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Économie internationale

Bilan de l'économie mondiale 2013

Problèmes économiques
N°3077 - Deuxième quinzaine 11.2013

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Année d'édition : 2013
Réf. : 3303332030774
64 pages, 21 x 27 cm

4,70

 

En 2013, la reprise de l’activité économique mondiale s’est progressivement affermie.  Celle-ci est restée toutefois inégalement répartie selon les zones géographiques. Dans les grands pays émergents ainsi qu’aux États-Unis la croissance a en effet été plutôt vigoureuse tandis que certains pays de la zone euro, en particulier les États qui étaient caractérisés avant la crise par d’importants déséquilibres, ne sont toujours pas sortis de la récession.

Une reprise atone et inégale
Perspectives économiques de l’OCDE
En 2013, si la reprise de la croissance mondiale s’est affermie, elle reste particulièrement inégale. Les grandes économies émergentes – ou encore les États-Unis grâce à un assouplissement de la politique monétaire – ont bénéficié d’une forte expansion tandis que certains pays de la zone euro, notamment ceux qui étaient caractérisés par d’amples déséquilibres avant la crise, ne parviennent pas à sortir de la récession. La demande des ménages américains et japonais s’accroit mais elle reste faible dans la zone euro, sauf en Allemagne. En outre, la croissance vigoureuse du commerce en Asie, en Afrique et au Moyen-Orient n’a pas compensé l’atonie des échanges de marchandises entre les pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Un chômage toujours élevé
Perspectives de l’emploi de l’OCDE
Alexander Hijzen et Pascal Marianna
En raison de la faiblesse du niveau de la demande globale et du manque de vigueur de la reprise de l’économie mondiale, le taux de chômage des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) s’établissait, au printemps 2013, à 8 %, soit 2,4 points de plus qu’au mois de décembre 2007. Depuis le début de la crise, 16 millions de personnes se sont ainsi ajoutées au nombre des chômeurs de la zone qui a atteint, cette année, 48 millions. Si, selon les prévisions de l’OCDE, le taux de chômage doit rester stable jusqu’à la fin de 2014, certains pays sont toutefois plus touchés que d’autres. Ce dernier est inférieur à 5 % en Autriche, en Corée du Sud, au Japon, en Norvège et en Suisse, mais il est supérieur à 25 % en Espagne et en Grèce.  Un ralentissement de la progression des salaires réels ainsi qu’une accélération des inégalités de revenu sont également à prévoir pour les mois à venir.

La crise de la zone euro pèse sur les marchés
Rapport annuel de la BRI
Banque des règlements internationaux
Grâce aux politiques de soutien de grande ampleur adoptées notamment au second semestre 2012, les marchés ont connu une véritable embellie. Les initiatives sont venues principalement des banques centrales qui ont abaissé leur taux d’intérêt ou, comme la Réserve fédérale américaine (Fed), qui ont multiplié les innovations financières afin de poursuivre leur politique d’assouplissement monétaire. La Banque centrale européenne (BCE) a, quant à elle, autorisé les opérations monétaires sur titres (OMT). Si ces politiques de soutien ont réduit le risque de dégradation de la situation économique et suscité un regain d’optimisme, le niveau d’endettement du secteur privé non financier reste toujours élevé. Dans certains pays, il se maintient même à des sommets historiques.

L’inflation s’est maintenue dans la zone euro
Rapport annuel de la Banque de France
Christian Noyer
Les politiques de soutien mises en œuvre par les autorités monétaires, ainsi que l’accalmie sur le front de la crise des dettes souveraines en Europe ont permis aux marchés de se redresser progressivement. Toutefois, les craintes relatives à l’évolution de la situation dans la zone euro restent élevées. Sur le marché des changes, le dollar a retrouvé son rôle de valeur refuge. Le yen, quant à lui, s’est fortement déprécié suite au programme d’achat de titres de la Banqued u Japon. Du côté des marchés de matières premières, les prix du pétrole, mais également ceux des métaux et des matières agricoles, sont restés à des niveaux historiquement élevés. L’inflation dans la zone euro s’est maintenue - avec une progression moyenne de 2,5 % en 2012 - à un niveau voisin de celui de 2011 (2,7 %). La masse monétaire a poursuivi sa croissance à un taux plus élevé qu’en 2011.

Brusque décélération du commerce mondial
Rapport sur le commerce mondial 2013
OMC
En 2012, la croissance du commerce mondial est tombée à 2 % contre 5,2 % l’année précédente. Le ralentissement économique en Europe qui a pesé sur la demande mondiale d’importations explique cette évolution. La brusque décélération  des échanges commerciaux a été due principalement à la faible croissance des économies développées et aux incertitudes concernant l’avenir de l’euro. La situation plus favorable de l’économie américaine a été insuffisante pour contrebalancer la faiblesse persistante des économies de l’Union européenne. La croissance de la Chine, même si celle-ci a été moins bonne que prévue, a permis en partie d’amortir la baisse de la demande des pays développés. Globalement, la croissance mondiale du commerce  et de la production a été inférieure à son taux moyen à long terme.

Les IDE retrouvent leur niveau d’avant la crise
Rapport sur l’investissement dans le monde 2013
CNUCED
Si les indicateurs économiques fondamentaux ont enregistré une croissance positive au niveau mondial, l’investissement direct à l’étranger (IDE) a chuté de 18 % en 2012 pour s’établir à 1 350 milliards de dollars. L’incertitude concernant les politiques économiques de la plupart des pays riches aura sans doute incité les investisseurs à la prudence. Le niveau des liquidités des sociétés transnationales (STN) a pourtant atteint un niveau record, ce qui pourrait donner lieu à de nouveaux investissements en 2014. La Commission des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) prévoit ainsi une augmentation des flux d’IDE qui devraient atteindre 1 600 milliards de dollars en 2014 puis 1 800 milliards de dollars en 2015. Les économies en développement continuent de représenter une part importante de ces flux. Les pays du Sud attirent en effet 52 % des destinations des IDE. Les flux en provenance des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) sont en outre passés de 7 milliards de dollars en 2000 à 145 milliards en 2012 (soit 10 % du total mondial). L’Union européenne est, en revanche, à elle seule responsable de 70 % de la baisse des flux d’IDE dans le monde. 

ÉGALEMENT DANS CE NUMERO

Comprendre le consommateur arabe
Harvard Business Review
Vijay Mahajan
Une série de voyages entrepris dans différents pays arabes, entre 2008 et 2011, ont convaincu Vijay Mahajan, professeur à l’université du Texas à Austin, que nombre d’idées qui ont cours aujourd’hui sur les consommateurs et les marchés de cette région étaient sans fondement. Le produit intérieur brut (PIB) des vingt-deux pays de la Ligue arabe équivalait en 2011 à 2 300 milliards de dollars. Ce qui en ferait si cet ensemble était un pays la huitième économie de la planète,  devant l’Inde ou la Russie. Comme dans d’autres pays émergents, la classe moyenne y est en pleine expansion. La population est, en outre, particulièrement jeune, la moitié des habitants est en effet âgée de moins de vingt-cinq ans. Le potentiel de croissance de ces marchés est donc considérable. Pour toucher les consommateurs du monde arabe, les entreprises occidentales se doivent toutefois de ne pas ignorer l’interdépendance très étroite de la culture et de la religion.

Les services à la personne soutiennent les ruraux
INSEE Première
Yohan Baillieul, Gaëlle Chaillot et Isabelle Benoteau
Le secteur des services à la personne compte près de 2 millions de salariés : en 2010, 1,8 million d’employés, hors assistantes maternelles, ont en effet travaillé au domicile de particuliers pour ce type d’activité. Au niveau national, ils représentent 5 % des salariés, mais dans certaines régions, ce taux est plus élevé, notamment dans le Sud-Ouest où il dépasse les 6 % de l’emploi salarié. Globalement, ce genre d’emploi est davantage sollicité dans les zones rurales, âgées et dans celles où la proportion de cadres est élevée. Il s’agit d’une main-d’œuvre essentiellement féminine (90 %) et relativement âgée (24 % ont plus de 55 ans). Dans la plupart des cas, il s’agit d’un travail de proximité : pour près de la moitié des salariés de particuliers-employeurs le trajet emploi-maison est de moins de cinq kilomètres.

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