En cinquante ans, les Français ont bénéficié largement des progrès de la médecine comme l’attestent les gains d’espérance de vie ; ils ont épousé les grandes révolutions technologiques (transports, énergie, nouvelles technologies de la communication) ; ils ont adopté massivement le mode de vie urbain ; leur niveau de connaissance s’est considérablement élevé grâce à la fréquentation, pour le plus grand nombre, du lycée et de l’université autrefois réservés à l’élite.
Cette période est aussi marquée par de profondes évolutions des mœurs : si la famille reste une valeur sûre malgré l’augmentation des divorces, elle doit être aussi le lieu de l’épanouissement de l’individu dont la primauté s’affirme dans bien des domaines (croyances, carrière professionnelle, développement personnel, sport…).
Ce regard rétrospectif permet aussi de se rendre compte que, malgré les difficultés, le dynamisme d’une économie s’ouvrant de plus en plus sur l’international a permis un accroissement considérable des revenus et des patrimoines des Français, inégalement répartis il est vrai. La France a également relevé avec succès le défi de l’énergie, grâce en partie à un programme nucléaire ambitieux.
Enfin, l’Etat jacobin a engagé une véritable révolution en décentralisant une partie de ses pouvoirs au profit des collectivités territoriales.
Ce panorama n’a aucune prétention à l’exhaustivité. Il veut simplement, à partir de quelques de coups de projecteurs, offrir un éclairage sur quelques-unes des mutations les plus significatives de la société française au cours de ces cinquante dernières années.