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Les défis de l'Afrique

Problèmes économiques
N°3102 - Première quinzaine 01/2015

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Année d'édition : 2015
Réf. : 3303332031023
64 pages, 21 x 27 cm

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À partir du nouveau millénaire, l’Afrique a enregistré un taux moyen de croissance supérieur à celui de l’économie mondiale. Pour 2014, en Afrique subsaharienne, la croissance devrait  être de 5,8 %. Ces performances remarquables laissent penser que le continent a atteint un tournant dans son développement et qu’il devrait dorénavant jouer un rôle plus important dans l’économie mondiale.

Le décollage économique incertain de l’Afrique
Foreign Affairs
Shantayanan Devarajan et Wolfgang Fengler
Au cours de la dernière décennie, l’Afrique a enregistré une croissance économique forte et continue. Entre 2000 et 2010, le taux annuel moyen de croissance de la production réelle s’est en effet établi autour de 5 %. Si la crise financière et économique mondiale de 2008-2009 a ralenti la croissance du continent, celle-ci est restée supérieure à celle de l’économie mondiale. De multiples facteurs ont contribué à la dynamique de croissance des économies africaines depuis dix ans. Une telle situation devrait porter à l’optimisme. Pourtant, nombreux sont ceux qui considèrent que la pérennité de cette dynamique de croissance est encore loin d’être  garantie, tant sont nombreux les obstacles et les difficultés auxquels sont confrontés plusieurs pays du continent.

Financer le développement de l’Afrique
Perspectives économiques en Afrique en 2014
BAfD, OCDE et PNUD
Les apports financiers extérieurs exercent une influence grandissante sur le développement de l’Afrique. Ils ont été multipliés par quatre depuis 2000 et devraient dépasser 200 milliards de dollars en 2014. Leur composition a évolué au fil des ans. Les investissements directs à l’étranger (IDE) et de portefeuille - dont le niveau s’est rétabli depuis la crise économique de 2008-2009  -  ainsi que les transferts de migrants en provenance de pays non-membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) sont aujurd’hui particulièrement dynamiques. Les investissements étrangers pourraient atteindre le niveau record de 80 milliards de dollars en 2014 et les transferts officiels de migrants plus de 67 milliards de dollars. À l’inverse, la part de l’aide publique au développement (APD) dans le total des apports extérieurs est en recul depuis 2000, passant de 38 % au tournant du millénaire à 27 % en 2014.

Les classes moyennes : moteur de la croissance ?
Sciences Humaines
Sylvie Brunel
L’Afrique compte désormais 350 millions de personnes dans la classe moyenne - dont seulement un peu moins de 50 millions appartienne à la global middle class, selon la définition dela Banque mondiale, c’est-à-dire les personnes  disposant d’un pouvoir d’achat quotidien s’échelonnant entre 12 et 50 dollars en parité de pouvoir d’achat (PPA). À l’image de l’Afrique du Sud, qui depuis la fin de l’apartheid,  est devenue une nation de classes moyennes grâce à la hausse des salaires, aux transferts sociaux et à la politique de discrimination positive, l’ensemble du continent pourrait voir désormais une partie de sa croissance économique tirée par la hausse de la consommation intérieure. Cette évolution reste toutefois fragile car pour prospérer la classe moyenne a besoin d’un contexte politique de stabilité des institutions, de confiance envers l’avenir et de sécurité. Or  de nombreux pays africains se montrent jusqu’à présent incapables de satisfaire à l’ensemble de ces critères.

Plus de 4 milliards d’Africains en 2100
La Revue
Dominique Mataillet
Après des siècles de stagnation démographique, la population africaine connaît une croissance exponentielle. La fécondité en Afrique reste en effet élevée avec 4,8 enfants par femme contre une moyenne mondiale de 2,5. Selon les projections des experts de l’Organisation des Nations unies (ONU), les Africains pourraient représenter 40 % de l’humanité à la fin du siècle. Le Nigeria qui est aujourd’hui, avec 180 millions d’habitants, le septième pays le plus peuplé du monde, devrait dès 2050, comptait 450 millions d’habitants et se hissait à la troisième place derrière l’Inde et la Chine. Ces prévisions doivent toutefois être prises avec précaution car elles sont fondées sur les tendances en cours. La natalité pourrait baisser plus fortement dans les années à venir. Partout ailleurs dans le monde, ce phénomène s’est produit au fur à mesure de la modernisation des sociétés. L’Afrique connaîtra la même évolution. Mais il faudra attendre au moins deux générations pour que le continent bénéficie de ce que les démographes appellent le dividende démographique, c’est-à-dire la période au cours de laquelle la population en âge de travailler est plus nombreuse que celle des inactifs. On estime que ce dividende a compté pour un tiers dans la croissance de l’Asie du Sud-Est entre 1965 et 1990.

Internet mobile en Afrique : outil ou révolution ?
La Revue des Deux Mondes
Anne-Sophie Bordry et Anne Bouverot
L’augmentation spectaculaire de la pénétration de l’internet mobile en Afrique est un des phénomènes les plus marquants de la dernière décennie sur le continent. En 1999, la couverture du téléphone mobile était de 10 % de la population africaine. Aujourd’hui, même un pays pauvre comme l’Ouganda a un taux de couverture de la population proche de 100 %. La diffusion du téléphone mobile a des conséquences économiques, sociales et politiques considérables. Elle permet à l’Afrique d’opérer un certain rattrapage dans de nombreux domaines. Si le téléphone mobile réduit notamment les coûts et a un impact en termes de création d’emplois, il favorise également l’amélioration de la gouvernance dans plusieurs États africains.

ÉGALEMENT DANS CE NUMERO

L’économie mondiale racontée par cinq prix Nobel
Finances et Développement
George Akerlof, Paul Krugman, Robert Solow, Michael Spence et Joseph Stiglitz
Le Fonds monétaire international (FMI) a demandé à cinq lauréats du Prix de la Banque de Suède en sciences économiques en mémoire d’Alfred Nobel de décrire ce qui constitue à leurs yeux le problème économique majeur des années à venir. George Akerlof met en garde contre le réchauffement climatique et propose de relever le taux de taxation des émissions de carbone. Paul Krugman considère que les pays riches vont devoir lutter contre une insuffisance de la demande persistante dans la mesure où ni la politique budgétaire, ni la politique monétaire ne semblent désormais offrir de réponse satisfaisante. Robert Solow revient sur le problème de la « stagnation séculaire » dans les économies avancées où la croissance de la productivité globale des facteurs et celle de la population sont particulièrement lentes. Enfin, Michael Spence et Joseph Stiglitz s’interrogent sur les moyens de favoriser la convergence économique entre les pays en développement et les pays développés et sur la montée des inégalités dans les pays riches.  

Le pétrole : chance ou malédiction ?
La Vie des idées
Audrey Aknin
Alors que le cours du pétrole n’en finit pas de chuter – le prix du baril de brent qui est passé sous la barre des 60 dollars a baissé de 49 % entre juin et décembre 2014 -l’ouvrage paru en 2012, The Oil Curse. How Petroleum Wealth Shapes the Development of Nations (Princeton University Press), de Michael Ross, professeur de sciences politiques à UCLA (États-Unis), vient à point nommé rappeler pourquoi le pétrole constitue  pour les pays en développement qui en sont abondamment dotés une véritable malédiction. À partir d’une étude portant sur 170 pays et une période d’un demi-siècle, M. Ross montre en effet que la  plupart des pays pétroliers en développement sont   victimes du « syndrome hollandais ». Il précise toutefois qu’il n’y a pas de fatalité puisque certains États sont  parvenus à y échapper et explique de quelle manière cette malédiction peut être transformée en atout.

L’Europe et le gaz : la voie caucasienne
Informations et commentaires
Catherine Locatelli
Dans le cadre de sa politique énergétique, l’Union européenne (UE) a placé au cœur de ses priorités une stratégie d’approvisionnement diversifiée et sécurisée afin de réduire sa dépendance à l’égard des pays exportateurs. La crise ukrainienne vient rappeler  à quel point cet objectif est primordial : dans le domaine gazier, le principal fournisseur européen est la Russie et l’Ukraine représente une voie de transit majeure entre la Russie et l’Europe. Afin de diversifier son approvisionnement, l’UE est à la recherche de voies alternatives. L’Asie centrale et la Caspienne pourraient lui apporter une importante fourniture gazière mais cette option n’est pas exempte de contraintes économique et géopolitique fortes.

 

 

 

 

 

 

 

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La revue Problèmes économiques est née le 7 janvier 1948 de la fusion du Bulletin hebdomadaire d'informations économiques édité par la Documentation française et de la Revue hebdomadaire de la presse économique française publiée par le Centre national d'information économique (CNIE) de l'INSEE.

Elle a pour vocation, et ce dès son origine :

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La revue est structurée autour d'un thème illustré par quatre ou cinq articles issus de revues françaises ou étrangères. Des articles indépendants viennent compléter le dossier.


Chaque année, deux numéros hors-série approfondissent, à partir d'articles inédits, des questions centrales de la science économique.

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