L’atome et l’énergie nucléaire ont d’abord suscité l’espoir d’avoir accès
à une source d’énergie inépuisable et d’affranchir les pays industrialisés des
limites énergétiques imposées par les combustibles fossiles. Puis, durant la Seconde
Guerre mondiale, les conséquences dévastatrices de la fission nucléaire utilisée
comme arme atomique ont durablement ébranlé
les populations, les consciences et les pouvoirs politiques.
C’est ainsi qu’au cours des quinze années suivantes, le Canada et la Suède ont renoncé
au nucléaire militaire, alors que L’URSS, le Royaume-Uni, la France et la Chine tout en se forgeant une
industrie électronucléaire, se dotaient aussi de l’arme nucléaire.
D’autres pays enfin, l’Allemagne et le Japon, n’ont eu d’autre choix que de développer
une solide industrie nucléaire civile.
Actuellement, alors que l’énergie nucléaire produite dans le monde ne représente que
17%, ce n’est plus l’extension des parcs nucléaires qui est remis en cause, c’est l’utilisation même
du nucléaire, tant il est vrai que son exploitation ne laisse aucune place à l’erreur.
Or c’est au nom de ces mêmes principes écologiques et pour répondre
à l’impérieuse nécessité de stabiliser ou de réduire
l’effet de serre que cette source d’énergie paraît être maintenant
l’alternative adéquate.
Cet ouvrage prend en compte les aspects suivants :
? * étude du nucléaire avec état des lieux dans le monde et en France puis,
analyse des effets de la déréglementation ;
? * analyse de trois problèmes spécifiques :
- stockage et traitement des déchets nucléaires source de radioactivité pérenne et
mortelle
puis corollairement,
- rappel des politiques publiques en matière de sûreté nucléaire
(prévention, protection, réactivité aux alertes..), et de leur nécessaire adaptation
à ces réalités ;
- évaluation du risque majeur de prolifération nucléaire de par le monde à des
fins stratégiques incontrôlées, rappel des moyens coercitifs existants et des nouveaux
défis posés à la communauté internationale.