Apports et défis de l’Union européenne en matière de mobilité étudiante

La reconnaissance des diplômes

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En matière de mobilité étudiante, le principal apport de l’Union européenne est d’avoir largement levé l’obstacle de la reconnaissance des diplômes. C’est ce que résume bien l’ouvrage L’Europe et vous (La Documentation française, France Info, 2008) :

« Tout citoyen européen a le droit d’étudier sur le territoire d’un autre pays membre de l’Union ou appartenant à l’Espace économique européen (Norvège, Islande et Lichtenstein). L’établissement dans lequel il souhaite s’inscrire est tenu de l’accueillir dans les mêmes conditions que les ressortissants du pays concerné : par exemple, il doit lui faire payer les mêmes droits d’inscription, et le soumettre au même régime d’obtention des diplômes ».

C’est aussi en ce sens que va la Déclaration de Bologne du 19 juin 1999, adoptée par 29 pays. Cette dernière instaure une réforme des diplômes visant à faire converger l’ensemble des systèmes d'enseignement supérieur en Europe vers un système plus transparent basé sur trois cycles : Licence - Master – Doctorat (LMD).
 Cependant, il n'existe pas de disposition européenne imposant dans tous les domaines la reconnaissance académique des diplômes. En effet, seuls les États membres sont responsables du contenu et de la structure de leur système éducatif. Ainsi, la reconnaissance des qualifications n’est automatique que pour certaines professions règlementées comme les architectes, médecins, dentistes, infirmiers en soins généraux, vétérinaires, pharmaciens, sages-femmes.

L’encadrement de la mobilité

La mobilité étudiante nécessite un encadrement administratif et financier. Ainsi, pour la période 2007-2013, l’Union européenne s’est dotée du programme « Éducation et formation tout au long de la vie ». Ce dernier est composé de six sous-programmes qui couvrent la mobilité de tous les types d’enseignement. Son budget est de 7 milliards d’euros.
 C’est le sous-programme Erasmus qui concerne l'enseignement supérieur. Ses deux objectifs sont de soutenir la réalisation d'un espace européen de l'enseignement supérieur et de renforcer la contribution de l'enseignement supérieur et du perfectionnement professionnel au processus d'innovation. Ainsi, Erasmus cofinance deux types d’actions : la coopération entre les établissements d'enseignement supérieur, ainsi que la mobilité des étudiants en Europe.

Concrètement, la Commission européenne alloue des bourses gérées par le biais des autorités nationales (Agence nationale Europe-Éducation-Formation pour la France).
 Les étudiants désirant bénéficier du programme Erasmus doivent se rapprocher du bureau international de leur université. Une fois inscrits, ils reçoivent une « Charte Erasmus » décrivant leurs droits et leurs obligations.

À noter que la mobilité des étudiants peut s’effectuer sous la forme d’une mobilité d’études et/ou d’une mobilité de stage en entreprise.

Cependant, le programme Erasmus ne peut permettre à tous les étudiants de profiter de la mobilité. En effet, les places sont limitées, et les universités sont dans l’obligation de sélectionner les étudiants selon des critères qui peuvent varier selon l’établissement. Par ailleurs, le montant mensuel de l’allocation (140 euros en moyenne) peut être un obstacle au départ de certains étudiants.

Différentes formes de financements

Outre les bourses Erasmus, d’autres formes de financements permettent la mobilité en Europe. Il s’agit principalement des bourses d’études, ou des bourses postdoctorales accordées par les ministères de l’Éducation nationale et des Affaires étrangères, voire les régions et les universités.

La mobilité étudiante en Europe : état des lieux

Le succès d’Erasmus

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Le cap du millionième étudiant Erasmus a été célébré en octobre 2002.

Le succès d’Erasmus est une réalité. Depuis le lancement du programme, 1,7 million d’étudiants ont accompli une période d’études à l’étranger. Depuis le 1er janvier 2007, 679 établissements d'enseignement supérieur en France sont titulaires de la Charte universitaire Erasmus.

L’engouement que suscite Erasmus vient également du fait que le programme permet également d'étudier dans certains pays n’appartenant pas à l’Union européenne comme la Turquie, la Norvège ou l'Islande.

Soucieuse de construire une véritable Europe de la connaissance, l'Union européenne s'est fixé un objectif de 3 millions d'étudiants Erasmus pour 2012. Elle met d’ailleurs à disposition du programme un budget croissant.

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 > Voir aussi le dossier d’actualité « 50ème anniversaire du traité de Rome : réalisations et défis européens »

Mis à jour le 13/10/2008

 

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