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La surpopulation carcérale :
un problème récurrent

Prisonniers dans une cellule du centre pénitentiaire de Perpignan
Centre pénitentiaire de Perpignan (Pyrénées orientales).
© La Documentation française. Photo : Bertrand Desprez/Vu

En 2005, plus de 180 000 personnes étaient prises en charge par l’administration pénitentiaire, dont 59 197 détenus et 125 437 personnes suivies en milieu ouvert, soit 32 % en milieu fermé et 68 % en milieu ouvert.
Le nombre des personnes en milieu ouvert a régulièrement augmenté jusqu’en 2001, puis a diminué jusqu’en 2004, pour progresser à nouveau à partir de 2005.
Le nombre des personnes incarcérées a diminué entre 1997 et 2001 (-11%) puis a de nouveau fortement augmenté (59 197 détenus au 1er janvier 2005, soit une augmentation de 25% du total en cinq ans).

Au 1er avril 2005, on comptait 188 établissements pénitentiaires. Malgré la construction de nombreux centres de détention la surpopulation pose toujours problème, tout particulièrement dans les maisons d’arrêt.

La surpopulation avait déjà fait l’objet de critiques. En 2000, dans son rapport sur la situation dans les prisons, la commission d’enquête de l’Assemblée nationale posait la question de «savoir si l’élargissement du parc pénitentiaire est la solution adéquate pour lutter contre l’inflation carcérale. Déjà en 1830, le ministre de l’Intérieur constatait dans son rapport à la Société Royale des prisons "qu’à mesure que les constructions s’étendent, le nombre de prisonniers augmente". Cette interrogation est toujours d’actualité : les moyens de rompre le cercle vicieux entre l’accroissement du nombre de détenus et l’augmentation des capacités d’accueil en prison seront dès lors longuement évoqués dans ce rapport».

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