Banque mondiale, FMI et développement
|
Développement et mondialisation
Développement et mondialisation : une nouvelle donne
• En 1961, l'Assemblée générale des Nations unies lançait la première décennie du développement. Tout juste sortis de la décolonisation, les nouveaux pays indépendants aspirent à rattraper les pays industrialisés. Les années 60 concoivent alors le développement comme la transformation de sociétés traditionnelles en sociétés modernes et industrielles, transposables à l'ensemble du "tiers monde".
La décennie 70 ouvre le débat sur le nouvel ordre économique international mené par les pays non alignés, revendiquant le partage des bénéfices de la croissance entre les Etats de la planète.
Les crises financières des années 1980 clôturent brutalement cet épisode. Les questions structurelles du développement disparaissent au profit du règlement de la crise de l'endettement et de la remise en ordre des finances publiques via les programmes d'ajustement structurel.
On assiste également à une diversification des voies empruntées par les pays du Sud.
L'Asie du Sud-Est s'engage dans la voie d'un développement accéléré, suivie dans les années 90 par la Chine et l'Inde. L'Amérique latine, doit, quant à elle, gérer de nombreuses crises financières, pendant que l'Afrique reste à l'écart du développement mondial.
• En réponse aux crises financières, la fin des années 80 voit le triomphe des théories économiques formalisées dans le Consensus de Washington, et approuvées par les deux institutions financières internationales.
Le libéralisme prend le pas sur les voix revendicatives des forums des Nations unies telles la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement), qui se retrouvent, de fait, marginalisés.
A partir de 1995, on assiste à une montée en puissance des instances économiques internationales, avec l'avènement de l'Organisation mondiale du commerce, et la consécration du "directoire mondial" : Groupe des Sept (G7), FMI, Banque mondiale, OMC...
• La seconde vague des crises financières de la fin des années 90 va conduire à une remise en cause du Consensus de Washington.
Le libéralisme, présenté comme une alternative aux théories du développement basées sur aide publique et protectionnisme, a montré ses limites dans les différentes crises de la décennie.
Le déclenchement de la crise asiatique en 1997, la stagnation du continent sud-américain, la catastrophe argentine en 2001, et la dérive des pays les moins avancés (PMA) conduisent à repenser la question du développement.
La notion même de développement a implosé, laissant la place au développement humain, au développement durable, au microdéveloppement.
• A partir de 2007, le système financier international traverse une des plus graves crises depuis 1929. L'internationalisation de la crise des crédits immobiliers américains à risque ("subprime mortgages") entraine une forte baisse des grandes bourses mondiales dès l'été 2007, puis provoque, à partir de la faillite de la banque américaine Lehman Brothers le 14 septembre 2008, une crise financière majeure qui affecte l'ensemble de la planète.
|
|