions ad hoc. De ces trois exemples, les auteurs déduisent notamment que l'expertise est souvent moins efficace si elle est trop fragmentée et doit faire face à un gouvernement plutôt faible. Dans ce cas, le recours à des commissions ad hoc est à préconiser.

EGALEMENT DANS CE NUMERO

BRESIL
Politique économique : le dilemme de Lula
La Lettre du CEPII
Jérôme Sgard
En dépit des bénéfices de la politique orthodoxe du premier mandat de Lula (réélu le 29 octobre 2006) - la réduction de la dette publique, la hausse de l'excédent budgétaire primaire et la relance des exportations sont à compter parmi les résultats positifs -, la croissance brésilienne n'est pas au rendez-vous. La pression fiscale excessive (37,5 % en 2005), essentiellement supportée par la classe moyenne, ainsi que le niveau élevé des taux d'intérêt l'ont en partie condamnée. Or, pour relancer la croissance, Lula dispose, à l'occasion de son second mandat, d'une marge de manœuvre extrêmement réduite. Le Président brésilien devra en effet convaincre de la soutenabilité de la dette sans avoir recours ni aux coupes budgétaires ni à l'élévation des prélèvements fiscaux. Fâcheux dilemme…

PHILANTHROPIE
La naissance du philanthrocapitalisme
The Economist
The Gospel of Wealth, ouvrage classique de la littérature philanthropique, dont l'auteur n'est autre que le célèbre Andrew Carnegie, continue, plus d'un siècle après sa parution, à faire des adeptes. Bill Gates, l'homme le plus riche d'Amérique, et peut-être du monde, a ainsi annoncé en juin dernier, suivant les préceptes développés par Carnegie, que dès 2008, il se consacrera à plein temps à la gestion de la fondation qu'il a créée avec sa femme. Un autre milliardaire américain, Warren Buffett, n'est pas en reste et vient, justement de léguer l'essentiel de sa fortune, quelque 31 milliards de dollars à la Fondation Gates. La philanthropie se porte donc bien, notamment aux Etats-Unis, où les initiatives caritatives sont légion. Les nouveaux philanthropes sont toutefois de plus en plus nombreux à prendre leur distance avec les méthodes traditionnelles de gestion des fondations. Ils cherchent, en effet, à rendre leurs structures plus efficaces financièrement et socialement, tout en continuant à rêver à l'avènement du philanthrocapitalisme.

ENDETTEMENT
Les raisons de l'endettement excessif des ménages américains
Revue du MAUSS
Paul Jorion
Les Etats-Unis avec, depuis les années 1980, un taux d'épargne des ménages proche de zéro, font figure d'exception parmi les nations occidentales, où des taux de plus de 10 % sont plutôt la norme. Certains expliquent cette situation par l'optimisme qui prévaudrait aux Etats-Unis quant aux perspectives économiques incitant la population à consommer plutôt qu'à épargner ; d'autres incriminent le mode de calcul du taux d'épargne qui ne reflèterait pas la réalité. Selon l'auteur, l'endettement des Américains est en réalité une histoire ancienne liée à la culture de l'endettement propre au processus de colonisation du pays. Quant au nouveau contexte de l'endettement - après 1980 -, il s'explique essentiellement par deux innovations dans la technologie des instruments financiers : le rating des consommateurs et l'utilisation optimale de la maison d'habitation comme gage de nouveaux emprunts.

Auteur(s) moral(aux)

La Documentation française

La Documentation française

Tous les titres de l’éditeur

Problèmes économiques

Gagner du temps
Problèmes économiques extrait les articles les plus pertinents de la presse française et internationale pour donner une analyse distanciée de l'actualité économique

Rester informé
Grâce à la veille effectuée par la rédaction de la revue, aucune question économique importante n'échappe aux lecteurs.

Vous êtes étudiant ou enseignant, profitez de notre tarif spécial en cliquant ici [PDF, 1,5 Mo]

Vous êtes bibliothécaire, profitez de notre tarif spécial en cliquant ici [PDF, 1,5 Mo]

La revue Problèmes économiques est née le 7 janvier 1948 de la fusion du Bulletin hebdomadaire d'informations économiques édité par la Documentation française et de la Revue hebdomadaire de la presse économique française publiée par le Centre national d'information économique (CNIE) de l'INSEE.

Elle a pour vocation, et ce dès son origine :

  • de rendre accessible au plus grand nombre l'information économique et sociale ;
  • d'être un outil de travail et de réflexion ;
  • de refléter ce que les revues françaises et étrangères, les instituts de conjoncture, les organisations internationales, les centres de recherche publient.

La revue est structurée autour d'un thème illustré par quatre ou cinq articles issus de revues françaises ou étrangères. Des articles indépendants viennent compléter le dossier.


Chaque année, deux numéros hors-série approfondissent, à partir d'articles inédits, des questions centrales de la science économique.

L'ensemble de ces numéros constitue une véritable collection, indispensable pour comprendre les grandes questions économiques.

Parution bimensuelle

S'abonner à la revue