La guerre civile en Sierra Leone s'est achevée officiellement le 18 janvier 2002 avec une cérémonie symbolique de destruction de 3000 armes légères, cérémonie ayant réuni à Lungi, près de l'aéroport international, le président, Ahmed Tejan Kabbah, et le chef par intérim de la rébellion, Issa Sessay. Le 11 janvier, le processus de désarmement engagé le 18 mai 2001 sous le contrôle de l'ONU avait pris fin avec la démobilisation de 47 596 combattants de différentes factions, rebelles et milices gouvernementales confondues, sans qu'il y ait eu de publication d'un décompte officiel détaillé.

Les soutiens armés du gouvernement de Sierra Leone

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Lecamp d'entraînement de Benguema, au sud de la capitale Freetown, permet notamment à des recrues de l'arméesierra-léonaise d'être formées par des soldats britanniques.

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Depuis l'élection au suffrage universel à deux tours d'Ahmed Tejan Kabbah en février-mars 1996, le gouvernement de Sierra Leone est à nouveau civil. Néanmoins, le coup d'Etat militaire du 25 mai 1997 contraignit le président à l'exil à Conakry, en Guinée, jusqu'au 10 mars1998.

L'armée sierra-léonaise (SLA) soumise depuis au pouvoir civil et toujours en cours de restructuration comprenait environ 3000 hommes fin 2001. La coopération britannique formait alors environ 900 ex-combattants non-militaires pour les intégrer dans la SLA.

Les forces para-militaires auxquelles a eu recours localement le président Kabbah comprenaient en effet diverses milices villageoises, dont les principales étaient les Kamajors, héritiers des groupements de chasseurs traditionnels des populations Mande. L'ensemble de ces milices étaient de l'ordre de 20 000 hommes lors de la démobilisation de 2001.

Le RUF (Revolutionary United Front)

Une patrouille de l'armée sierra-léonaise

Une patrouille de l'armée sierra-léonaise.

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Le RUF a été créé en 1991 par Foday Sankoh, ancien caporal de l'armée coloniale britannique en Sierra Leone ayant combattu dans les rangs du NPLF (National Patriotic Liberian Front) de Charles Taylor au début de la guerre civile libérienne (1989-1997). Cette formation rebelle, qu'ont rejointe certains éléments putschistes de l'armée sierra-léonaise, comprenait environ 25 000 hommes lors de sa démobilisation, achevée en janvier 2002 seulement.

La CEDEAO (Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest)

Logo CEDEAO

La CEDEAO, en anglais ECOWAS (Economic Community of West African States), dont le siège est à Abuja, capitale fédérale du Nigeria, est intervenue militairement en Sierra Leone, après l'avoir fait au Liberia, par l'intermédiaire de l'ECOMOG (Ecowas Monitoring Group), une force d'interposition essentiellement nigériane. Cette force a atteint à son maximum environ 15 000 hommes. Elle s'est retirée en 2000 à l'arrivée des troupes de l'ONU.

L'ONU

Le 22 octobre 1999, la Conseil de sécurité a créé la MINUSIL (Mission des Nations unies en Sierra Leone), en anglais UNAMSIL (United Nations Mission in Sierra Leone), dotée de 6000 hommes. Au 31 mars 2002, la Minusil comptait environ17 000 hommes, dont 259 observateurs militaires.

Le Royaume-Uni

Une patrouille des "Royal Marines" britanniques dans les rues de Freetown en novembre 2000

Une patrouille des "Royal Marines" britanniques dans les rues de Freetown en novembre 2000.

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Après l'enlèvement de Casques bleus par le RUF, des soldats britanniques sont intervenus directement contre les différents groupes rebelles (RUF et "Westside Boys" plus ou moins autonomes) à partir de mai 2000. Les effectifs militaires britanniques sur le terrain comptent toujours environ 600 hommes sous différents statuts.

Mis à jour le 30/08/2011

 

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