Retour
 
 

Introduction

[Argentine : la crise économique de 2001], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Place de Mai et la Casa Rosada (palais présidentiel).
© Patrice Vatan

Agrandir l'image

En décembre 2001, après trois années de récession, l'économie argentine s'effondre. Les émeutes font des dizaines de morts et de blessés, la dette extérieure dépasse 155 milliards de dollars, les Argentins perdent confiance dans le peso et rejettent leurs institutions et leurs dirigeants, "que se vayan todos ! qu'ils s'en aillent tous !". Cette crise emblématique de la fin du XXème siècle pose les questions de l'endettement et du rôle des créanciers internationaux, et de la libéralisation d'une économie marquée par la corruption des dirigeants, dans un pays qualifié d"ancien grenier à blé du monde" qui découvre la faim et la pauvreté.

Quel rôle le FMI (Fonds monétaire international) a-t-il joué tout au long de cette crise, au travers de plans d'austérité, de prêts successifs, jusqu'au refus d'un nouveau versement en décembre 2001 ?

Carte de l'argentine

L'Argentine est-elle, aujourd'hui sur la voie de la récupération ?
L'ère Carlos Menem est bien révolue. Le péroniste Nestor Kirchner prend des mesures spectaculaires concernant la justice et l'armée, il tient tête au FMI, s'engage à lutter contre la corruption qui gangrène toutes les couches de la société.
Le pays offre aujourd'hui un visage plus souriant, des perspectives porteuses d'espoir, à condition que les réformes indispensables soient menées : le système fiscal, les retraites, le secteur financier, les activités des services publics.
Malgré un certain renouveau, l'Argentine demeure fragile, l'économie repart timidement mais l'impatience sociale est grande, les millions de "piqueteros" exclus durcissent le ton, les capitaux enfuis n'ont pas réintégré le pays, les banques n'ont pas encore repris leurs prêts aux entreprises. Restaurer la confiance brisée des investisseurs, rétablir le dialogue avec une opinion lassée de la classe politique, réouvrir les dossiers concernant les violations des droits de l'homme, réduire la corruption et la criminalité, relancer le Mercosur : tels sont les défis majeurs que doit relever le gouvernement de Nestor Kirchner.

Mis à jour le 25/02/2005

 

Autres contenus apparentés

Ressources complémentaires