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Vie économique

Le Slow Made une révolution

Problèmes économiques
N°3071 - Deuxième quinzaine 08.2013

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Année d'édition : 2013
Réf. : 3303332030712
64 pages, 21 x 29,7 cm

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Créé très récemment en France, le Slow Made s’inspire des autres mouvements Slow, apparus depuis une trentaine d’années, dont le Slow Food, lancé au début des années 1980 par Carlo Petrini en Italie qui souhaitait porter un nouveau regard sur l’alimentation, l’agriculture et la gastronomie. Mais si le Slow Made peut apparaître comme une simple émanation des mouvements Slow qui l’ont précédé, il s’en distingue néanmoins dans le sens où, d’une part, il ne prône pas la lenteur, et d’autre part, sa démarche consiste avant tout à repenser la manière de produire.

Du Slow Made à la Slow Économie
Les métiers d’art à mots découverts
Christophe Rioux
Depuis trente ans, ont émergé dans le sillage du mouvement Slow Food, en Italie, qui rejetait le modèle de la Fast Food, de nombreux autres mouvements se réclamant de la philosophie Slow. Parmi eux, le Slow Made, fondé récemment en France, en réaction à la crise de 2007-2008, se démarque des autres mouvements Slow en particulier parce que ses promoteurs se fixent comme objectif de refonder en profondeur notre modèle de croissance en posant les bases d’une autre économie : la Slow Économie. Le principe fondamental du Slow Made étant de repenser les modes de production et de consommation actuels, notamment les rapports qu’ils entretiennent au temps et à l’espace.

Slow Made, rompre avec notre modèle de croissance
Problèmes économiques - La Documentation française
Entretien avec Marc Bayard et Misha Pinkhasov
Près de cinq ans après le déclenchement de la crise économique la plus grave depuis celle des années 1930, bien des questions qu’elle a suscitées sur la pérennité de notre modèle de croissance demeurent ouvertes. Le Slow Made, un mouvement lancé très récemment et qui touche notamment les métiers de l’art et de la création, a justement pour ambition d’apporter quelques réponses qui représentent une remise en cause profonde de notre façon de produire et de consommer. Les promoteurs du Slow Made proposent ainsi de prendre de nouveau le temps nécessaire pour fabriquer des produits de qualité en rupture avec le système de la production de masse dans lequel l’obsolescence des objets est programmée. Ils aspirent également à éveiller la conscience du consommateur afin que l’acte d’achat s’inscrive dans une véritable démarche de responsabilité sociale et environnementale.

Quand les consommateurs prennent le pouvoir
La révolte des moutons - Éditions Autrement
Pascale Hébel
Selon le Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie (CRÉDOC), 2013 est en termes de consommation la pire année depuis 1980. Cette tendance à la frugalité semble s’accompagner d’un changement dans les habitudes de consommation et dans notre relation aux objets. Ainsi, par contrainte ou par souci de préserver la planète, l’acte de consommation fait l’objet d’une véritable réflexion : le consommateur est désormais prêt à renoncer au statut de propriétaire unique d’un bien, il est également disposé à privilégier la sobriété proposée par certains produits low cost, ou à offrir une seconde vie aux objets en les revendant ou en les échangeant. Adoptés principalement par les jeunes, ces nouveaux modes de consommation pourraient être appelés à durer.

Réapprendre à maîtriser le temps
Alternatives économiques
Igor Martinache
Le temps, convention sociale, constitue dans notre société un enjeu central de pouvoir. Si nous disposons de davantage de temps, aujourd’hui, que dans les années de l’Après-guerre, ce temps libre est parfois contraint, c’est le cas pour ceux qui travaillent à temps partiel. Avec la flexibilisation des horaires, le temps s’est également désynchronisé : le temps du repos et des loisirs pour certains devient le temps du travail pour d’autres. Le temps libre devient rare, on croît qu’il s’accélère et nous ressentons le besoin de le rationaliser. Dans ces conditions, l’auteur nous explique que les activités hors-travail doivent être rentables : le temps libre sert à se cultiver, les loisirs des enfants doivent avoir une dimension éducative, etc. Retrouver la maîtrise du temps semble ainsi devenu pour chacun, en ce début de XXIe siècle, un défi majeur.

Slow Made, Slow Food, Slow City… De quoi parle-t-on ?
Sciences Humaines
Christophe Rymarski
Le Slow Made semble raisonner comme un lointain écho à d’autres mouvements baptisés Slow, nés il y a une trentaine d’années. En réalité, le Slow Made s’est inspiré des premiers mouvements Slow apparus en Italie, comme le Slow Food et la Slow City, il s’en est depuis considérablement éloigné puisque, contrairement à ceux-ci - et contrairement à ce que pourrait laisser penser son nom – il ne prône pas la lenteur. L’ensemble des mouvements Slow (Slow Food, Slow City, Slow Management, Slow Education, etc.) constituent un immense réseau touchant plus de vingt millions de personnes dans le monde. Ces derniers partagent tous l’idée selon laquelle aujourd’hui, tous les actes de la vie quotidienne s’effectuent dans la précipitation et que la technologie, censée nous faire gagner du temps, nous en fait, en réalité, perdre car elle permet d’accomplir toujours plus de choses dans une journée. Les mouvements Slow se différencient également du Slow Made en cela qu’ils se situent tous du côté de la demande alors que le Slow Made s’intéressera d’abord à l’offre.

ÉGALEMENT DANS CE NUMERO

Cinéma : l’enjeu asiatique
Télos
Monique Dagnaud
Le cinéma asiatique est en plein essor. Il s’appuie sur une demande locale dynamique - dont la préférence pour les films nationaux se précise -  ainsi que sur une production en pleine expansion, notamment en Inde, en Chine et au Japon. Ainsi, l’industrie cinématographique américaine, qui domine pourtant largement le marché mondial, peine à toucher les cinéphiles asiatiques. Ces derniers sont en effet davantage sensibles à une offre singulière se référant à la culture locale et reconnaissable à l’utilisation de problématiques et styles narratifs qui leur  sont propres. Cette particularité asiatique, une « richesse » pour certains, pourrait néanmoins expliquer la difficulté des  pays de ce continent à atteindre une audience mondiale.

La bioéconomie, un secteur d’avenir
Réalités industrielles
Frédéric Sgard et Yuko Harayama
Les biotechnologies ont pris leur essor à la suite des découvertes spectaculaires de ces cinquante dernières années  sur le vivant. Les avancées scientifiques majeures des décennies 1990 et 2000 ont été particulièrement déterminantes dans l’influence de ces technologies sur l’économie. La bioéconomie regroupe les applications des biotechnologies dans trois grands secteurs : l’agriculture, la santé et l’industrie. La transition de notre modèle économique vers plus de durabilité, un souci croissant pour l’environnement et une moindre dépendance vis-à-vis des ressources naturelles offrent aux biotechnologies un avenir prometteur. Ce potentiel demandera toutefois pour s’exprimer pleinement la mise en œuvre de politiques volontaristes afin d’aplanir les obstacles qui en limite aujourd’hui le développement.

La ré-industrialisation : nouveau défi des États-Unis ?
Géoéconomie
Laurence Daziano
Depuis les années 1970, plusieurs pays (États-Unis, Royaume-Uni, France, Espagne, Portugal, etc.) voient la part de leur industrie dans le produit intérieur brut (PIB) reculer. Ce phénomène se traduit par des délocalisations vers les pays émergents, des pertes d’emploi massives et un déficit de la balance commerciale. Les États-Unis semblent pourtant s’être engagés dans la voie de la ré-industrialisation, profitant de la conjugaison de plusieurs facteurs : augmentation des coûts de production dans les pays émergents, coût salarial américain relativement bas, baisse des prix énergétiques due à l’exploitation des gaz de schiste et politique publique volontariste. Le succès de General Motors, pourtant au bord de la faillite en 2008, illustre bien ce nouveau souffle dans le secteur industriel américain.

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