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Vie économique

Commerce extérieur et compétitivité

Problèmes économiques n°3059

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Année d'édition :2013
Réf. : 3303332030590
64 pages, 21x29.7cm

Papier
4,70
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Si, en 2011, les échanges ont, après la vive reprise de 2010, ralenti, ceux-ci ont dépassé leur niveau d’avant la crise. Les ventes du secteur agroalimentaire et de l’industrie du luxe ont tiré les exportations françaises tandis que le renchérissement du cours des matières premières – alourdissant la facture énergétique –  a contribué au gonflement du montant des importations. Au final, le déficit commercial  continue de se creuser ouvrant un débat sur la perte de compétitivité de l’économie française dont les parts de marché à l’export n’ont cessé de diminuer au cours des dernières années. Développements et analyses dans ce dossier.

D’où vient le déficit extérieur de la France ?
(Sociétal - Laurent Gasnier)
La France enregistre depuis plus de dix ans un déficit extérieur qui s’explique essentiellement  par deux facteurs : l’alourdissement de la facture énergétique et le creusement du solde manufacturier. Si on observe néanmoins des évolutions encourageantes – dans l’aéronautique, les produits agricoles et les parfums et cosmétiques – la tendance globale est négative dans l’ensemble des secteurs. Cette situation tient à la fois à la spécialisation du commerce extérieur français dans la haute et moyenne technologie et à son orientation géographique, très centrée sur l’Europe. Enfin, l’économie française est handicapée par un appareil exportateur dual et trop peu diversifié, composé d’un côté de quelques grands champions nationaux et de l’autre de petites entreprises dont la taille est souvent trop insuffisante pour qu’elles puissent se maintenir à moyen terme sur les marchés étrangers.
Une compétitivité extérieure menacée
(Les Notes de l’Institut de l’entreprise)

La France est victime de la dégradation progressive de sa compétitivité comme en témoigne l’évolution du solde commercial. La productivité n’est pourtant pas en cause, elle a évolué au même rythme que celle de ses principaux partenaires, notamment européens. Comme la plupart de ces derniers, l’Hexagone doit s’accommoder des spécificités de l’Union économique et monétaire (UEM). Quand l’euro s’apprécie, les pays dont l’avantage compétitif repose sur le facteur coût connaissent une position inconfortable : s’ils exportent des produits relativement chers et facilement substituables, ils perdent des marchés. La Franceest exactement dans ce cas de figure et cela pour plusieurs raisons : la charge fiscale et celle des prélèvements sociaux pesant sur le entreprises, le coût du travail, le niveau du salaire minimum, etc.

La compétitivité prix est-elle vraiment coupable ?
(La lettre du CEPII - Antoine Berthou et Charlotte Emlinger)
Le déclin des parts de marché de la France par rapport à l’Allemagne ou au Royaume-Uni ne semble pas s’expliquer par une dégradation de la compétitivité prix. La raison en est plutôt dans le fait que ces pays profitent d’une marge extensive (nombre de marchés d’exportations) plus étendue. Ainsi, l’Allemagne présente un avantage structurel en termes de couverture par ses exportations des marchés - le nombre de pays et de marchés destinataires des exportations allemandes est donc plus important outre-Rhin. Une grande partie des différentiels de compétitivité entre les pays européens s’explique par les facteurs hors prix, c’est-à-dire la qualité des produits, l’image de marque, le service après-vente, etc. Dans ce contexte, la faiblesse de l’effort de recherche et développement (R&D) en France constitue en réel handicap.

Le dilemme de la compétitivité en France
(OFCE le blog - Jean-Luc Gaffard)
La compétitivité d’une nation n’est pas assimilable à celle d’une simple entreprise. Une firme gagne des parts de marché au détriment d’une autre. Dans le contexte du commerce mondial cependant, les bénéfices d’un pays deviennent la condition des bénéfices de l’autre, c’est-à-dire qu’ils peuvent alimenter une demande s’adressant au second. La France qui accumule des déficits commerciaux depuis plusieurs années, est confrontée à ce défi. La meilleure solution serait d’agir à la fois sur la compétitivité prix à court terme et la compétitivité hors prix à moyen terme. Cependant, la priorité donnée au rétablissement des comptes publics rend la tâche difficile, car un alourdissement de la ponction fiscale effectuée sur les ménages lié à un transfert de charges visant à améliorer les marges des entreprises risque de peser sur la demande ; ce dilemme rend ainsi toute amélioration de la compétitivité particulièrement difficile.

À quoi sert l’excédent commercial ? Le cas allemand
(Frankfurter Allgemeine Zeitung - Philippe Plickert)
L’Allemagne enregistre des excédents commerciaux records. En 2012, les exportations pourraient dépasser pour la première fois les 1 100 milliards d’euros et les importations 900 milliards. L’excédent qui en résulte doit cependant être minoré du déficit des échanges de services et des transferts financiers, de sorte que le solde final de la balance des paiements courants devrait se situer à 160 milliards d’euros. Si ce chiffre constitue également un niveau record, il se situe avec 6 % du produit intérieur brut (PIB) toujours dans la limite haute de la fourchette définie par la Commission européenne en matière de solde commercial. Néanmoins, on peut s’interroger sur le niveau de cet excédent. In fine, tout excédent commercial permet de réaliser des dépenses de consommation. La population allemande, vieillissante, accumule ainsi une épargne pour l’avenir – lorsque le nombre d’actifs commencera à baisser, ce qui fera disparaître mécaniquement l’excédent commercial.

Les États doivent-ils avoir peur de la mondialisation ?
Les échanges internationaux se sont profondément transformés ces dernières décennies entraînant (Commentaire - Pascal Lamy)
dans leur sillage une mutation en profondeur des économies et des sociétés. Au point qu’aujourd’hui, la mondialisation fait débat. Ces évolutions rendent plus que jamais nécessaire l’élaboration de nouveaux concepts et outils statistiques afin de mieux les appréhender. À la lumière de ces changements conceptuels il s’avère que, contrairement à une idée largement répandue,  l’Europe et la France ne sont pas dépourvues d’atouts dans la course au commerce mondial. Pour autant, l’exacerbation de la concurrence implique des politiques publiques volontaristes, notamment dans les domaines de la formation et de la recherche. Il en va de la productivité des économies européennes, et donc de la croissance et de l’emploi.

 Également dans ce numéro :

Les circuits courts alimentaires : quel bilan ?
(Paysans - Jean Magimel)
La vente de produits alimentaires en circuit court de proximité connaît depuis une dizaine d’années un nouvel essor. Les consommateurs sont en effet en demande d’une production plus locale et profitent des formes diverses qui se développent : vente directe à la ferme et sur les marchés, points de vente collectifs, paniers et AMAP (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne). L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) estime que 6 à 7 % des achats alimentaires en France se font par des circuits courts. Ils ne représentent cependant pas que des avantages. Ce genre d’activité demande du temps et une grande disponibilité. En plus, ramené au kilo vendu, leur bilan environnemental n’est pas systématiquement meilleur que celui des circuits longs.

La fiscalité de la biodiversité existe-t-elle ?
(Responsabilité et environnement - Guillaume Sainteny)
Si, depuis plusieurs années, la fiscalité s’est développée dans nombre de domaines liés à l’environnement (énergie, transports, climat, déchets, etc.), elle n’est encore  que balbutiante en matière de biodiversité. Ce constat est valable, quel que soit le niveau de compétence, de l’échelon local à l’international. En réalité, la biodiversité n’a historiquement pas été véritablement prise en compte dans l’édification du système fiscal français. Globalement,  ce dernier est défavorable à sa préservation. Il en va ainsi de la fiscalité locale, sur le patrimoine, l’urbanisme ou l’eau.  Le principe de l’intégration de l’environnement dans les politiques publiques devrait désormais conduire dans ce domaine à un changement de philosophie.

L’inflation telle qu’elle est perçue par les ménages
(INSEE Analyses - Jérôme Accardo, Claire Célérier, Nicolas Herpin et Delphine Irac)
Depuis quelques années, on mesure un écart durable entre le taux d’inflation officiellement enregistré et la perception de ce phénomène par les ménages. Afin de l’analyser, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) calcule non seulement l’indice des prix à la consommation (IPC), mais également les opinions personnelles sur l’inflation (OPI). Au début, l’écart entre les deux mesures semblait s’expliquer par l’introduction de l’euro qui aurait perturbé la perception des prix. Aujourd’hui, d’autres explications sont envisagées. Ainsi, la perception des prix élémentaires n’aurait pas de biais systémique mais, contrairement à l’IPC fondé sur les parts budgétaires du consommateur moyen, les personnes enquêtées donneraient un poids plus important aux biens à forte fréquence d’achat.

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La revue est structurée autour d'un thème illustré par quatre ou cinq articles issus de revues françaises ou étrangères. Des articles indépendants viennent compléter le dossier.


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