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Introduction

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[La cohabitation dans la vie politique française], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Le président de la République Jacques Chirac et le Premier ministre Lionel Jospin, pendant la cohabitation de 1997-2002.
© Premier ministre

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A trois reprises les électeurs français ont installé une «cohabitation» au sommet de l’Etat. Cette situation a conduit les acteurs à faire une nouvelle lecture de la Constitution. Les pratiques ont finalement abouti à trois cohabitations assez différentes.

En mars 1986, pour la première fois dans l'histoire de la Ve République, majorité présidentielle et majorité parlementaire ne concordent plus ; commence alors une expérience institutionnelle inédite : la cohabitation. Ce cas de figure, qui avait été déjà envisagé par le Général de Gaulle, se renouvelle deux fois, en 1993 et en 1997.

Les institutions mises en place en 1958 montrent alors leur adaptabilité, mais la dyarchie, qui est de fait officialisée au sommet de l'Etat, n'est pas sans conséquences. Si les notions de "domaine réservé" du Président, de "pouvoirs propres" ou de "pouvoirs partagés" sont précisées, de nombreux observateurs dénoncent aussi bien l'affaiblissement de fait de la fonction présidentielle, "clé de voûte des institutions", que les difficultés rencontrées par la majorité parlementaire pour mettre en oeuvre son programme. Le quinquennat adopté en 2000 a, entre autres, pour objectif de rendre plus difficile le retour d'une situation semblable.

A l'occasion de la sortie du numéro 300 des Cahiers Français consacré à la Vème République et à ses transformations, la Documentation française propose un dossier d'actualité en ligne qui éclaire un aspect particulier de ces mutations avec la cohabitation.

Mis à jour le 01/11/2002

 

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