Retour
 
Arts

Le boom du marché de l'art

Problèmes économiques
N°3101 - Deuxième quinzaine 12/2014

Auteur(s) :

Editeur :

Année d'édition : 2014
Réf. : 3303332031016
64 pages, 21 x 27 cm

4,80

 

Grâce à l’essor formidable de l’art contemporain, le marché de l’art bat tous les records : enchère la plus élevée pour une œuvre contemporaine avec 58,4 millions d’euros (Balloon Dog de Jeff Koons), record du nombre d’adjudications millionnaires en une année, meilleure vente aux enchères de tous les temps grâce à une cession d’art d’après-guerre chez Christie’s à New York en novembre 2013. Et 2014 s’annonce déjà comme la meilleure année de l’histoire de l’art contemporain. Mais sait-on aussi que l’explosion actuelle de l’art contemporain est susceptible de provoquer à terme l’apparition d’une bulle sur ce segment du marché ?

La flambée des prix sur le marché de l’art
Financial Times
Georgina Adams
Le marché de l’art a connu de profondes mutations ces dernières années. Pour certains spécialistes, il serait même devenu méconnaissable. En effet, il y a trente ans, l’art contemporain qui tire aujourd’hui le marché, n’était guère présent dans les grandes salles de vente, dominées à l’époque par les impressionnistes ou l’art ancien. À partir de 2004, tout a changé : le marché de l’art moderne et contemporain s’est mis à croître très rapidement, à peine ralenti par les crises économiques. Les maisons de vente aux enchères sont devenues des multinationales de l’art, les foires d’art modernes et contemporaines, comme les biennales, se sont multipliées et l’influence de nouveaux acheteurs, originaires des économies émergentes, a bouleversé le marché. De nouveaux métiers ont fait leur apparition, comme celui de « conseiller artistique », un professionnel dont la tâche est d’aider les collectionneurs à aborder le monde de l’art. L’augmentation de la richesse mondiale est un des principaux vecteurs du boom du marché de l’art.

Créatifs et industriels : la ruée vers l’art
La Tribune
Carine Claude
L’intérêt des grandes entreprises industrielles pour l’art ne cesse de croître. Il se matérialise notamment à travers des partenariats technologiques et commerciaux. L’objectif de ce mécénat est d’associer le savoir-faire technologique à la créativité des artistes. Aujourd’hui, les contrats passés ne concernent plus uniquement la vente d’œuvres existantes ou de commande, mais aussi leur réalisation en amont. Les fondations d’entreprises jouent un rôle fondamental dans ces projets qui associent monde industriel et réseaux culturels. En 2013, le Palais de Tokyo et l’entreprise de télécommunication Orange ont ainsi organisé la première édition du concours Push Your Art autour de la vidéo 3D relief. Au-delà de la coproduction artistique, ces initiatives permettent également aux visiteurs des musées de vivre des expériences alternatives.

Pourquoi achète-t-on des œuvres d’art ?
Die Zeit
Entretien avec Michael Hutter
Le marché de l’art est en pleine effervescence, mais sait-on vraiment ce qui pousse un individu à acquérir des œuvres d’art ? L’économiste allemand Michael Hutter apporte dans cet entretien une série de réponses et aborde également la question des risques de la spéculation sur ce type de marché. Tous expliquent le comportement des collectionneurs, on trouve l’accoutumance, voire l’addiction, le besoin d’asseoir un statut social, ainsi que le potentiel spéculatif des œuvres d’art. La spéculation n’est pourtant pas une pratique récente, puisque elle a sur le marché de l’art plus de trois siècles. Contrairement au marché des actions et de l’immobilier, la régulation du marché de l’art est assez difficile à mettre en place, car les biens échangés sont pratiquement toujours des pièces uniques. Ce caractère original fait la valeur de l’œuvre et rend le contexte de vente toujours singulier.

La mutation réussie des musées
The Economist
Aujourd’hui, un peu partout dans le monde, les musées vivent une période florissante. Parmi les plus prospères se retrouvent notamment ceux qui se sont transformés en profondeur. Afin d’élargir leur offre, ces établissements ont cherché à ne plus être seulement des lieux de conservation du patrimoine mais également à devenir des forums d’échange globaux et de véritables creusets culturels. Mais la redécouverte des musées s’explique également par l’évolution de la demande : dans les pays riches, la proportion des personnes qui font des études supérieures augmente de façon spectaculaire. Les soutiens se sont également multipliés : au-delà des édiles locaux, ce sont aujourd’hui les responsables du développement urbain, les médias et les individus fortunées en particulier qui s’intéressent au bon développement des musées. Enfin, les sources de financement se sont beaucoup diversifiées au cours des dernières années.

Profession : coach pour collectionneur
Les Échos
Martine Robert
La transformation du marché de l’art a favorisé l’apparition de nouveaux métiers. Parmi ces nouvelles activités, l’« art adviser » est une des plus originales. Il s’agit de conseillers spécialisés qui assistent les collectionneurs d’art contemporain dans leurs achats. Les acheteurs fortunés cherchent en effet à bénéficier d’une connaissance pointue du marché et des avantages que procure l’accès à un réseau de galeries et d’artistes. Le rôle de l’« art adviser » est d’estimer et d’acquérir pour son client une œuvre, voire d’en négocier le prix. L’activité peut s’étendre jusqu’à la gestion de la collection. Les coachs pour collectionneurs peuvent être salariés, employé directement par le collectionneur ou être payés par les galeries, mais le plus souvent ils touchent un pourcentage sur la vente.

Écoles d’art : de l’illusion à coût prohibitif
L’Expansion
Sébastien Julian
Les écoles d’art sont devenues ces dernières années un véritable marché : on en dénombre environ 400 en France. À côté des fleurons comme les Beaux-Arts de Paris, les Gobelins ou l’Ensci à Limoges, il existe une myriade d’établissements dont la qualité de l’enseignement n’est pas toujours garantie. Certaines écoles réalisent plusieurs millions d’euros de chiffres d’affaires par an, grâce à des tarifs de scolarité parfois très élevés. Les étudiants qui n’ont pas eu la chance d’intégrer une grande école d’art, se voient souvent obligé de se rabattre sur des établissements de moins bonne qualité. L’activité semble néanmoins tellement séduisante que des fonds d’investissement s’y intéressent : ainsi, il y a deux ans, l’Atelier de Sèvres – une école préparatoire aux écoles d’art - a été acheté par Galileo Global Education, une société basée au Luxembourg qui appartient à un fonds d’investissement américain.

Galeries d’art : promoteur de notoriété des artistes
Culture études
François Rouet
Les galeries d’art contemporain sont essentielles pour faire émerger et construire la notoriété des artistes. Conjointement avec les maisons de vente aux enchères, les grands collectionneurs et les musées, les galeries assurent la vitalité de la scène artistique française. Malgré leur importance, la population des galeries d’art est difficile à analyser. Faute de référencement dans la nomenclature d‘activité française, il faut alors croiser les sources et fichiers à la fois accessibles et pertinents. La présente étude a opté pour une acceptation initiale large et l’hétérogénéité structurelle des galeries sur le plan artistique. Près de la moitié des galeries sont regroupées à Paris. L’activité est également assez concentrée : 12 % d’entre elles totalisent 72 % du chiffre d’affaires annuel total. L’ampleur de leur activité s’explique essentiellement par deux facteurs : l’ancienneté et la présence sur le marché international.

 ÉGALEMENT DANS CE NUMERO

Comprendre le déficit de financement des PME
Revue d’économie financière
Michel Dietsch et Xavier Mahieux
Le financement des petites et moyennes entreprises (PME) est l’objet de nombreux débats, en particulier la question de l’insuffisance des ressources financières auxquelles ces dernières peuvent accéder. Ce problème de financement s’explique par les caractéristiques économiques, financières et comportementales des PME, mais également par les particularités des structures du système financier. Les PME doivent en effet souvent faire face à un déficit d’information concernant les possibilités de financement offertes par les banques. Ces entreprises se caractérisent également par une forte aversion au risque. Et leurs difficultés sont renforcées par un système financier qui canalise insuffisamment l’épargne vers les PME. Leur développement devrait ainsi être accéléré par la mise en œuvre d’un environnement légal et réglementaire plus favorable.

L’euro dans la guerre des monnaies
Les notes du Conseil d’analyse économique
Agnès Bénassy-Quéré, Pierre-Olivier Gourinchas, Philippe Martin et Guillaume Plantin
Dans le système monétaire international, les monnaies sont en concurrence les unes avec les autres. Quand une devise s’apprécie, c’est au détriment d’une autre. Chaque banque centrale se fixe notamment comme objectif de préserver la valeur de sa monnaie. Et chacune poursuit également des objectifs internes, comme la stabilité des prix et le plein-emploi, en suivant une politique monétaire plus (Réserve fédérale – Fed) ou moins (Banque centrale européenne – BCE) expansionniste. Dans un contexte économique marqué par la désinflation, la fragmentation du marché du crédit et la faible croissance, les auteurs plaident pour un assouplissement monétaire dans la zone euro, qui s’accompagnerait d’un affaiblissement de la devise européenne. Une dépréciation temporaire de l’euro constituerait une bouffée d’oxygène pour certains États membres dont la situation économique est particulièrement dégradée.

Londres et Paris à l'heure de la globalisation
Pouvoirs locaux
Jean-Marc Stébé
À l’heure de la globalisation, les grandes villes comme New York, Tokyo, Londres ou Paris se livrent une concurrence acharnée afin de conserver leur place au sein  de l’Archipel mégapolitain mondial. Au niveau européen, Londres et Paris sont engagées dans une compétition  économique, culturelle, universitaire, architecturale, etc. Pour ces deux métropoles, l’enjeu est de taille puisqu’il s’agit d’attirer les entreprises, les emplois, les étudiants, les  touristes, etc. Ces dernières mettent ainsi en œuvre  de multiples stratégies, comme le branding,  pour préserver leur rang au sein des villes globales. Si en termes de finance, Londres se place devant Paris, la capitale française occupe la première position en matière de capital culturel et patrimonial.

 

 

 

 

 

Auteur(s) moral(aux)

La Documentation française

La Documentation française

Tous les titres de l’éditeur

Problèmes économiques

Gagner du temps
Problèmes économiques extrait les articles les plus pertinents de la presse française et internationale pour donner une analyse distanciée de l'actualité économique

Rester informé
Grâce à la veille effectuée par la rédaction de la revue, aucune question économique importante n'échappe aux lecteurs.

 

La revue Problèmes économiques est née le 7 janvier 1948 de la fusion du Bulletin hebdomadaire d'informations économiques édité par la Documentation française et de la Revue hebdomadaire de la presse économique française publiée par le Centre national d'information économique (CNIE) de l'INSEE.

Elle a pour vocation, et ce dès son origine :

  • de rendre accessible au plus grand nombre l'information économique et sociale ;
  • d'être un outil de travail et de réflexion ;
  • de refléter ce que les revues françaises et étrangères, les instituts de conjoncture, les organisations internationales, les centres de recherche publient.

La revue est structurée autour d'un thème illustré par quatre ou cinq articles issus de revues françaises ou étrangères. Des articles indépendants viennent compléter le dossier.


Chaque année, deux numéros hors-série approfondissent, à partir d'articles inédits, des questions centrales de la science économique.

L'ensemble de ces numéros constitue une véritable collection, indispensable pour comprendre les grandes questions économiques.

Parution bimensuelle

 

Découvrez le n° spécial journées de l'économie - Lyon 2014  : Crise, croissance et modèle social [PDF, 4,2 Mo]

S'abonner à la revue
Poster un commentaire
* Champs obligatoires


Conformément à la loi Informatique et libertés du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès , de rectification et d’opposition relatif aux informations vous concernant Pour exercer ce droit, nous vous invitons à cliquer ici pour nous contacter.

 

Autres contenus apparentés