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Vie économique - Communication, médias

Concurrence et internet

Problèmes économiques
N°3109 - Première quinzaine 04/2015

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Editeur :

Année d'édition : 2015
Réf. : 3303332031092
64 pages, 21 x 27 cm

4,90

 

La révolution numérique bouleverse en profondeur les structures économiques : elle crée des nouvelles opportunités dont profitent producteurs et consommateurs. Aujourd’hui, le e-commerce qui anime incontestablement la concurrence par une offre plus large, souvent à des prix plus bas, n’est plus restreint aux livres, à la musique ou aux appareils électroménagers.

Uber, Netflix, Lending Club… et les autres
Financial Times

À la fin du siècle dernier, ce que l’on a appelé la « nouvelle économie » a fait irruption sans véritablement bousculer les structures économiques traditionnelles. Aujourd’hui, plusieurs start-up innovantes, aux quatre coins de la planète, viennent cette fois perturber en profondeur le jeu concurrentiel. Ainsi, Travis Kalanick,  PDG d’Uber défie, en se lançant sur le marché du transport des particuliers, les sociétés de taxis, Renaud Laplanche, fondateur et directeur de Lending Club bouscule le marché bancaire, tandis que Maximilian Bittner, chef de Lazada.com a l’intention de faire de son entreprise le Amazon du continent asiatique. Ces jeunes dirigeants appartiennent à une nouvelle génération d’entrepreneurs visionnaires qui établissent des business models radicalement différents. Profitant d’innovations technologiques  qui permettent de changer les règles du jeu, ils s’attaquent à la rente d’acteurs historiques.

Les biens physiques à l’heure du e-commerce 
Les avis de l’Autorité de la concurrence

Laurent Idiot et Caroline Orsel-Sébès
Le commerce électronique est un facteur d’animation de la concurrence. Tel est le constat de l’Autorité de la concurrence qui s’est penché en 2012 sur ce nouveau modèle de marché en analysant trois types de produits : l’électrodomestique, la parapharmacie et les parfums, et les cosmétiques de luxe. Globalement, le e-business permet aux consommateurs de bénéficier de prix inférieurs et de gammes de produits plus étendus. Malgré l’essor général du e-commerce, l’Autorité constate également des limites à son développement. La distribution sélective – autorisation de la revente seulement auprès de distributeurs autorisés par le fournisseur – est un de ces freins. L’apparition de nouveaux acteurs et d’outils de vente (pure players, places de marché et comparateurs de prix) est néanmoins susceptible de renforcer davantage la concurrence. À terme, elle pourrait permettre une véritable substituabilité des deux canaux de distribution physique et électronique.

Les enjeux de la régulation numérique
France stratégie

Laurent Gille et Jacques-François Marchandise
L’internet s’est longtemps développé en parallèle au monde physique. Les acteurs du web ont réclamé un régime d’exemption qui valait également pour sa régulation. Cette séparation semble aujourd’hui de moins en moins pertinente. Le net, dont le fonctionnement est fondé sur de nombreux standards et normes, est rattrapé par les règles et les phénomènes du monde physique. Les autorités de régulation, elles, sont souvent face à des défis inédits. Les formes de concurrence qui se sont développées ces dernières années sur internet bousculent la conception classique du marché et font émerger des pratiques et acteurs nouveaux. Une des évolutions majeures touche à la mutation du rôle du consommateur qui n’est plus aussi passif qu’autrefois. Pour les régulateurs nationaux et internationaux, la liste des questions à traiter ne cesse de s’allonger : contrôle des données, neutralité du net, cybercriminalité…

Le big data face au défi de la confiance
La Tribune
Élias Baltassis et Carol Umhoefer
La révolution du big data – les données massives – pose des questions nouvelles à la Commissionnationale de l’informatique et des libertés (CNIL), chargée de veiller à ce que l’informatique soit au service du citoyen et qu’elle ne porte pas atteinte à la vie privée, ainsi qu’à l’ensemble des entreprises et administrations qui produisent, collectent et contrôlent ces informations. Le législateur a d’ores déjà défini un ensemble d’obligations légales et réglementaires qui s’imposent aux acteurs du big data : précision au sujet de la finalité des données collectées, consentement libre et éclairé des personnes dont l’intervenant souhaite utiliser des informations les concernant, conservation limitée des données, etc. Le respect de ces règles est primordial pour que soit maintenue la confiance que les consommateurs accordent aux entreprises et aux administrations.

Faut-il démanteler Google ?
Alternatives économiques

Romain Renier
Les griefs formulés à l’encontre de Google font depuis des années les gros titres des journaux : la firme californienne serait négligente au sujet du droit à l’oubli, en infraction sur les données personnelles, laxiste envers le piratage, pas assez généreuse avec la presse, etc. Il est vrai qu’en termes de concurrence, la position de Google peut paraître aussi impressionnante qu’inquiétante : plus de 90 % des recherches des internautes français passent par son moteur de recherche. Les retombées en matière de revenus publicitaires sont tout aussi considérables. En Europe, Google fait depuis 2010 l'objet de toute l’attention de la Commission européenne qui a engagé contre la firme de Mountain View une procédure pour abus de position dominante. En novembre 2014, le Parlement européen a adopté une résolution appelant à séparer les activités commerciales de l’activité de moteur de recherche.

 Également dans ce numéro

Divergence États-Unis - zone euro et le financement des entreprises
La Lettre du CEPII

Thomas Brand et Fabien Tripier
Depuis 2011, année de la crise des dettes souveraines, un décalage considérable apparaît entre la vigueur de la reprise économique aux États-Unis et la récession dans laquelle est retombée la zone euro. Plusieurs facteurs peuvent expliquer cette divergence. L’idée selon laquelle la réduction des déficits publics se ferait en Europe au détriment des politiques de soutien à la demande est une des explications avancées. Le Centre d’études prospectives et d’information internationale (CEPII) s’est également penché sur ce décalage en termes de performance économique en analysant les conditions de financement des entreprises non financières. L’étude montre que les entreprises américaines ont, depuis la Grande récession, accès à un volume de crédit plus important qu’avant la crise, pour un coût qui n’a que très faiblement changé. Dans la zone euro, en revanche, le volume de crédit octroyé est quasiment identique et les entreprises doivent faire face à un coût du crédit toujours élevé.

Sciences sociales, économie et démocratie
L’Économie politique
Laure Bazzoli et Véronique Dutraive
La science économique est parmi les sciences sociales une de celles dont le lien avec les politiques publiques est des plus étroits. Dans de nombreux domaines comme les marchés financiers, le droit de la concurrence, la santé, l’environnement, etc. les responsables politiques s’appuient en effet sur l’expertise des économistes pour arrêter leur décision. La question du statut et du rôle des sciences sociales dans une société démocratique et des relations qu’elles entretiennent avec le politique est ainsi centrale. Au début du XXe siècle, aux États-Unis, deux chercheurs se sont penchés sur cet enjeu majeur pour les sociétés modernes, le philosophe John Dewey et l’économiste John Rogers Commons. Aujourd’hui, à une époque où la démocratie est neutralisée par le poids des contraintes économiques, leurs travaux restent d’une brûlante actualité.

Les pratiques culturelles en France et aux États-Unis
Culture études

Angèle Christin et Olivier Donnat
Le National Endowment of the Arts (États-Unis) et le ministère français de la Culture mènent depuis 1982 des enquêtes nationales sur les pratiques culturelles des Américains et des Français (consommation de biens culturels et pratiques en amateur d’activités artistiques). Les résultats sont présentés dans chacun des pays selon les différentes catégories de population, afin de comparer l’influence des principaux critères sociodémographiques sur les pratiques culturelles (sexe, âge, niveau de diplôme et de revenu) et de déterminer les principales tendances à l’œuvre dans ce domaine. Au début des années 1980, le niveau général des Américains en termes de pratiques culturelles était supérieur à celui des Français, à l’exception de la lecture. Le profil des publics étaient en revanche similaire de part et d’autre de l’Atlantique. Avec le temps, on observe dans les deux pays une féminisation, un vieillissement des publics ainsi qu’un recul de la participation des plus diplômés, avec, en particulier aux États-Unis, une accentuation de l’écart entre les riches et les pauvres.

 

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La revue Problèmes économiques est née le 7 janvier 1948 de la fusion du Bulletin hebdomadaire d'informations économiques édité par la Documentation française et de la Revue hebdomadaire de la presse économique française publiée par le Centre national d'information économique (CNIE) de l'INSEE.

Elle a pour vocation, et ce dès son origine :

  • de rendre accessible au plus grand nombre l'information économique et sociale ;
  • d'être un outil de travail et de réflexion ;
  • de refléter ce que les revues françaises et étrangères, les instituts de conjoncture, les organisations internationales, les centres de recherche publient.

La revue est structurée autour d'un thème illustré par quatre ou cinq articles issus de revues françaises ou étrangères. Des articles indépendants viennent compléter le dossier.


Chaque année, deux numéros hors-série approfondissent, à partir d'articles inédits, des questions centrales de la science économique.

L'ensemble de ces numéros constitue une véritable collection, indispensable pour comprendre les grandes questions économiques.

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