Retour
 
Vie économique

Bilan de l'économie française 2015

Problèmes économiques
N°3118 - Première quinzaine 10/2015

Auteur(s) :

Editeur :

Année d'édition : 2015
Réf. : 3303332031184
64 pages, 21 x 27 cm

4,90

 

Ce numéro dresse le bilan de l’activité économique en France au cours de l’année écoulée et présnte les perspectives pour le premier semestre 2016

En 2014, la croissance du produit intérieur brut (PIB) a été très faible (+ 0,2 %). Dans ce contexte, le taux de chômage a atteint 10,1 % pour la Francemétropolitaine. Le redressement des finances publiques s’est poursuivi, mais à un rythme plus lent que l’année précédente. La dette publique a continué d’augmenter pour atteindre 95,6 % du PIB.

Démographie France/Royaume-Uni : similarité et différence
Population & Sociétés

Gilles Pison
Avec, au 1er janvier 2015, 64,2 millions d’habitants la France métropolitaine est le troisième pays le plus peuplé d’Europe. Si elle se situe assez loin derrière l’Allemagne (80,8 millions), la taille de la population française est en revanche très proche de celle du deuxième pays le plus peuplé, le Royaume-Uni (64,3 millions).  Cette similarité se maintient depuis 20 ans,  l’augmentation de la population s’effectuant quasiment au même rythme dans les deux pays. Toutefois, la croissance démographique a des origines différentes, de part et d’autre de la Manche. Alors qu’en France, celle-ci est plus régulière, et vient principalement de l’excédent naturel, elle est,  au Royaume-Uni, entretenue par l’excédent migratoire.

Ralentissement des créations d’emploi et hausse du chômage
DARES Analyses

Claude Minni et al.
Dans un contexte de faible croissance économique et de gains de productivité limités, les créations d’emploi ont légèrement ralenti en 2014. Les destructions d’emploi salarié sont restées importantes dans le secteur marchand non agricole. Entre les quatrièmes trimestres 2013 et 2014, le taux de chômage a augmenté de 0,4 point en métropole, en nette hausse chez les hommes. Il s’établit à  la fin de 2014 à 10,1 % en métropole et à 10,4 % en France (hors Mayotte). Après une baisse de 2,6 points en 2013, le chômage des jeunes de 15 à 24 ans a augmenté de 1,1 point. Selon la définition  du Bureau international du travail (BIT), 2,9 millions de personnes sont au chômage en métropole et 1,4 million se situent dans le halo autour du chômage : sans emploi, elles souhaitent travailler, mais n’ont pas fait de démarche de recherche d’emploi ou ne sont pas disponibles.

Faible croissance du PIB et progression  du pouvoir d’achat
INSEE Première

Étienne Debauche, Franck Arnaud et Thomas Laurent
En 2014, la croissance de l’économie française est, comme l’année précédente, faible : le produit intérieur brut (PIB) en euros constants à progresser de + 0,2 % (+ 0,7 % en 2013). Le recul de l’investissement observé en 2013 s’accentue. La consommation des ménages accélère légèrement tandis que le pouvoir d’achat du revenu disponible des ménages croît faiblement, essentiellement en raison du dynamisme des prestations sociales en espèce et des revenus d’activité ainsi qu’au ralentissement des impôts. Le taux d’épargne des ménages s’est redressé, en revanche le taux de marge des sociétés non financières se dégrade de nouveau pour s’établir à 29,4 %, son  niveau le plus bas depuis 1985 (28,4 %).

La plus forte hausse du pouvoir d’achat depuis 2007
Note de conjoncture - INSEE

Anne-Juliette Bessone, Vladimir Passeron et Hélène Soual
Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), le pouvoir d’achat du revenu des ménages devrait, en raison de la stabilité des prix, continuer d’augmenter en 2015 (+ 1,9 % contre + 1,1 % en 2014). Le ralentissement des prélèvements obligatoires (+ 1,2 % en 2015, contre + 2 % en 2014) ainsi que le rebond des revenus de la propriété tendent à accroître le revenu des ménages en termes nominaux. Les revenus d’activité, en revanche, devraient progresser au même rythme qu’en 2014 (+ 1,4 %). Quant aux prestations sociales, celles-ci devraient augmenter à un rythme légèrement supérieur à celui de 2014 (+ 2,6 % contre + 2,3 %).

Stabilité du solde des transactions courantes
Balance des paiements et position extérieure de la France
Banque de France
En 2014, le solde des transactions courantes est déficitaire de 19,7 milliards d’euros, soit – 0,9 % du produit intérieur brut (PIB), après un déficit de – 0,8 % en 2013 et de – 1,2 % en 2012. Grâce à la baisse du prix du pétrole, le déficit des biens a nettement diminué, mais la diminution des excédents des services et des revenus primaires, ainsi que l’augmentation du déficit des revenus secondaires ont contrecarré l’évolution enregistrée au niveau des biens. Dans le domaine de l’investissement, le solde des investissements directs est reparti à la hausse et s’établit à 21 milliards d’euros. Les investissements directs français à l’étranger (IDE) ont à nouveau dépassé les investissements directs étrangers en France, ce qui a toujours été le cas depuis le début des années 2000 à l’exception de 2013.

Reprise des échanges avec les pays membres de l’UE
Le chiffre du commerce extérieur
DGDDI
En 2014, les exportations françaises sont restées relativement stables (+ 0,1 % contre - 1,2 % en 2013) tandis qu’en raison de la baisse des achats énergétiques liée à la chute du prix du pétrole et des volumes importés, les importations ont continué à diminuer (- 1,3 % contre – 2,3 % en 2013). L’allègement de la facture énergétique a ainsi permis d’améliorer le solde commercial qui atteint – 53,8 milliards d’euros à la fin de 2014 (contre – 60,8 milliards en 2013). Si les ventes des secteurs de l’aéronautique et du luxe, traditionnels points forts de la France, ont poursuivi leur progression, celles des produits agricoles et pharmaceutiques – moteurs de la croissance en 2013 – se sont, elles, en revanche contractées.

Le redressement des finances publiques
Rapport sur la situation et les perspectives des finances publiques
Cour des Comptes
Le redressement des finances publiques s’est poursuivi en 2014, mais à un rythme nettement plus lent qu’en 2013. Le déficit public n’a baissé que de 0,1 point – après 0,7 point en 2013 – pour s’établir à 4,0 % du produit intérieur brut (PIB). L’amélioration du déficit public provient surtout de celui des administrations locales. La dette publique, quant à elle, poursuit sa croissance à un rythme comparable aux années précédentes : elle s’établit à 95,6 % du PIB. Ces évolutions ont été moins bonnes que prévues et sont essentiellement imputables à une croissance économique proche de zéro en 2014 (+ 0,2 % en volume) et à des hausses de prélèvements moins importantes qu’en 2013 et 2012.

Également dans ce numéro

Fermob : la French touch à la conquête du monde
Le Journal de l’École de Paris du management

Bernard Reybier
Créée à la fin du XIXe siècle, par un maréchal-ferrant, l’atelier de ferronnerie qui deviendra Fermob est désormais une entreprise connue dans le monde entier. En 1989, lorsque Bernard Reybier rachète cette petite structure de neuf salariés de la région lyonnaise qui produit du mobilier de jardin, c’est avec le projet d’en faire une entreprise internationale. Le nouveau PDG met rapidement au point une stratégie très ambitieuse : viser le marché mondial et collaborer avec des designers de talent. Au début des années 1990, Fermob adopte, une organisation du travail innovante - afin de répondre à la saisonnalité de son marché-, accorde une place centrale au design  et intègre très tôt les principes du développement durable. Entreprise incarnant aujourd’hui parfaitement le savoir-faire français – la fameuse French touch, Fermob est choisi pour fournir en chaises les quartiers de Times Square et Broadway à New York, l’université Harvard ou le campus de Google à Mountain view.

Le coût des enfants pour la société
Revue de l'Ires
Antoine Math
En 2012, la France a, selon une étude réalisée pour le Haut conseil de la famille (HCF), consacré 480 milliards d’euros de biens et services pour la « production » et l’éducation des enfants de moins de 20 ans, soit environ 30 000 euros par enfant. Les biens et services autoproduits (activités domestiques non rémunérées) par les ménages représentent 40 % de ce coût global, contre 23 % pour ceux acquis sur le marché (« dépenses de consommation nettes des transferts monétaires non affectés des administrations »). Tandis que 38 % sont imputables aux dépenses publiques. Cette évaluation du « coût d’un enfant » permet de mesurer l’importance des moyens nécessaires à la reproduction de la société et de relativiser la contribution des entreprises aux frais d’éducation des enfants. Elle présente en outre l’intérêt de rappeler que l’immigration, souvent présentée comme un fardeau, offre la possibilité au pays d’accueil d’économiser une partie importante de ce coût global.

 

 

 

Auteur(s) moral(aux)

La Documentation française

La Documentation française

Tous les titres de l’éditeur

Problèmes économiques

Gagner du temps
Problèmes économiques extrait les articles les plus pertinents de la presse française et internationale pour donner une analyse distanciée de l'actualité économique

Rester informé
Grâce à la veille effectuée par la rédaction de la revue, aucune question économique importante n'échappe aux lecteurs.

 

La revue Problèmes économiques est née le 7 janvier 1948 de la fusion du Bulletin hebdomadaire d'informations économiques édité par la Documentation française et de la Revue hebdomadaire de la presse économique française publiée par le Centre national d'information économique (CNIE) de l'INSEE.

Elle a pour vocation, et ce dès son origine :

  • de rendre accessible au plus grand nombre l'information économique et sociale ;
  • d'être un outil de travail et de réflexion ;
  • de refléter ce que les revues françaises et étrangères, les instituts de conjoncture, les organisations internationales, les centres de recherche publient.

La revue est structurée autour d'un thème illustré par quatre ou cinq articles issus de revues françaises ou étrangères. Des articles indépendants viennent compléter le dossier.


Chaque année, deux numéros hors-série approfondissent, à partir d'articles inédits, des questions centrales de la science économique.

L'ensemble de ces numéros constitue une véritable collection, indispensable pour comprendre les grandes questions économiques.

Parution bimensuelle

 

Découvrez le n° spécial journées de l'économie - Lyon 2014  : Crise, croissance et modèle social [PDF, 4,2 Mo]

S'abonner à la revue
Poster un commentaire
* Champs obligatoires


Conformément à la loi Informatique et libertés du 6 janvier 1978, vous disposez d’un droit d’accès , de rectification et d’opposition relatif aux informations vous concernant Pour exercer ce droit, nous vous invitons à cliquer ici pour nous contacter.

 

Autres contenus apparentés