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De la chute du Mur de Berlin à la Grande Europe : 1989-2009

Dossier clos en novembre 2009

Chronologie

Photo : L'ancien Président polonais Lech

L'ancien Président polonais Lech
Walesa, en 2008 à Gdansk (Pologne).
© Communauté européenne

5 avril 1989. Signature des accords dits de la « Table ronde » en Pologne

Conclus entre le pouvoir communiste et le syndicat Solidarnosc (Solidarité), ces accords prévoient notamment l’instauration du pluralisme syndical et l’organisation d’élections semi-démocratiques, le Parti communiste (POUP) conservant 65 % des sièges à la Diète tandis que les élections sénatoriales seront complètement libres.

2 mai 1989. Ouverture de la frontière hongroise

La Hongrie ouvre partiellement sa frontière avec l’Autriche, ménageant une première brèche dans le Rideau de fer. Durant l’été, des dizaines de milliers d’Allemands de l’Est en vacances en Hongrie, en profitent pour passer à l’Ouest.

9 novembre 1989. Chute du Mur de Berlin

À la suite d’une déclaration, diffusée à la télévision, de Günter Schabowski, membre du bureau politique du SED (Parti communiste est-allemand), autorisant les voyages à l’étranger sans justificatifs, les Berlinois, tant de l’Ouest que de l’Est se précipitent vers les checkpoints et commencent à démolir à coups de pioche le mur édifié en 1961.

10 novembre 1989. Éviction du Président bulgare, Todor Jivkov

Todor Jivkov, Président de la Bulgarie et secrétaire général du Parti communiste bulgare depuis 1954, est démis de ses fonctions et remplacé par le communiste réformateur, Petar Mladenov.

Photo : L'ancien Président de la République tchèque

L'ancien Président de la République tchèque
Vaclav Havel, en 2006 à Bruxelles (Belgique).
© Communauté européenne.

17 novembre-29 décembre 1989. « Révolution de velours » en Tchécoslovaquie

La dispersion violente par la police, le 17 novembre, d’une manifestation d’étudiants organisée pour commémorer le 50e anniversaire du décès de Jan Opletal, étudiant victime du nazisme, entraîne une série de manifestations populaires qui provoquent la démission en bloc du bureau politique du Parti communiste tchécoslovaque le 24 novembre, puis celles du Premier ministre le 7 décembre et du président de la République le 10 pour aboutir, le 29, à l’élection du dissident Vaclav Havel à la présidence de la République tchécoslovaque.

16-25 décembre 1989. « Révolution roumaine »

Le 16 décembre des manifestations de soutien à un pasteur hongrois, Laszlo Tökes, défenseur des droits de la minorité hongroise en Roumanie, se déroulent à Timisoara en Transylvanie. L’intervention de l’armée qui tire sur la foule provoque une amplification du mouvement et aboutit à l’arrestation le 22 du président Nicolae Ceausescu et de son épouse qui sont condamnés à mort à l’issue d’un procès sommaire et exécutés le 25. Le conseil du Front national, dirigé par l’ancien dirigeant communiste, Ion Ilescu, prend le pouvoir et promet des élections libres.

3 octobre 1990. Réunification allemande

Conformément au Traité d’unification signé à Berlin le 30 août 1990, la République démocratique allemande est intégrée dans la République fédérale d’Allemagne. La division de l’Allemagne en deux États remontait à 1949.

Photo : L'ancien Président de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev

L'ancien Président de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev,
en 2009 à Strasbourg (France).
© Communauté européenne.

19-21 août 1991. Tentative de putsch en Union soviétique

Plusieurs hauts dirigeants conservateurs placent le Président de l’Union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, en résidence surveillée et tentent de s’emparer du pouvoir.

8-25 décembre 1991. Éclatement de l’Union soviétique

Plusieurs républiques soviétiques ayant proclamé leur indépendance dans les mois qui ont suivi le putsch d’août 1991, trois d’entre elles, la Russie, l’Ukraine et la Biélorussie, réunies à Minsk (Biélorussie) le 8 décembre, font le constat que l’URSS n’existe plus et créent la Communauté des États indépendants (CEI). Le 25, Mikhaïl Gorbatchev démissionne de ses fonctions de Président de l’URSS, qui cesse officiellement d’exister le lendemain.

1991-1992. Conflit serbo-croate

Le 25 juin 1991, la Slovénie et la Croatie (Yougoslavie) proclament leur indépendance, provoquant un conflit armé entre la Croatie et l’armée yougoslave, dominée par la Serbie. Un cessez-le-feu est proclamé le 2 janvier 1992.

1992-1995. Conflit bosniaque

En dépit de l’hostilité des Serbes, la Bosnie-Herzégovine (Yougoslavie) organise le 29 février 1992 un référendum sur l’indépendance : 99 % des votants se prononcent en faveur de l’indépendance, mais seuls 62 % des inscrits (les Bosniaques et les Croates) ont participé au scrutin, les Serbes ayant boycotté la consultation. En réponse, entre avril et octobre 1992, l’armée de la République serbe de Bosnie, appuyée par l’armée yougoslave, s’empare des deux tiers du territoire bosniaque et procède au nettoyage ethnique des zones occupées. La capitale, Sarajevo, subit un siège qui durera 43 mois. Face à l’échec répété des négociations, l’OTAN lance, le 30 août 1995, une campagne de bombardements sur la République serbe de Bosnie qui contraint cette dernière à accepter un cessez-le-feu le 12 octobre 1995. Les négociations de paix se déroulent à Dayton (États-Unis, Ohio) et aboutissent à la signature officielle le 14 décembre 1995 à Paris des « Accords de Dayton ».

1er janvier 1993. Éclatement de la Tchécoslovaquie

La dissolution, le 31 décembre 1992, de la République fédérale tchèque et slovaque (RFTS) entraîne la création de deux nouveaux États : la République tchèque et la Slovaquie.

1998-1999. Conflit du Kosovo

Au Kosovo (Yougoslavie), peuplé à 90 % d’Albanais et soumis depuis la suppression de son statut d’autonomie en 1989, à un régime d’oppression et de discrimination, la police et l’armée serbes s’attaquent aux régions touchées par un mouvement de rébellion, le Mouvement de libération du Kosovo (UCK), et pratiquent le nettoyage ethnique contre la population albanaise. L’échec des négociations de février 1999 à Rambouillet précipite l’intervention de l’OTAN, qui bombarde des objectifs serbes à partir du 24 mars 1999 et envoie des troupes au Kosovo en mai. Le Président de la République fédérale de Yougoslavie, Slobodan Milosevic, riposte en expulsant du Kosovo plus de la moitié de la population albanaise, soit un million de personnes supplémentaires, mais finit par se résigner à signer le 10 juin 1999 un accord prévoyant le retrait des troupes serbes et le retour des réfugiés.

1999 et 2004. Élargissements de l’OTAN

Le 12 mars 1999, la Hongrie, la Pologne et la République tchèque adhèrent officiellement à l’OTAN.
Le 29 mars 2004,la Bulgarie, l'Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Roumanie, la Slovaquie et la Slovénie y font à leur tour leur entrée.

2004 et 2007. Élargissements de l'Union européenne

Le 1er mai 2004, l’UE accueille dix nouveaux États membres (Chypre, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Malte, Pologne, République tchèque, Slovaquie, Slovénie), ce qui porte à vingt-cinq le nombre des pays membres et à 454,9 millions la population de l’Union.
Le 1er janvier 2007, l’UE intègre la Bulgarie et la Roumanie.

Ressources

complémentaires

Ouvrages et revues
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    Un espace d'information sur l'Europe, au Centre de documentation France-Europe-Monde (Paris, La Documentation française).

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