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Vie politique - Économie internationale

Quel avenir pour l'Amérique ?

Problèmes économiques
N°3050 - 26.09.2012

Auteur(s) :

Editeur :

Année d'édition : 2012
Réf. : 3303332030507
64 pages, 21 x 27 cm

4,70

 

À la veille de l'élection présidentielle américaine de novembre 2012, un bilan de la situation économique des États-Unis, quatre ans après l'élection historique de Barack Obama et la faillite spectaculaire de Lehman Brothers, s'impose. Ce numéro dresse un état des lieux des réformes de l'assurance-maladie et de la régulation financière et bancaire, des résultats du plan de sauvetage de l'industrie automobile, des mesures de relance de l'économie et des décisions prises en faveur de la relocalisation des emplois ainsi que des perspectives économiques pour les années à venir.

Les sept plaies de l’Amérique d’Obama
Politique internationale
Jean-Michel Quatrepoint
À la veille des élections américaines de novembre 2012, les États-Unis restent empêtrés dans la crise la plus grave que le pays ait eu à affronter depuis la Grande Dépression des années 1930. La croissance est en berne et le chômage est devenu structurel avec un taux supérieur à 8 % - 16 % même, si on inclut les personnes qui ont renoncé à chercher un emploi. Le revenu des ménages a diminué de près de 10 % entre 2007 et 2011. Cinquante millions d’Américains recourent aux bons alimentaires, tandis que 46 millions vivent en dessous du seuil de pauvreté. Au-delà des difficultés provoquées par la crise économique, le pays est accablé par de nombreux maux qui sont, eux, liés à la voie empruntée par les États-Unis au cours des dernières décennies : dérives du capitalisme financier, creusement des inégalités, aggravation des déficits et de la dette publique, désindustrialisation, etc.

Les États-Unis face au défi de la compétitivité
Harvard Business Review
Michael E. Porter et Jan W. Rivkin
Depuis plusieurs années, l’économie américaine est confrontée à un problème de compétitivité qui se traduit par une détérioration de ses performances économiques : pertes de parts de marché, croissance de l’emploi au point mort, stagnation des salaires, etc. Renouer avec la compétitivité à long terme est un enjeu majeur pour les États-Unis qui disposent encore d’atouts indéniables comme le système d’enseignement supérieur, le dynamisme de leurs entreprises, la qualité de la recherche, des institutions et des marchés perfectionnés, etc. Selon les auteurs, la perte de compétitivité du pays n’est donc pas inéluctable mais il incombe désormais aux responsables politiques, au niveau fédéral comme au niveau local, mais également aux entreprises de le doter d’une stratégie efficace de relance de la compétitivité.

Relance ou gestion de la dette ?
Chronique internationale de l’IRES
Estelle Sommeiller
La politique budgétaire américaine est souvent décrite comme expansionniste, surtout en comparaison avec l’austérité qui prévaut en Europe. Une analyse plus fine du contenu de la politique budgétaire récente révèle une situation plus nuancée qu’il n’y paraît. En réaction à la crise budgétaire  de l’été  2011 a été voté le Budget Control Act (BCA) dont les premières mesures restrictives prendront effet en 2013. En février 2012 a été promulgué The Middle Class Tax Relief and Job Creation Act (ou loi HR 3660), considéré en effet comme une loi de relance. Certes, plusieurs de ces dispositifs bénéficient à un grand nombre de salariés, de chômeurs et de retraités, mais finalement, la loi aura un impact limité en termes de relance. En attendant des solutions alternatives, le bras de fer entre gestion de la dette et relance risque donc de perdurer.

L’impuissance de la Réserve fédérale
Project Syndicate
Martin Feldstein
La politique monétaire de la Réserve fédérale (Fed) est entrée dans une phase délicate. Après l’abaissement - en réaction à la crise des subprimes - de son principal taux directeur à un niveau situé entre zéro et 0,25 %, elle a, à trois reprises, pratiqué un assouplissement monétaire inédit. L’objectif de ces mesures exceptionnelles est de baisser les taux d’intérêt de long terme afin de stimuler la demande de crédit immobilier et à la consommation. Cependant, il semble que les mesures adoptées par la Fed ont de moins en moins d’impact sur les taux d’intérêt et ainsi sur le système économique : l’absence de réponse du marché au deuxième tour d’assouplissement monétaire suggère que cet instrument a peut-être perdu son utilité pour accroître l’activité économique. La Banque centrale américaine court le risque d’être ainsi réduite à l’impuissance.

Après la réforme du système de santé
Flash Économie - Natixis
Inna Mufteeva
La réforme du système de santé mise en œuvre en 2010 par l’administration Obama, qui introduit un système d’assurance santé obligatoire à partir de 2014, est historique mais ne sera certainement pas la dernière, car le système continuera de générer des dépenses élevées. Les défauts du système américain de santé sont connus : son coût est le plus élevé des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ses performances sont moyennes et il n’intègre pas assez d’incitations à réduire le coût des soins. La crise économique avec la détérioration des finances publiques qu’elle a engendrée a replacé les dépenses du système au centre du débat. À long terme, le vieillissement de la population devrait aggraver la situation. Ainsi, les législateurs américains suggèrent de réduire le coût de l’assurance maladie publique, mais les projets présentés jusque-là n’ont cependant pas recueilli suffisamment de soutien.

Lueurs d’espoir pour l’économie américaine
The Economist
Si les États-Unis n’ont toujours pas retrouvé le chemin de la croissance et du plein-emploi, dans de nombreux secteurs d’activité les tendances qui se dessinent depuis plusieurs mois sont particulièrement encourageantes pour l’avenir. Que ce soit dans l’informatique, les industries manufacturières ou l’énergie, en particulier le pétrole et le gaz de schiste, les évolutions en cours montrent que le rééquilibrage de l’économie américaine semble amorcé. Mais si les États-Unis sont en passe, une nouvelle fois de se réinventer, certaines difficultés auxquelles le pays est confronté depuis plusieurs années, comme le creusement des inégalités ou le problème de l’emploi,  ne seront pas pour autant résolues.

 

ÉGALEMENT DANS CE NUMERO

Entrepreneurs et capitalistes chinois : qui sont-ils ?
Le Journal de Paris du management
Yves Chevrier
L’une des représentations de la Chine le plus souvent évoquée en Occident est cette structure – qui semble apparemment schizophrène -, dans laquelle un pouvoir communiste continue d’exister dans une société capitaliste. Pour comprendre ce paradoxe, il faut s’interroger sur la nature profonde du nouveau capitalisme chinois issu des réformes post-maoïstes engagées à partir de 1979 par Deng Xiaoping. Certains auteurs – cent ans après le jugement négatif de Max Weber – prétendent qu’il était d’inspiration confucianiste. En réalité, la Chine a développé un capitaliste étatique que la mondialisation n’a cessé de renforcer.

L’OMC et les normes internationales
Responsabilité et environnement
Pascal Lamy
Les normes sont souvent perçues plus comme des contraintes que comme des moyens d’appuyer la diffusion de l’innovation ou les bonnes pratiques. Le commerce mondial montre parfaitement cette double perception des normes : d’un côté, elles permettent d’éliminer les obstacles à l’entrée des marchandises, de l’autre, elles peuvent, si leur utilisation devient abusive, conduire à une restriction des échanges. L’Organisation mondiale du commerce (OMC) œuvre pour la réduction des mesures non tarifaires (les MNT, dont les normes et réglementations techniques) qui ne s’avèrent pas justifiées. Cette action s’inscrit dans les objectifs du Programme de Doha pour le développement (PDD), mais dont la réalisation dépend d’un équilibre très délicat à trouver.

 

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