Les États-Unis, première terre d’accueil des étudiants étrangers
Étudiants sur le campus du Massachusetts Institute of Technology (MIT), à Cambridge, près de Boston (États-Unis).
Loin devant la Grande-Bretagne et l’Allemagne, les États-Unis (475 169 étudiants en 2002) sont la principale destination des étudiants en mobilité au niveau international.
De façon significative, une étude de 2006 sur la perception de l'enseignement supérieur européen dans les pays tiers, citée par la Commission dans sa proposition pour un nouveau programme Erasmus Mundus [PDF, 296 Ko] , montre que les étudiants placent les États-Unis au premier rang pour l'innovation, le dynamisme et la compétitivité.
Les étudiants asiatiques, qui constituent le plus gros contingent international d’étudiants en mobilité, classent également les États-Unis devant l’Europe dans toutes les catégories suivantes liées à l'enseignement universitaire et au marché du travail : qualité des laboratoires, bibliothèques et autres infrastructures ; qualité de l’enseignement ; universités les plus prestigieuses ; réputation des diplômes ; chances d’obtenir un emploi et de rester après l'obtention du diplôme ; possibilités de travailler pendant les études.
La mobilité étudiante aux États-Unis
L’attractivité des universités américaines est servie autant par la renommée de leurs chercheurs, de leurs innovations technologiques, de leurs découvertes scientifiques que par la diffusion de leur modèle culturel à travers le sport, le cinéma ou les programmes de télévision.
La tradition universitaire aux États-Unis repose, pour une part beaucoup plus importante qu’en Europe, sur l’opérabilité immédiate des étudiants et sur la formation de professionnels. Par ailleurs, les frontières entre secteurs public et privé sont plus perméables et la participation financière et matérielle des entreprises à des laboratoires universitaires publics ne suscite pas les mêmes réserves qu’en Europe.
La mobilité internationale d’un étudiant se déroulant généralement sur une période au moins égale à six mois, elle lui donne largement le temps d’apprécier la culture et les modes de vie américains, y compris dans ses aspects les plus quotidiens. Vivant de l’intérieur le modèle américain, l’étudiant peut par la suite en devenir un vecteur de diffusion à l’étranger.
L’étudiant acquiert aussi et surtout une maîtrise de la langue anglaise, des méthodes de travail, une compréhension et une faculté d’utilisation des normes qui seront facilement mobilisables par exemple pour travailler dans une entreprise anglo-saxonne implantée dans son pays d’origine.
La politique américaine d’accueil des étudiants étrangers a ainsi largement contribué à la diffusion des normes américaines dans des domaines très divers. Un bon exemple de cette réalité est le MBA (Master of Business Administration) ; les formations à ce diplôme sont aujourd’hui proposées sur tous les continents.
Cependant, depuis les attentats du 11 septembre 2001, les étudiants admis dans une université américaine n'obtiennent pas automatiquement de visa d'entrée pour les États-Unis. Cette politique a entrainé une diminution d'un quart du nombre de demandes de visas étudiants, passant de 381 000 en 2002 à 289 000 en 2003.
Dès le mois de mai 2004, plusieurs personnalités du monde des affaires américain s’étaient alarmées de cette politique restrictive.
Conscient des enjeux liés à la mobilité étudiante aux États-Unis, le Département d'État a décidé alors de faire preuve de plus de souplesse quant à l’octroi de visas pour les chercheurs et les étudiants étrangers.
La coopération universitaire entre l’UE et les États-Unis
L’accord de coopération universitaire avec les États-Unis [PDF, 264 Ko] vise à renouveler le programme de coopération entre l’Union européenne et les États-Unis dans le domaine de l'enseignement supérieur et de la formation professionnelle pour la période de 2007 à 2013.
Dans cet accord, les projets de consortiums communs demeurent l'instrument principal d'échange transatlantique entre établissements et organismes des secteurs de l'enseignement supérieur et de la formation professionnelle. D'une durée de quatre ans, ces consortiums constituent un réseau regroupant plusieurs institutions ou organismes européens et américains et ouvrent aux étudiants la possibilité d’un programme d'études international et d’une période de formation à l'étranger tout en favorisant, mais dans une moindre mesure, la mobilité des enseignants et des personnels administratifs.
L'accord crée des projets de mobilité privilégiant l'excellence qui prévoient une aide financière à la mobilité étudiante en vue de favoriser l'éclosion de projets de qualité.
L'accord prévoit également un financement pour soutenir l'organisation de conférences, séminaires, groupes de travail et le lancement d'études ou d'évaluations comparatives qui contribueront à renforcer la collaboration entre les deux parties.
Couvrant un champ plus large (en termes de bénéficiaires et de thématiques) que les bourses existantes, un système de bourses de mobilité individuelle dit « Schuman/Fulbright » est instauré à destination de professionnels ne travaillant en majorité ni dans la sphère universitaire ni dans l'administration publique et désireux de suivre des études ou une formation dans des domaines présentant un intérêt particulier pour les relations entre l'Union européenne et les États-Unis.
Par ailleurs, soucieuse de rattraper son retard sur les États-Unis, l’Union européenne a lancé, en janvier 2004, le programme Erasmus Mundus [PDF, 68 Ko], (fondé sur le succès du programme Erasmus sur la mobilité des étudiants au sein de l'UE).
Avec Erasmus Mundus, l’UE incite les universités européennes à créer des masters communs de haut niveau, doublé d’un système de bourses, afin d’attirer les meilleurs étudiants non européens.
Enfin, dix centres d’excellence ont été fondés par la Commission européenne au sein des universités américaines, afin de diffuser un enseignement de haut niveau sur l’Europe.