Créé en mai 2000 par le Premier ministre, le Conseil d’orientation des retraites est une structure
permanente, associant divers acteurs du secteur public comme du secteur privé, dans le but de suivre
régulièrement les évolutions du système d’assurance vieillesse, en donnant
notamment des recommandations, ou en établissant des propositions de réforme.
Alors que la croissance requiert la mobilisation de toutes les forces vives, plus de la
moitié des salariés ont, de fait, cessé de travailler avant l’âge
auquel ils ont droit à une pension.
En France, par exemple, le taux d’emploi de la tranche d’âge 55 à 64 ans est de 34 %.
Outre les impératifs d’ordre économique, la question de l’implication et de la valorisation des
travailleurs dits seniors dans leur milieu professionnel se posera avec d’autant plus d’acuité, dans
les années à venir, que l’entreprise redécouvre l’intérêt d’une
mémoire fédératrice et la valeur de l’ expérience professionnelle enrichie au fil
des ans.
Après avoir dressé un état des lieux, avec un rappel des termes du
débat sur le vieillissement démographique, des politiques publiques mises en
œuvre et des enseignements tirés de comparaisons internationales, le groupe de travail
s’attache à définir les orientations nouvelles visant à relever le taux
d’activité après 55 ans - tout en laissant la place aux dispositifs de retraites
progressives - orientations qui, à terme, nécessiteront l’adaptation des
systèmes d’assurance vieillesse. Les annexes comportent les paramètres
d’évaluation que sont : le ratio démographie-population active ; les approches
juridiques en vigueur concernant les cessations anticipées d’activité ; la
pénibilité, les conditions de travail et la gestion des âges dans
l’entreprise ; elles présentent aussi la stratégie européenne de
coordination des politiques de l’emploi au regard des données internationales
connues. Une bibliographie et une liste des sigles utilisés complètent cet
ouvrage.