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Économie internationale

Mondialisation et inégalités

Problèmes économiques
N°3129 - Deuxième quinzaine mars 2016

Auteur(s) :

Editeur :

Année d'édition : 2016
Réf. : 3303332031290
64 pages, 21 x 27 cm

5,00

 

Les inégalités sont aujourd’hui de plus en plus marquées.  Les 1 % les plus riches de la planète concentrent plus de richesses que les 99 % restants. Parmi les facteurs explicatifs de ce phénomène, de nombreux économistes invoquent la mondialisation croissante.

Les inégalités sur le long terme
Science

Thomas Piketty et Emmanuel Saez
En Europe et aux États-Unis, les inégalités de revenus étaient élevées au début du XXe siècle et ont commencé à diminuer dans les années 1930…Avant d’augmenter à nouveau dans les années 1970-1980 jusqu’à atteindre, aux États-Unis, des niveaux encore plus hauts qu’en 1900. Grâce à de nouveaux outils statistiques élaborés par les économistes Thomas Piketty et Emmanuel Saez, une analyse historique mondiale peut aujourd’hui être apportée de l’évolution des inégalités au cours du XXIe siècle.

Pourquoi les inégalités nuisent à la croissance
Rapport

OCDE
Depuis plusieurs décennies, les inégalités se creusent au sein des pays développés mais aussi émergents. La mondialisation a provoqué l’essor d’emplois atypiques, ce qui a eu pour effet d’accroître les écarts de salaires et la précarité de l’emploi pour certains travailleurs. En 2008, l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a publié un rapport intitulé Croissance et inégalités, dans lequel elle étudiait l’évolution de ce phénomène au sein de ses pays membres. En 2011, un deuxième rapport Toujours plus d’inégalité : pourquoi les écarts de revenus se creusent, analysait plus en profondeur les origines des inégalités et en élargissait l’étude aux pays émergents. Dans un troisième rapport paru en 2015, l’OCDE propose plusieurs pistes de réflexion afin de réduire les inégalités, notamment la mise en œuvre de mesures structurelles.

Mesurer les inégalités
Alternatives économiques Poche

Florence Jany-Catrice
En plus de diviser sur leurs causes, les inégalités provoquent des débats concernant la manière de les mesurer. Car plusieurs types d’inégalités coexistent – sociales, de revenus, d’accès à la santé et à l’éducation, de patrimoine, etc. – et toutes requièrent des instruments de mesure spécifiques. Cette diversité brouille parfois le débat sur leur réduction, les acteurs ne parlant pas toujours de la même chose. D’autant que le phénomène ne s’évalue pas seulement à l’aide d’indicateurs quantitatifs mais aussi qualitatifs, beaucoup plus complexes à appréhender. Trouver de nouveaux instruments de mesure devient une urgence pour alimenter de façon pertinente la réflexion sur la question des inégalités.

Les inégalités demeurent en Amérique latine
Nueva Sociedad

Pierre Salama
La plupart des recherches portant sur l’évolution des inégalités de revenus dans les pays latino-américains montrent qu’elles auraient diminué dans les années 2000. Si, en effet, l’augmentation des salaires – plus rapide que la productivité –, la diminution de l’emploi informel et l’accroissement des dépenses sociales ont de manière générale contribué à une réduction significative des inégalités, celles-ci demeurent toutefois très élevées, notamment au Brésil. À partir de l’étude des déclarations fiscales des ménages, on observe moins une diminution des inégalités qu’un « déplacement » de ces dernières, dans la mesure où  les catégories sociales les plus aisées et les plus démunies ont vu leurs revenus augmenter dans la plupart des économies latino-américaines.

Comment réduire les inégalités
Foreign Affairs

Anthony B. Atkinson
Les inégalités continuent de se creuser dans les pays développés, et sont même devenues, dans certains cas, plus fortes que pour la génération précédente, constate l’économiste britannique Anthony B. Atkinson, un des plus grands spécialistes au monde de cette question. L’accroissement  ininterrompu de la part des très hauts revenus dans la répartition totale des richesses est la raison principale de ce creusement des inégalités. Les progrès technologiques ont notamment contribué à accentuer ce phénomène, les entreprises préférant investir dans des machines et de nouveaux logiciels plutôt que dans la main-d’œuvre pas ou peu qualifiée. L’auteur propose plusieurs mesures susceptibles de réduire les inégalités, comme la mise en place d’un système de redistribution des revenus plus progressif et l’instauration d’un revenu minimum de base.

Également dans ce numéro

Service public : évaluer l’Opéra de Paris 
Regards croisés sur l’économie

Julien Bouvet
Évaluer un service public consiste notamment à s’assurer que la contribution financière de l’État – 96 millions d’euros en 2014 pour un budget total de 200 millions d’euros dans le cas de l’Opéra de Paris – a été utilisée de façon optimale. Cette évaluation doit également permettre de vérifier que l’institution a atteint ses objectifs et que les bénéfices de ce service public pour la société sont supérieurs aux coûts de production. L’Opéra de Paris, dont la mission est de rendre accessibles à un large public les œuvres du patrimoine lyrique et chorégraphique et de favoriser la  création et la représentation d’œuvres contemporaines, atteint-il ses objectifs ? Dans la mesure où la part des Français qui assiste à ce type de spectacles n’est environ que de 4 % par an, l’auteur estime que davantage de mesures visant à élargir son audience, en particulier auprès des jeunes, devraient être prises par l’institution.

Le Pape François et l’économie
Informations et commentaires

R. P. Joseph Joblin
En 2015, le Pape François a abordé à de nombreuses reprises, lors de ses voyages, des questions économiques. Ces dernières ne peuvent être traitées, selon lui, sans prendre en considération les  conséquences notamment sociales des politiques  mises en œuvre en la matière. Deux textes concernent plus particulièrement les questions économiques et sociales, l’exhortation apostolique Evangelii gaudium et l’encyclique Laudato si ! Les discours du Pape permettent également de mieux comprendre l’évolution du christianisme social au cours des deux derniers siècles.

Royaume-Uni : Brexit or not Brexit ?
Conjoncture BNP-Paribas
Alexandra Estiot
Après sa victoire aux élections de mai 2015, le Premier ministre britannique, David Cameron, a annoncé qu’il souhaitait tenir un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’Union européenne (UE). Depuis, la menace d’un « Brexit », c’est-à-dire l’hypothèse d’une sortie de la GrandeBretagne de l’UE, agite les esprits. Lors du sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’UE en février dernier, David Cameron a réussi à obtenir un certain nombre de concessions de la part des 27 autres  États membres. Seront-elles suffisantes pour inciter les électeurs à voter en faveur du statu quo ? L’auteur revient sur le parcours européen du Royaume-Uni et analyse les enjeux pour l‘UE de la perte d’un État membre de cette importance.

 

 

 

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