Retour
 
 

Introduction

[1918, la Grande Guerre s'achève...], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Le transport d’un soldat blessé au poste de secours par deux de ses camarades.
Photo : SCA © La Documentation française

Agrandir l'image

Cent ans ont passé, les Français commémorent tout au long de l’année 2018, avec leurs voisins européens, la fin de la guerre de 1914-1918. Par son ampleur, ses conséquences, ce conflit si meurtrier a marqué de son empreinte le XXe, voire le XXIe siècle. Le dernier Poilu français, Lazare Ponticelli s'est éteint  le 12 mars 2008 mais l’écho de la Grande Guerre résonne encore dans la mémoire collective. Même si le sens de la commémoration tend à évoluer. Il ne s’agit moins de célébrer la victoire de 1918 mais plutôt la fin de la guerre et l’amorce du rapprochement européen.

11 novembre 1918. Clairière de Rethondes, en forêt de Compiègne. Il est 5 heures 15 du matin. Dans un wagon spécialement aménagé, une convention d’armistice est signée entre le maréchal Foch, commandant en chef des armées alliés, assisté de l’amiral Wemyss, Premier Lord de la mer, et le secrétaire d’État Erzberger, président de la délégation allemande. Les hostilités doivent être arrêtées sur tout le front occidental à 11 heures, heure française. Après cinquante-deux mois de durs combats, la Grande Guerre s’achève enfin… C’est un profond soulagement pour tous les belligérants, une joie mêlée de tristesse pour les vainqueurs, une souffrance teintée d’amertume pour les vaincus. Mais on peut entrevoir le rétablissement de la paix.

Le conflit a fait plus de 9 millions de morts et disparus (1,4 million pour la France), plus de 21 millions de blessés (4 millions en France). Chiffres terrifiants. En moyenne, 900 jeunes Français mouraient chaque jour sur les champs de bataille. Chaque famille y a perdu un ou plusieurs des siens dont elle conserve pieusement le souvenir : ses dernières lettres, son portrait en uniforme, ses décorations...

« On oubliera. Les voiles du deuil, comme les feuilles mortes tomberont. L’image du soldat disparu s’effacera lentement... » écrivait Roland Dorgelès dans Les Croix de bois. Les Européens, les Français en particulier, n’ont pas oublié ; ils manifestent même depuis les années 1990 un regain d’intérêt pour cette Première Guerre mondiale qui devait être "la der des ders" et qui ne le fut pas.

La commission chargée de fixer les grandes orientations pour l’organisation de la commémoration, non pas de la victoire de 1918, mais de la fin du conflit, a retenu dans son rapport trois thèmes principaux : celui du sacrifice des jeunesses européennes pour leurs pays, celui des atteintes et des implications des populations civiles, longtemps sous-estimées, et, ce qui peut sembler paradoxal, celui du progrès de la démocratie. L’esprit de ces manifestations doit être centré sur l’union aujourd’hui dans l’Europe de pays autrefois alliés ou ennemis.

Mis à jour le 09/03/2018

 

Autres contenus apparentés

Ressources complémentaires