Une des spécificités de la Convention européenne a été d'offrir aux organisations de la société civile la possibilité de faire connaître et d'échanger publiquement leurs opinions tout au long du processus d'élaboration du projet de Constitution européenne.
Des organisations politiques, socioprofessionnelles, universitaires ou autres ont déposé des contributions au débat sur l'avenir de l'Union européenne et participé au Forum.

Les jeunes

Dans son discours introductif du 26 février 2002, le président de la Convention, Valéry Giscard d'Estaing, a déclaré: "Dans cette écoute, nous devons privilégier (...) les jeunes, pour lesquels je souhaiterais que nous puissions organiser une Convention des jeunes de l'Europe, qui tiendrait une session sur le modèle de la notre".

La Convention des jeunes, juillet 2002

La Convention des jeunes, juillet 2002.

© Médiathèque, Commission européenne

Agrandir l'image

La Convention des jeunes demande une plus grande référence aux jeunes dans le traité constitutionnel de l'Union. Organisée du 9 au 12 juillet 2002 au Parlement européen, à Bruxelles, elle a élaboré des recommandations, fruit d'un dialogue et d'un échange d'idées entre 210 jeunes de 28 nationalités différentes, qui ont été présentées lors de la session plénière du 13 juillet 2003.
Pourquoi une Convention des jeunes ?
- Selon la Déclaration de Laeken de décembre 2001 "L'Union doit devenir plus démocratique, plus transparente et plus efficace. Elle doit relever trois défis fondamentaux: comment rapprocher les citoyens, et en premier lieu les jeunes, du projet européen et des institutions européennes?"
- Cette initiative s'inscrit également dans le prolongement du "Livre blanc de la Commission européenne : un nouvel élan pour la jeunesse" du 21 novembre 2001, qui préconise une participation plus directe des jeunes.
L''initiative prise par le président de la Convention, a constitué une formidable occasion pour les jeunes de pouvoir participer au débat sur l'avenir de l'Europe.
- De même, le Forum de la jeunesse, organisation basée à Bruxelles chapeautant 93 organisations de jeunesse en Europe et représentant les intérêts des jeunes auprès de l'Union européenne, du Conseil de l'Europe et des Nations unies, prônait une participation étroite des jeunes au travail de la Convention européenne.

Les ONG (organisations non-gouvernementales)

- Pour élargir le débat, un Forum a été ouvert aux organisations non-gouvernementales.
Il constitue un réseau structuré d'organisations représentant la société civile (partenaires sociaux, monde des affaires, organisations non gouvernementales, milieux universitaires, etc.) et représente un complément important au projet constitutionnel. Alors que la Convention réunit un vaste éventail de représentants gouvernementaux, parlementaires et autres, le Forum devait permettre d'élargir encore le débat.
Ce réseau structuré a été régulièrement informé des travaux de la Convention.
Les organisations ont été auditionnées ou consultées selon des modalités déterminées par le Présidium et leurs contributions ont été versées au débat, selon leurs origines :
- les associations socio-économiques
- les groupes politiques
- la société civile
- les cercles de réflexion

Limites du processus

"Faut-il voir dans ce rôle donné à la société civile une amorce de changement dans les méthodes de travail d'institutions traditionnellement taxées d'opacité ?
Cette méthode est le fruit de la contradiction de plus en plus manifeste entre l'intérêt croissant de nos concitoyens pour les affaires européennes et l'impression que les affaires européennes sont menées par un cercle très restreint d'intervenants.
Toutefois il ne faut pas exagérer le changement ainsi opéré; la participation à la Convention restera le fait d'associations bien introduites et habituées à ce type de lobbying. Le cercle des intervenants s'est élargi, mais pas d'une façon considérable. Finalement, le point majeur d'entrée dans le débat européen restera, longtemps encore, le dialogue que des associations (moins développées, plus nationales) sauront engager avec leurs propres représentations nationales."

Source : Questions sur la Convention sur l'avenir de l'Europe
à Jean-Luc Sauron, 6 juin 2002
http://www.vie-publique.fr

En effet, selon un sondage Eurobaromètre publié le 25 juillet 2003, malgré de nombreux débats et colloques organisés par les organisations de la société civile, 55 % des Européens ignorent tout de la Convention. D'après cette enquête, réalisée du 23 juin au 29 juin 2003 auprès de 25 000 personnes représentant chaque pays de l'Union élargie, 55 % d'entre eux n'ont jamais entendu parler de la Convention et 52 % des sondés ignorent la nature du texte élaboré.

Mis à jour le 01/10/2007

 

Autres contenus apparentés

Ressources complémentaires

[Publicité]