Affiche de la Commission européenne pour le 20e anniversaire du programme Erasmus.
1957
Le Traité de Rome fait peu référence à l'éducation. Il énonce simplement dans son article 3 que les États membres doivent contribuer à promouvoir une éducation et une formation de qualité. Les premières initiatives dans ce domaine se sont appuyées pour la plupart sur l'article 128 qui traite de la formation professionnelle.
1976
Résolution du Conseil des ministres de l'Éducation au sujet d'un programme d'action pour l'éducation.
1980
Lancement d'Eurydice, le réseau d'informations sur l'éducation en Europe.
1983-84
Les déclarations de Stuttgart et de Fontainebleau établissent le concept de citoyenneté européenne qui promeut plus de coopération entre les établissements d'enseignement supérieur.
1986
L'Acte unique européen (AUE) réaffirme la nécessité de développer la dimension européenne de l'éducation.
1987
Lancement d'ERASMUS (European Community Action Scheme for the Mobility of University Students).
1988
Une résolution du Conseil invite les États membres de la Communauté à intégrer la dimension européenne de l'éducation dans les programmes scolaires, les manuels et la formation des professeurs (et ce dans toutes les disciplines concernées : littérature, langues, histoire, géographie, sciences sociales, sciences économiques et arts plastiques).
1992
Le Traité de Maastricht prévoit une contribution plus étendue de la Communauté européenne dans l'éducation et la formation professionnelle.
1993
Livre vert de la Commission sur la dimension européenne de l'éducation.
1995
Lancement de Socrates (programme d'action communautaire dans le domaine de l'éducation) et de Leonardo da Vinci (programme d'action communautaire pour la formation professionnelle)
1997
Le Traité d'Amsterdam étend la procédure de codécision à la formation professionnelle. Cela était déjà le cas concernant l'éducation dans le Traité de Maastricht. Toutefois, en vertu du principe de subsidiarité, chaque État membre conserve la pleine responsabilité de l'organisation et du contenu de son système éducatif et de formation professionnelle.
1999
La déclaration de Bologne, signée par 29 ministres de l'Éducation, instaure l'objectif d'établir un espace européen de l'enseignement supérieur d'ici 2010.
2000
Le Conseil européen de Lisbonne invite les ministres de l'Éducation à se mettre d'accord sur un ensemble d'objectifs concrets futurs pour les systèmes d'éducation et de formation d'ici 2010.
2002
Le Conseil européen de Barcelone invite les États membres à « promouvoir la dimension européenne dans l'enseignement et son intégration dans les compétences de base des élèves d'ici 2004 » et définit l'objectif de faire du système éducatif et de formation européen une référence de qualité au niveau mondial d'ici 2010. C’est le programme « Éducation et formation 2010 ».
Pour célébrer le millionième « étudiant Erasmus », la Commission lance une semaine européenne Erasmus du 18 au 25 octobre 2002.
2003
Lors du Conseil de Berlin (18-19 septembre 2003), les ministres de l'Éducation de 40 États européens se mettent d'accord sur l'adoption de mesures visant à accélérer la mise en place d'un espace européen de l'enseignement supérieur, et décident notamment de rendre possible la comparaison entre les différents diplômes nationaux à l'horizon 2005.
2004
Lancement du programme Erasmus Mundus : il s’agit d’un programme de coopération et de mobilité dans le domaine de l'enseignement supérieur, dont le but est de promouvoir l'Union européenne (UE) en tant que pôle d'excellence en matière d'apprentissage dans le monde, en soutenant des mastères européens de haute qualité et en accroissant la visibilité et l'attractivité de l'enseignement supérieur européen dans les pays tiers.
2005
Lors du sommet de Bergen, les ministres ont déclaré que, d’ici au sommet de Londres en 2007, ils chercheront à avancer dans les domaines suivants : la mise en œuvre de normes et lignes directrices visant à garantir la qualité, comme le propose le rapport de l’Association européenne pour la garantie de la qualité (ENQA) ; la mise en œuvre de cadres nationaux pour les qualifications ; la récompense et la reconnaissance des diplômes communs, notamment au niveau du doctorat ; la création de possibilités visant à promouvoir des voies d’apprentissage flexibles dans l’éducation supérieure, notamment des procédures pour la validation des acquis de l’expérience.
2007
Lors de la conférence ministérielle de Londres en 2007, les ministres de l’Éducation adoptent un communiqué qui fixe les bases d’un registre européen pour les agences de garantie de la qualité, (un registre public des agences évaluant la qualité de l’éducation dans les institutions d’éducation supérieure) afin d’améliorer la confiance envers l’enseignement supérieur et de faciliter la reconnaissance mutuelle de la garantie de la qualité.
Ils adoptent également une stratégie relative à la dimension extérieure du processus de Bologne pour améliorer l’information et promouvoir l’attrait et la compétitivité de l’espace européen de l’enseignement supérieur.