La rédaction de la revue Problèmes économiques (La Documentation française) vous propose la définition des principaux termes économiques, dans son glossaire en ligne « L'économie mot à mot ».

Administrations publiques (centrales, locales et de sécurité sociale).

Elles représentent l'ensemble des unités institutionnelles qui produisent des services non marchands ou effectuent des opérations de redistribution du revenu et des richesses nationales. La majeure partie de leurs ressources provient des contributions obligatoires.

Critères de convergence.

Critères que les pays doivent respecter pour être sélectionnés pour participer à l'UEM. Chaque pays doit faire la démonstration que son économie et sa gestion financière sont saines de façon durable au travers de cinq critères:
-le rapport entre déficit public et produit intérieur brut doit être inférieur à 3 %;
-le rapport entre dette publique et produit intérieur brut doit être inférieur à 60 %;
-le taux d'inflation ne doit pas dépasser de plus de 1,5 % celui des 3 pays ayant la plus faible inflation ;
-le taux d'intérêt à long terme ne doit pas dépasser de plus de 2 % celui des 3 pays les plus stables en matière de prix ;
-les marges normales de fluctuation prévues par le mécanisme de change du système monétaire européen doivent être respectées sans connaître de tensions graves pendant au moins les 2 dernières années.

Déficit budgétaire.

Un déficit budgétaire correspond à un solde négatif du budget de l’État ; autrement dit le montant des recettes est inférieur à celui des dépenses. Toutefois, le chiffre du déficit ne signifie rien en lui-même. En effet, la situation conjoncturelle influe tant sur les recettes fiscales que sur les dépenses. Un ralentissement de la croissance diminue les recettes et augmente mécaniquement les dépenses. Cela conduit à isoler ces effets dans un solde dit «conjoncturel». L’écart entre le solde primaire, c’est-à-dire hors intérêts versés et revenus d'actifs financiers reçus, et ce solde conjoncturel est appelé solde primaire structurel et résulte des choix de politique budgétaire.

Dette publique.

La dette publique se distingue du déficit budgétaire au sens où elle résulte de la variation annuelle de ce dernier. Elle correspond à la dette de l’ensemble des administrations publiques entendues au sens de la comptabilité nationale. Son mode de calcul en France a été harmonisé avec celui des autres pays européens, c’est pourquoi on parle de la dette publique au sens de Maastricht par référence aux critères de convergence qui ont permis le passage à l’euro. Si elle est à long terme, on parle de dette consolidée, à court terme, de dette flottante. La dette extérieure est constituée de l'ensemble des engagements pris envers d'autres États ou institutions financières étrangères.

Pacte de stabilité et de croissance.

Signé par les États membres de la zone euro, il borne les déficits budgétaires à la limite de 3% du PIB. La dette publique ne doit pas dépasser les 60 % du PIB. Des dérogations sont accordées pour de faibles dépassements temporaires dus à des circonstances exceptionnelles. Si les déficits sont, en revanche, jugés excessifs sans circonstances exceptionnelles et que l'État concerné ne prend pas des mesures correctives dans un délai de dix mois, il sera sanctionné.

Politique budgétaire

Volet de la politique économique qui se définit par son moyen, le budget de l'Etat. Le budget agit sur le niveau de la demande, qu'il s'agisse de l'importance de la nature des dépenses, des recettes et du déficit ou de l'excédent. Il influe également sur l'offre et les circuits de financement. L'importance et la nature de la politique budgétaire font l'objet de controverses. Pour les économistes d'inspiration keynésienne, elle constitue un instrument privilégié alors que les économistes libéraux privilégient la politique monétaire et préconisent une intervention faible de l'Etat par une compression des recettes fiscales, des dépenses et du déficit.

Politique économique.

La politique économique représente l'ensemble des interventions des pouvoirs publics dans l’économie et se caractérise par la hiérarchie des objectifs poursuivis et le choix des instruments mis en œuvre pour les atteindre.

Politique monétaire.

Volet de la politique économique visant à influer sur l’évolution de la masse monétaire et les taux d’intérêt et par ce biais, sur l’inflation, la croissance, l’emploi et le taux de change. Parmi les objectifs de la politique monétaire, l'accent est en général mis sur l'inflation. Le courant monétariste, en particulier, considère que la lutte contre l'inflation constitue l'objectif prioritaire de la politique économique et que le meilleur moyen de lutter contrer l'inflation est d'agir sur la création monétaire. Pour ce qui est des instruments de la politique monétaire, on distingue les instruments directs (encadrement du crédit) et les instruments indirects (action par le biais des taux d'intérêt, action sur les réserves obligatoires, politique d'open market). Une politique monétaire expansionniste a pour but d'accroître la masse monétaire pour stimuler l'activité alors qu'une politique monétaire restrictive a pour but de limiter ou de diminuer la masse monétaire pour lutter contre l'inflation.

Union économique et monétaire (UEM).

Officiellement adoptée par le traité sur l'Union européenne de 1992, l'UEM désigne la zone des pays de l'Union européenne qui partagent la même politique monétaire et la même monnaie, l'euro. L'UEM est entrée en vigueur le 1er janvier 1999 lorsque l'euro est devenu une monnaie légale et que les monnaies des 11 pays participants sont devenues des subdivisions de l'euro. Quatre Etats membres n'ont pas adopté la monnaie unique, soit parce qu'ils l'ont décidé (le Royaume-Uni et le Danemark ont fait jouer la clause d'opting out) soit parce qu'ils ne remplissaient pas les critères de convergence établis par le traité de Maastricht (Grèce et Suède).
Le traité prévoit que l'UEM se déroule en trois phases :
Phase n°1 (du 1er juillet 1990 au 31 décembre 1993): libre circulation des capitaux entre les Etats membres, renforcement de la coordination des politiques économiques et intensification de la coopération entre banques centrales.
Phase n°2 (du 1er janvier 1994 au 31 décembre 1998) : convergence des politiques économiques et monétaires des Etats membres (en vue d'assurer la stabilité des prix et une situation saine des finances publiques).
Phase n°3 (qui a commencé le 1er janvier 1999) : création d'une banque centrale européenne, fixation des taux de change et introduction d'une monnaie unique. Au premier janvier 2001, la Grèce a rejoint la zone euro.
Phase n°4 (le 1er janvier 2002 et au-delà) : introduction des pièces et billets en euros dans les 12 pays de l'UEM.

Mis à jour le 17/09/2007

 

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