25 juin 1988

Reconnaissance mutuelle de l’URSS et de la CEE (Communauté économique européenne). Le 2 mars 1989, établissement de relations officielles entre les deux parties.

18 décembre 1989

Signature de l’Accord de commerce et de coopération entre la CEE et l’URSS. Les deux parties s’accordent sur l'application de la clause de la nation la plus favorisée.

14-15 décembre 1990

Lors du Conseil européen de Rome, la CEE lance un programme d’assistance technique à l’égard de l’URSS.

21 décembre 1991

La création de la CEI (Communauté des Etats indépendants) est entérinée à Alma-Ata (Kazakhstan) par 11 Républiques soviétiques dont la Russie, mettant fin de facto à l'URSS. .

29 décembre 1991

Lancement du programme communautaire TACIS (Technical Assistance to the Commonwealth of Independent States-CEI) qui couvre l’ensemble des pays de la CEI (Communauté des Etats indépendants) et la Mongolie. Il a pour objectifs d’encourager l’établissement de conditions favorables à l’économie de marché et de renforcer la démocratie.

24 juin 1994

Signature à Corfou de l’Accord de partenariat et de coopération (APC) entre l’Union européenne et la Russie, destiné à promouvoir le dialogue politique et les échanges économiques entre les parties. Il entrera en vigueur le 1er décembre 1997, pour une durée de dix ans, reconductible.

11 décembre 1994

L’entrée de troupes russes en Tchétchénie, où elles se heurtent à une forte résistance, déclenche la première guerre de Tchétchénie. Ce conflit sera invoqué pour justifier les retards de ratification de l’APC par certains Etats membres de l’UE.

17 décembre 1994

Signature du traité de la Charte européenne de l'énergie par 46 pays dont la Russie, sur le transport du pétrole, du gaz et de l'électricité et la sécurisation de l'approvisionnement.

19 juillet 1995

Les Quinze signent un accord intérimaire avec la Russie.

25 janvier 1996

Admission de la Russie au Conseil de l'Europe. Moscou s’engage notamment à supprimer à terme la peine de mort.

27 mai 1997

Signature de l'Acte fondateur sur les relations, la coopération et la sécurité mutuelles entre l'OTAN et la Fédération de Russie qui régit les futures relations entre la Russie et l'OTAN élargie à plusieurs pays d'Europe centrale.

15 septembre 1997

Le Premier ministre finlandais, P. Lipponen, présente le projet de Dimension septentrionale de l’Union européenne, qui a pour objectif de resserrer les liens entre l’UE et ses voisins nordiques, en particulier la Russie. Ce texte vise à coordonner les instruments et institutions déjà existants dans et pour la région. Le 12 décembre 1998, lors du Conseil européen de Vienne, la Dimension septentrionale est adoptée en tant que politique extérieure de l’UE.

4 novembre 1997

Signature d’un Accord sur l’acier entre la Communauté européenne du charbon et de l’acier et la Russie : celui-ci fixe des quotas d’importation dans l’UE pour une liste restreinte de produits sidérurgiques. Cet accord est renouvelé en 2002 et amendé en 2004 pour l’étendre aux nouveaux membres.

23 juillet 1998

Accord sur les produits textiles fixant des quotas pour un certain nombre de produits textiles exportés par la Russie.

4 juin 1999

L’UE adopte, lors du sommet européen de Cologne, la Stratégie commune de l’UE pour la Russie (elle a expiré en juin 2004), dont les priorités sont la consolidation de la démocratie, l’Etat de droit, l’intégration de la Russie dans un espace social et économique européen commun, la stabilité et la sécurité en Europe et au-delà, et la gestion des questions communes au continent européen (environnement, criminalité, énergie, etc.). Ses instruments sont l’Accord de partenariat et de coopération, le programme TACIS et les programmes d’assistance des Etats membres.

1er octobre 1999

Déclenchement de la deuxième guerre de Tchétchénie : en mesure de rétorsion, Bruxelles recentre les financements TACIS sur la défense des droits de l’Homme et de la démocratie.

22 octobre 1999

Adoption par la Russie d’une Stratégie à moyen terme pour le développement des relations entre la Fédération de Russie et l’UE (2000-2010), visant avant tout à renforcer et concrétiser le dialogue russo-européen. Elle se fixe notamment pour objectif la "construction d’une Europe unie, sans ligne de division".

11 décembre 1999

Le Conseil européen adopte un nouveau règlement dit TACIS II (Technical Assistance to the Commonwealth of Independent States-CEI) pour la période 2000-2006, doté de 3,138 milliards d’euros.

13 avril 2000

Plan d’action de l’UE en faveur de la Fédération de Russie en vue d’une action commune pour lutter contre la criminalité organisée.

30 octobre 2000

6e Sommet russo-européen (Paris), considéré comme témoignant du véritable décollage des relations entre les deux partenaires. Il est marqué par l’avancée des projets de coopération économique et, surtout, le lancement du partenariat énergétique. Ce sommet pose également les bases d’un dialogue bilatéral sur la sécurité et la défense.

17 mai 2001

7e sommet russo-européen (Moscou) au cours duquel est lancé pour la première fois l’idée de création d’un espace économique européen commun (EEEC), premier pas vers l’établissement d’une zone de libre-échange telle qu’envisagée par l’APC.

29 mai 2002

9e sommet russo-européen (Moscou). Dès l’ouverture du sommet, le président de la Commission européenne, Romano Prodi, annonce que l’UE a décidé d’accorder à la Russie le statut d’économie de marché. Ce statut va permettre à la Russie d’éviter les procédures anti-dumping dont elle fait l’objet de la part de l’UE.

11 novembre 2002

Un accord sur le transit des passagers de l’enclave de Kaliningrad est conclu lors du 10e Sommet Russie-UE (Bruxelles) : il instaure l’utilisation de "documents de transit simplifiés".

11 mars 2003

Lancement de la Politique européenne de voisinage (PEV) par le président de la Commission européenne, Romano Prodi. Le document "L'Europe élargie... nouveau cadre pour les relations... voisins de l'Est et du Sud" propose un nouveau concept, celui de la politique de voisinage de Marrakech à Moscou, pour les pays voisins de l'est et du sud de l'Union européenne, qui n'ont pas vocation à entrer dans l'Unuin européenne.

31 mai 2003

11e sommet russo-européen à Saint-Pétersbourg dans le cadre du tricentenaire de la ville. Il rassemble pour la première fois les chefs d’Etat et de gouvernement des quinze pays membres de l’UE et des dix pays devant adhérer en mai 2004. A cette occasion est créé un Conseil de partenariat permanent. Le projet de création à long terme de quatre espaces communs est lancé (espace économique, espace de liberté, de sécurité et de justice, espace de sécurité extérieure, espace pour la recherche et l’éducation).

27 avril 2004

Un protocole est signé in extremis entre l’UE et la Russie : adjoint à l’Accord de partenariat et de coopération (APC) qui s’étend aux dix nouveaux Etats membres à compter de leur adhésion le 1er mai 2004, il est ratifié le 22 octobre 2004. Enfin, un accord est trouvé sur la question du transit de marchandises entre l’enclave de Kaliningrad et le reste du territoire russe par l’exemption de droits de douane et de transit.

21 mai 2004

13e sommet russo-européen à Moscou. Un accord sur l’énergie est trouvé, dans le cadre duquel Moscou accepte d’augmenter ses prix intérieurs sur le gaz. Signature d’un accord entre la Russie et l’UE préparant l’adhésion de la Russie à l’OMC (Organisation mondiale du commerce).

14 juin 2004

Le Conseil de l’Union européenne (affaires générales) réuni à Luxembourg décide d’exclure, à la demande de cette dernière, la Russie du champ de la politique européenne de voisinage. L'UE et la Russie ont en effet décidé de développer un partenariat stratégique spécifique dans le cadre des «quatre espaces communs» définis lors du sommet de Saint-Pétersbourg en mai 2003.

29 septembre 2004

La Commission européenne propose la création d'un instrument européen de voisinage et de partenariat (ENPI). Cette nouvelle structure, qui devrait devenir opérationnelle dans le cadre des nouvelles perspectives financières 2007-2013, concerne les seize pays inclus dans la nouvelle politique européenne de voisinage plus la Russie.

22 octobre 2004

La Russie ratifie le Protocole de Kyoto sur la réduction de l’émission des gaz à effet de serre, permettant ainsi son entrée en vigueur le 16 février 2005.

10 mai 2005

15e sommet russo-européen (Moscou), au cours duquel sont adoptées les feuilles de route [.pdf, 546 Ko] pour la mise en œuvre des quatre espaces communs.

8 septembre 2005

Signature d'un contrat entre la Russie et l'Allemagne pour la construction par les groupes allemands EON et BASF et russe Gazprom, d'un gazoduc sous la Baltique reliant directement la Russie à l'Allemagne ( North-European Gaz Pipeline, NEGP).

4 octobre 2005

Le 16e sommet russo-européen à Londres s’intéresse à la mise en application pratique des "feuilles de route" des quatre espaces communs (adoptées en mai 2005 au sommet de Moscou), notamment dans le domaine des transports structuré autour de cinq groupes de travail, et de l’énergie. Signature également de deux accords bilatéraux sur la facilitation des visas et la réadmission des tiers.

Janvier 2006

Conflit du gaz. Face au refus ukrainien d’accepter une hausse du prix du gaz de 50 à 160, puis 230 dollars pour 1000 m3, le consortium gazier russe, Gazprom, suspend ses livraisons de gaz à l’Ukraine le 1er janvier 2006, faisant peser une menace sur l’approvisionnement en gaz de l’Europe (90 % du gaz russe destiné à l’Europe occidentale transite par l’Ukraine). Le 2, l’Union européenne exhorte Kiev et Moscou à reprendre les négociations et demande des garanties. Gazprom accuse l’Ukraine de prélever illégalement une partie du gaz destiné à l’Europe, ce que dément Kiev. Le 4, Gazprom et la société ukrainienne Naftogaz parviennent à un accord.

24 octobre 2006

Décision du Conseil arrêtant les dispositions générales instituant un Instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP) [PDF, 135 Ko] (Règlement CE 1638/2006). Crédité d'un montant de 11,181 milliards d'euros pour la période 2007 à 2013, il remplace TACIS (aide aux pays de la Communauté des Etats indépendants, CEI) et MEDA (partenariat euro-méditerranéen).

24 novembre 2006

Sommet Union européenne-Russie : Helsinki. Les partenaires s'entendent sur une entrée en vigueur rapide des accords visant à faciliter les procédures d'obtention de visas ou sur la réadmission des immigrants clandestins. Ils projettent enfin d'approfondir leur coopération dans la lutte contre le terrorisme et le crime organisé et évoquent des dossiers internationaux tels que l'Iran, les Balkans occidentaux, le Moyen-Orient, la Corée du Nord, la Géorgie, la Biélorussie et la Moldavie.

17-18 mai 2007

Sommet Union européenne–Russie à Samara (Russie). En dépit de divergences de vues importantes, notamment sur le dossier des droits de l'homme, et même si ce sommet ne débouche sur aucun résultat concret, l'Union européenne entend poursuivre un partenariat stratégique avec la Russie. Les deux parties prévoient ainsi de coopérer plus étroitement à l'avenir dans le secteur de l'énergie, dans la protection du climat, dans la recherche et dans la résolution des conflits internationaux.

26 octobre 2007

Sommet Union europénne-Russie à Mafra (Portugal).

Les deux parties souhaitent le lancement rapide des négociations sur un nouvel accord de partenariat et de coopération, l’APC actuel expirant en 2007. Les divergences de vue sur plusieurs sujets internationaux (statut du Kosovo, sanctions contre l’Iran), ainsi que sur les investissements russes en Europe, notamment dans le domaine de l’énergie, n’empêchent pas la signature de quelques accords sectoriels dont un sur le commerce de plusieurs produits sidérurgiques.

27 juin 2008

21ème sommet Union européenne–Russie à Khanty-Massiisk (Russie). La décision est prise d'ouvrir, à partir du 4 juillet , les négociations pour un nouvel accord de partenariat stratégique, juridiquement contraignant, qui succédera à l'Accord de partenariat et de coopération, entré en vigueur en décembre 1997 et arrivé à expiration en décembre 2007. Le lancement de ces pourparlers avait été bloqué successivement par la Pologne et la Lituanie en raison de leurs contentieux avec Moscou. Des divergences demeurent sur la conception même de l'accord, qui devrait être un simple accord-cadre suivi d'accords sectoriels pour les Russes et un texte détaillé pour l'UE. Trois sujets sensibles dans les relations entre les deux parties sont également abordés : la résolution des "conflits gelés", notamment en Abkhazie (Géorgie), le commerce, avec les négociations pour l'adhésion de la Russie à l'OMC, enfin l'énergie. Moscou conteste notamment la "clause Gazprom" qui empêcherait les investisseurs étrangers d'acquérir des actifs énergétiques en Europe si leur pays n'ouvre pas son marché en échange.

Mis à jour le 27/06/2008

 

Autres contenus apparentés

Ressources complémentaires