Compétitivité : la France décroche-t-elle ?
Problèmes économiques n° 3017
Auteur(s) :
Editeur :
Année d'édition :2011
Réf. :
3303332030170
48 pages, 21x27cm
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Problèmes économiques n° 3017
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Année d'édition :2011
Réf. :
3303332030170
48 pages, 21x27cm
Problèmes économiques
No 3017
13 avril 2011
Compétitivité : la France décroche-t-elle ?
Les 35 heures ont-elles nui à la compétitivité de la France ?
LExpansion.com
Emilie Lévêque
En France, le débat sur la perte de compétitivité du pays, en particulier vis-à-vis de l'Allemagne, a été, au début de l'année 2011, relancé par la publication d'une étude de l'Institut COE-Rexecode qui estime que la baisse de la durée légale du travail, instituée il y a une douzaine d'années, serait l'une des principales causes du décrochage compétitif français. Si la durée annuelle du travail ou la productivité des Français ne semblent pas réellement en cause, le coût du travail est considéré comme le facteur clé qui expliquerait l'écart de compétitivité franco-allemand. Faut-il pour autant en rendre uniquement responsables les 35 heures ? Dans les faits, la hausse du Smic horaire induite par l'application des lois Aubry a été compensée par des allègements de charges sur les bas salaires et une modération salariale pendant plusieurs années pour les autres salariés, mais celle-ci a été moins forte qu'outre-Rhin.
Compétitivité : pourquoi la France a un problème
Télos
Elie Cohen
Depuis trente d'ans, la France voit s'éroder progressivement ses parts de marché à l'export, de 6 % en 1980 à 3,8 % en 2010. Ce décrochage compétitif porte sur tous les secteurs et concerne toutes les régions du monde. Il ne s'explique pas uniquement par la montée en puissance des pays émergents puisque la France perd également du terrain au sein de la zone euro et que la perte de compétitivité est particulièrement marquée vis-à-vis de l'Allemagne, qui, elle, maintient sa position traditionnelle au sein du commerce mondial. L'effondrement du commerce extérieur français s'est accompagné d'une importante désindustrialisation : l'industrie ne représente plus en effet que 13 % de la valeur ajoutée en France contre 29 % outre-Rhin. L'accent mis sur les coûts salariaux apparaît excessif puisque les raisons du décrochage de la France sont multiples. Un regain de dynamisme du commerce extérieur français passe, aujourd'hui, par une amélioration tant des éléments de compétitivité hors coûts comme l'innovation, la créativité, la montée en gamme des produits exportés que des éléments de compétitivité coûts.
Quelles sont les clés de la productivité ?
Alternatives économiques Poche
Arnaud Parienty
La hausse de la productivité du travail est la meilleure manière d'augmenter le niveau de vie d'une population. Or, les gains de productivité n'ont cessé depuis quelques années de ralentir dans la zone euro, notamment en France. Dans le débat sur la perte de compétitivité de l'économie française, les statistiques de productivité sont donc particulièrement utiles. L'auteur revient, ici, sur les différentes notions de productivité, les problèmes posés par sa mesure, ainsi que sur la difficulté d'établir des comparaisons internationales pertinentes.
L'écart de productivité entre les Etats-Unis et la zone euro continue de se creuser
La Lettre du CEPII
Michel Fouqin
Entre 1950 et 1970, les niveaux de productivité du travail ont convergé entre les Etats-Unis et les pays d'Europe de l'Ouest et le Japon. Ce processus s'est ensuite peu à peu atténué pour s'interrompre complètement à partir du milieu des années 1990. Le développement à cette date outre-Atlantique des technologies de l'information et de la communication (TIC) explique en partie l'accélération de la croissance de la productivité du travail, tandis que celle-ci ralentit en Europe et au Japon. Une autre raison essentielle de la divergence tient au changement de l'intensité du contenu en emplois de la croissance. Alors que ce dernier diminue nettement aux Etats-Unis, il augmente de façon sensible en Europe permettant de réduire, avant la récente crise, le chômage de masse. En France, par rapport à la décennie 1980, la croissance du taux d'emploi s'accélère ainsi de 0,36 point après 1995.
Comment améliorer la productivité de la France ?
Economie et statistique
Philippe Aghion et al.
Les gains de croissance de la productivité et donc de croissance potentielle sont un enjeu majeur pour certains pays industrialisés, principalement européens, parmi lesquels la France. Une étude menée sur un échantillon de dix-sept pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sur la période 1985-2003 montre que la mise en œuvre de politiques publiques visant à élever le niveau de formation de la population en âge de travailler et à réduire simultanément les rigidités sur les marchés des biens et du travail rendrait cet objectif atteignable. Pour ce qui est de la France, le rattrapage des performances des Etats-Unis concernant la formation supérieure de la population et le niveau des rigidités croisées sur les marchés des biens et du travail permettrait un gain de croissance annuelle de la productivité globale des facteurs (PGF) respectivement de 1 point et de 0,4 point.
EGALEMENT DANS CE NUMERO
PHILANTHROPIE
Des Brésiliens bien peu philanthropes !
Veja
Luís Guilherme Barrucho
La mondialisation, en favorisant, au cours des dernières décennies, l'augmentation rapide du nombre de grandes fortunes, a entraîné la transformation de la philanthropie traditionnelle : le philanthro-capitalisme est aujourd'hui la forme dominante notamment aux Etats-Unis où celle-ci est devenue monnaie courante - Bill Gates et Warren Buffet en sont les représentants les plus médiatiques. En revanche, celle-ci reste, dans nombre de pays, peu développée. C'est le cas en particulier au Brésil où la part consacrée aux donations dans le produit intérieur brut (PIB), 0,3 %, se situe bien en-deçà de la moyenne de l'Amérique latine. La fiscalité, particulièrement peu incitative, serait, selon l'auteur, la principale cause de la faible inclination des Brésiliens pour le don. En outre, et contrairement aux Etats-Unis, les philanthropes brésiliens négligent particulièrement le financement de l'enseignement supérieur laissant les universités dépendre totalement des subventions publiques.
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Transport maritime : entre globalisation et développement durable
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Cyrille P. Coutansais
Le transport maritime qui assure 90 % du transit commercial mondial joue un rôle central dans la globalisation. Il a connu un essor considérable depuis les années 1950 : le tonnage mondial a été multiplié par cinq, la productivité par dix tandis que le coût réel du transport a été divisé par trois ou quatre. Quant au tonnage transporté, il est passé en quarante ans en volume de 2 566 millions de tonnes à 6 170. Au cours des dernières décennies, le déplacement du centre de gravité de l'économie mondiale vers l'Asie a bouleversé le système océanique mondial, ainsi que la hiérarchie des ports : la première voie d'échange est, depuis 1983, l'axe transpacifique et parmi les quatre premiers ports figurent Singapour, Shanghai, Hong Kong et Shenzhen. La dimension environnementale est, aujourd'hui, en raison des problèmes liés au réchauffement climatique à l'origine des changements les plus importants dans ce secteur.
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Les secteurs créateurs d'emplois à court-moyen terme après la crise
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Compte tenu de l'ampleur du choc conjoncturel de 2008-2010, la relative bonne tenue de l'emploi pendant la crise, notamment par rapport aux prévisions initiales, a surpris. Il est cependant à craindre que la reprise ne soit que faiblement créatrice d'emplois. Toutefois, les résultats d'un travail de prévision, réalisé par le Centre d'analyse stratégique (CAS), mettent en évidence - outre le rebond mécanique des secteurs exposés au commerce international comme notamment celui du manufacturier - de forts potentiels de création d'emplois dans le secteur du commerce ou de l'hôtellerie, les services à la personne, ainsi que dans certaines filières vertes.
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