République centrafricaine : élections présidentielle et législatives

1,8 million de citoyens étaient appelés à départager quatre candidats parmi lesquels le Président sortant, François Bozizé. Le 1er février, la Commission électorale indépendante (CEI) annonce la réélection de ce dernier dès le premier tour avec 66,1% des suffrages. L'opposition rejette les résultats du scrutin. Elu en 2005, F. Bozizé était arrivé au pouvoir deux ans plus tôt par un coup d'Etat. Les autres candidats étaient l'ancien chef d'Etat renversé par François Bozizé, Ange-Félix Patassé, l'ex-Premier ministre Martin Ziguélé, et Jean-Jacques Demafouth, ex-ministre de la défense et chef d'une des principales ex-rébellions. Aux législatives, le Parti africain de l'indépendance du Cap-Vert (PAICV, socialiste), au pouvoir depuis dix ans et dirigé par le Premier ministre José Maria Neves, obtient 37 sièges sur les 72 que comprend le Parlement et conserve la majorité absolue. Son principal adversaire libéral, le Mouvement pour la démocratie (MPD) de Carlos Veiga, compte, quant à lui, 33 députés, tandis que deux sièges vont à l'Union capverdienne indépendante et démocratique (UCID, social-démocrate). Quelque 1 500 observateurs nationaux et internationaux ont supervisé le scrutin. Ces élections constituent l'aboutissement du dialogue national qui avait rassemblé en 2008 pouvoir, opposition et rébellions.

 

Autres contenus apparentés

30 Juin 2014 : arrêt de la chronologie

  • La chronologie couvre la période de janvier 2005 à juin 2014. Depuis fin juin 2014, cette rubrique n’est plus mise à jour