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La persistance des violences en RDC : une menace pour la paix ?
Bien que la RDC soit engagée dans le processus de réunification et de pacification depuis 2003 avec l'aide de la MONUC, des tensions importantes persistent au Nord-Kivu, au Sud-Kivu, au Katanga, dans les deux Kasaï et en Ituri (district de la Province orientale). Elles sont entretenues par les incessants trafics d'armes, les luttes d'influence entre le Rwanda et l'Ouganda qui entendent poursuivre l'exploitation des richesses naturelles de la RDC. Au Nord et Sud-Kivu «Des tensions importantes persistent dans la région, dues souvent à des luttes de pouvoir au niveau des communes et des provinces. De même, la crise de Bukavu en mai et juin 2004 montre bien les tensions qui peuvent naître du rétablissement du pouvoir de l'État dans ces régions. De plus, de 8 000 à 10 000 éléments des Interahamwe et des ex-Forces armées rwandaises demeurent dans les Kivu et continuent de contrôler certaines zones et de harceler les populations civiles. En outre, quelque 120 000 éléments congolais doivent être désarmés et démobilisés ou intégrés dans les nouvelles structures des FARDC (Forces armées gouvernementales).» Au Katanga et aux Kasaï «Alors que la République démocratique du Congo va entrer dans une période électorale, les provinces du Katanga et des Kasaïs sont considérées comme des zones à très haut risque. Le potentiel de violence et de désordre du Katanga a été démontré à maintes reprises depuis l'indépendance, des mouvements armés de sécession ou des hostilités ayant été fréquents dans la province. Dans l'est du Katanga, des tensions règnent entre les Maï-Maï et les éléments de l'ex-RCD-Goma tandis que le nord est témoin de tensions entre les divers groupes de Maï-Maï et les anciennes FAC (Forces armées congolaises). Au cours des dernières années, certaines villes, telles que Kalemie, Pweto et Moliro, sont devenues des points chauds qui ont menacé le processus de paix. Cette province est également la base de personnalités politiques de premier plan, y compris le président Kabila. Les provinces du Kasaï oriental et du Kasaï occidental sont également instables et jouent un rôle essentiel dans l'équilibre du pays, [la ville de] Mbuji-Mayi étant un point de contrôle stratégique pour l'accès aux gisements de diamants et la sécurité des itinéraires d'approvisionnement de Kinshasa et de Lubumbashi.» Source : Troisième rapport spécial du Secrétaire général de l'ONU sur la MONUC , 16 août 2004, 63 p. En Ituri, au moins 50 000 morts et 500 000 déplacés entre 1999 et 2004 Depuis 1999, l'Ituri est progressivement devenue un champ de bataille complexe dominé par les luttes d'influence entre le Rwanda et l'Ouganda, qui a occupé le district entre 1998 et 2003.
Groupes armés ituriens impliqués dans le conflit - Union des patriotes congolais (UPC), majoritairement hema du Nord,
Pour en savoir plus > Human Rights Watch, Burundi, le massacre de Gatumba, septembre 2004 > Rapport de l'International Crisis Group (ICG), Maintenir le cap au Congo : le problème de l'Ituri, 26 août 2004, (résumé du rapport en français, texte intégral du rapport en anglais) > Rapport spécial de la MONUC sur les évènements d'Ituri (janvier 2002-décembre 2003), Conseil de sécurité de l'ONU, 16 juillet 2004 > Rapport de la MONUC sur la situation des droits de l'homme, Conseil de sécurité de l'ONU, 24 octobre 2003 > Opération Artémis, résolution 1484 du Conseil de Sécurité de l'ONU , 30 mai 2003 > Human Rights Watch, RDC, Ituri: "Couvert de sang", juillet 2003, 57 p. |
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