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[Haut-Adige/Tyrol du Sud. Avers et revers du plurilinguisme, par Licia Bagini], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Rattachements du Trentin/Haut-Adige.
Jacques Leclerc – 2010 http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/europe/italietrentin.htm

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Mis à jour le 12/01/2011


Haut-Adige/Tyrol du Sud. Avers et revers du plurilinguisme

Licia Bagini*

L’Italie est divisée en vingt régions, dont cinq autonomes à statut spécial. Parmi celles-ci, le Trentin-Haut-Adige/Tyrol du Sud, situé au nord-est du pays, est frontalier de l’Autriche et de la Suisse. Sur une superficie de 13 607 km², il regroupe 1 028 260 habitants(1). Le nom de cette région provient de ses deux « provinces » : au sud, le Trentin (524 826 habitants), dont le chef-lieu est Trente ; au nord, le Haut-Adige/Tyrol du Sud (503 434 habitants), dont le chef-lieu est Bolzano/Bozen/Bulsan. Cela donne, en italien, Trentino-Alto Adige et, en allemand, Trentino-Südtirol, l’accent étant mis dans le premier cas sur le fleuve Adige, dans le second sur la région du Tyrol dont une partie appartient à l’Autriche. On comprend, dès lors, que l’optique n’est pas la même(2). Seules provinces autonomes en Italie, elles jouissent d’une large marge de manœuvre.

Le poids du passé

Durant cinq siècles, le Haut-Adige/Tyrol du Sud a fait partie de l’Empire romain mais, à la chute de ce dernier, la région est progressivement entrée dans une aire linguistique et culturelle essentiellement germanique(3). A partir de 1248, on a commencé à la désigner sous le nom de Tyrol, du patronyme des comtes qui y détenaient le pouvoir. Entre 1802 et 1918, dans le cadre de l’Empire austro-hongrois, elle a été intégrée au Tyrol autrichien mais, à partir du milieu du XIXe siècle, des tensions nationalistes sont apparues entre communautés germanophones et italophones, les Trentins manifestant des velléités autonomistes. Ces revendications en faveur de la séparation sont à l’origine de l’irrédentisme qui est l’une des causes de l’entrée de l’Italie dans la Première Guerre mondiale(4).

Tout a basculé à la fin de la guerre, lorsque le Tyrol du Sud et le Trentin sont devenus italiens. En 1919, le traité de Saint-Germain-en-Laye a en effet divisé la région en deux parties distinctes, à savoir d’une part le Tyrol du Nord et de l’Est devenu Land autrichien (dont les villes principales sont Innsbruck et Lienz) et d’autre part le Trentin-Tyrol du Sud, région italienne (dont les villes principales sont Trente et Bolzano). Or, cette partition s’est faite dans le non-respect du principe d’autodétermination des germanophones et des Ladins.

Benito Mussolini, de son arrivée au pouvoir en 1922 jusqu’en 1943, a mené une politique d’italianisation du Haut-Adige/Tyrol du Sud qui s’est traduite par des mesures d’assimilation et de rééducation politico-culturelle des germanophones, lesquels constituaient à l’époque 90 % de la population de la région. Le fascisme s’est tout d’abord attaqué à l’élément primordial, à savoir la langue : on a ainsi procédé à l’italianisation des patronymes et toponymes, ainsi qu’à l’interdiction de l’enseignement en langue allemande, laquelle était bannie de la vie publique. La volonté d’anéantir « l’élément étranger » était telle que, même l’appellation Tyrol a alors été interdite. Durant cette période, les germanophones ont aussi été victimes de discriminations dans le domaine professionnel, se voyant fréquemment exclus du secteur public et remplacés par des italophones. A partir de 1935, B. Mussolini a favorisé l’installation dans la région de filiales de grandes entreprises de Lombardie et du Piémont, comme Lancia de Turin, et d’Italiens en provenance d’autres régions. Lorsqu’a été décrétée l’interdiction d’embaucher des travailleurs germanophones dans ces nouvelles entreprises, nombre de ces derniers ont alors choisi de partir pour le Tyrol autrichien.

En 1938, les habitants du Tyrol se mettent à espérer que l’occupation de l’Autriche par le IIIe Reich ouvre la voie d’une réunification avec l’Autriche. Mais, en 1939, Hitler et Mussolini choisissent une autre option en signant un pacte aux termes duquel les germanophones de cette province se voient offrir la possibilité de prendre la citoyenneté allemande s’ils quittent le sol italien pour s’installer dans les territoires occupés par les Allemands, où on leur promet logement et emploi : 85 % des Tyroliens du Sud se déclarent volontaires, mais le mouvement est interrompu par le déclenchement de la guerre. Seule une petite partie d’entre eux aura le temps de quitter l’Italie où, d’ailleurs, certains retourneront à la fin du conflit.

À la suite du débarquement des troupes alliées en Italie du Sud, l’armée italienne capitule sans condition le 8 septembre 1943, alors que le nord du pays est envahi par la Wehrmacht. La région du Trentin-Haut-Adige/Tyrol du Sud fait alors partie de la Zone d’opération des Préalpes (ZOP), région que d’ailleurs les fascistes contrôlent difficilement. La langue allemande est alors restaurée dans les emplois publics, l’école, la presse, les patronymes, les toponymes, et les italophones subissent à leur tour des discriminations. Cette occupation nazie contribue à développer un sentiment national très fort chez les Italiens, sentiment qui va au-delà des différentes appartenances politiques.

Juste après la fin de la guerre, naît le Südtiroler Volkspartei (SVP), formation qui réclame le droit à l’autodétermination, l’annexion à l’Autriche ou, éventuellement, la création d’un État autonome, le Tyrol(5). Mais, comme à la fin de la Première Guerre, la population n’est alors pas consultée quant à ses aspirations. Vingt ans de fascisme et vingt mois d’occupation nazie ont donc généré une sorte de distorsion de la vision du passé dans les deux communautés allemande et italienne, nourrissant des ressentiments réciproques.

Autonomie et protection des minorités linguistiques

Face à une situation tendue, les Alliés incitent l’Italie et l’Autriche, dans le Traité de Paris signé le 5 septembre 1946, à élaborer une politique pour la protection des germanophones dans le Haut-Adige. Celle-ci se concrétise dans l’accord italo-autrichien De Gasperi-Gruber (du nom des ministres des Affaires étrangères), qui entre en vigueur en 1948 : ce texte, qui accorde à la région un statut d’autonomie, reconnaît notamment le droit d’utiliser la langue allemande dans les écoles ainsi que le recours à égalité à l’allemand et à l’italien dans l’administration publique et dans les toponymes ; il prévoit une répartition équitable des postes publics entre groupes linguistiques ainsi qu’une circulation plus aisée des personnes et des marchandises entre les deux Tyrols. Il affirme que les germanophones doivent jouir des mêmes droits que les Italiens, mais n’évoque pas le sort des Ladins. Cette politique de protection des minorités linguistiques trouve une confirmation dans la nouvelle Constitution italienne, entrée en vigueur le 1er janvier 1948.

Malheureusement, la mise en application de ces différentes mesures se fait attendre, suscitant un mécontentement général et un climat de tensions qui se traduiront même par des actes terroristes, une trentaine d’années durant(6).

En 1960, l’Autriche, qui se considère comme la puissance protectrice des germanophones du Tyrol du Sud, saisit (à la demande du SVP) les Nations unies pour obtenir l’ouverture du dialogue avec Rome et l’entrée en vigueur du statut d’autonomie. L’ONU incite l’Italie et l’Autriche à négocier, reconnaissant ainsi, de manière implicite, le droit de Vienne de veiller sur le sort des Tyroliens du Sud. Après des pourparlers longs et délicats entre le gouvernement italien et le SVP, un nouveau statut d’autonomie est élaboré en 1972, affirmant deux nouveaux principes : le bilinguisme obligatoire dans l’administration publique (trilinguisme dans les vallées ladines) et la règle de proportionnalité dans la vie politique et sociale.

Il faudra, toutefois, attendre une vingtaine d’années pour que soient appliquées ces dispositions : le 11 juin 1992, avec l’accord des autorités du Haut-Adige/Tyrol du Sud, l’Autriche déclare, devant les Nations unies, résolu le conflit (Streitbeilegungserklärung) avec l’Italie, mettant ainsi officiellement un terme aux négociations entre les deux pays à propos de cette région. En 2001, à la suite de l’adoption de la nouvelle loi constitutionnelle relative au fédéralisme, le nom Südtirol est introduit dans la Constitution italienne à côté de Alto Adige.

Karl Gruber et Alcide De Gasperi

Le 5 septembre 1946, Karl Gruber et Alcide De Gasperi signent le Traité de Paris.

© « Das Land Südtirol » – Landespresseamt Bozen

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Situation linguistique actuelle

Selon le recensement de 2001(7), 69,15 % de la population du Tyrol du Sud appartient au groupe de langue allemande, présent surtout dans les campagnes et dans les vallées montagneuses, 26,48 % au groupe de langue italienne, qui vit en majorité dans les centres urbains et 4,37 % au groupe de langue ladine, concentré principalement dans le val Badia et le val Gardena.

Géographie linguistique du Trentin/Haut-Adige

Géographie linguistique du Trentin_Haut Adige

Depuis 1994, le personnel du secteur public et des entreprises travaillant avec celui-ci doit utiliser les langues allemande et italienne – ainsi que le ladin dans les vallées où il est pratiqué par la majorité. Des examens linguistiques écrits et oraux de différents niveaux sont sanctionnés par des diplômes officiels qui peuvent être exigés pour certains recrutements. Les Ladins, eux, ont la possibilité de passer un examen spécifique pour tester leur trilinguisme.

Le bilinguisme est très largement pratiqué : l’allemand et l’italien(8) sont, par exemple, utilisés dans la toponymie(9), au sein du Conseil provincial, de l’administration et des services judiciaires. Les médias (presse écrite, radio, télévision), quant à eux, sont déclinés dans les trois langues.

L’école est évidemment un outil fondamental pour le développement du bilinguisme(10). Seule la langue maternelle est utilisée dans les crèches et les écoles maternelles. Du primaire au supérieur, l’allemand est obligatoirement enseigné en tant que deuxième langue vivante dans les écoles italiennes, et vice-versa. Les institutions scolaires sont donc séparées en fonction de la langue adoptée.

Une procession de Ladins à Kolfuschg/Colfosco

Une procession de Ladins à Kolfuschg/Colfosco.

© « Das Land Südtirol » – Landespresseamt Bozen

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Quant au système proportionnel ethnique, il vise à une répartition équilibrée des emplois dans le secteur public, des avantages sociaux (c’est le cas, par exemple, pour l’attribution de logements sociaux), mais aussi des sièges dans les différentes assemblées. La représentativité ethnique est établie à partir du recensement de la population et de la déclaration d’appartenance à un groupe linguistique(11). En effet, les salariés des services de l’administration publique ou des services qui ont été privatisés comme la Poste ou les Chemins de fer, de même que les membres des associations sportives et culturelles qui demandent des aides financières doivent se soumettre à cette déclaration. Le tribunal de Bolzano reçoit les déclarations et délivre les certificats d’appartenance à un groupe linguistique, la déclaration pouvant être modifiée à tout moment.

S’il est vrai que ce système introduit une plus grande justice dans la distribution des postes de travail et des avantages sociaux, condition nécessaire à une coexistence pacifique, il fait l’objet d’un certain nombre de critiques. Ainsi, lors des concours publics, les quotas peuvent être plus déterminants que le niveau de connaissances du candidat. En outre, choisir un groupe ethnique n’est pas évident pour les couples « mixtes » ni pour leurs enfants. Le choix est encore plus malaisé pour les étrangers ayant obtenu la nationalité italienne. Souvent, ils optent pour le groupe majoritaire, avec l’idée que cela facilitera leur recherche d’un emploi et d’un logement social. Pour certains, la déclaration d’appartenance à un groupe ethnique ne fait que renforcer les clivages entre les trois groupes. Le mouvement Objecteurs ethniques, petit groupe difficile à situer politiquement et qui a fait parler de lui au début des années 2000, a demandé même la fin de la « séparation ethnique » qui, à ses yeux, conduirait la société sud-tyrolienne vers un certain immobilisme.

Une cohabitation délicate

Si le plurilinguisme est bien réel dans cette région, toutefois, les italophones rencontrent des difficultés dans l’utilisation de la langue allemande. En effet, l’allemand standard (Hochsprache), enseigné à l’école, est utilisé dans les situations formelles ; en revanche, dans les autres occasions, on pratique plutôt le tyrolien du Sud (Südbairisch). La diglossie(12) du groupe allemand fait obstacle à une véritable diffusion du bilinguisme parmi les italophones, qui apprennent l’allemand mais ne comprennent pas le tyrolien.

Socialement, la séparation entre les groupes linguistiques commence dès l’école maternelle ; dans leur très large majorité, les mariages sont endogames et les trois quarts de la population ont des amis dans leur groupe linguistique, ce qui ne facilite pas l’utilisation d’une autre langue. Dans les zones rurales et les villages de montagne, les occasions sont rares de parler une autre langue que la sienne, à la différence des villes où elles le sont moins. Ceci est notamment le cas chez les jeunes, dont 25 % n’hésitent pas à échanger dans la langue de « l’autre » quand ils sont entre amis.

Depuis une dizaine d’années, le Haut-Adige/Tyrol du Sud fait partie de l’Euregio Tirolese, projet commun de coopération économique, politique et culturelle entre les régions qui constituaient le Tyrol historique. L’adhésion de l’Autriche à l’Union européenne, en 1995, a certes facilité les échanges transfrontaliers dans cette région mais n’a pas bouleversé le paysage : les étudiants du Tyrol du Sud pouvaient auparavant fréquenter l’université d’Innsbruck, par exemple, et voir leurs diplômes reconnus par l’Etat italien ; de même, les Tyroliens pouvaient se faire soigner dans les hôpitaux de Bolzano ou Innsbruck...

Toutefois, malgré des projets de ce type, des tensions perdurent entre cette région et le gouvernement italien. Périodiquement, des groupes germanophones relancent la question de l’autodétermination. En novembre 2010, par exemple, le Süd-Tiroler Freiheit a annoncé son intention d’organiser un sondage auprès de la population de la région sur son désir de rester ou non au sein de l’État italien. Les résultats du sondage, prévu pour janvier 2011, s’ils penchent en faveur de la séparation, devraient pousser le parti à demander la tenue d’un référendum. De concert avec le SVP et d’autres partis politiques, le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a durement condamné cette initiative, qu’il a qualifiée de « provocation d’un groupe extrémiste ». Le ministre en a profité pour rappeler au Süd-Tiroler Freiheit que la revendication d’une double nationalité (italienne et autrichienne) n’a pas le soutien de la majorité du gouvernement autrichien, pour lequel les germanophones du Tyrol du Sud ne sont plus victimes de discriminations.

De son côté, une partie de la communauté ladine demande la création d’une nouvelle province autonome, dans laquelle seraient regroupés les 36 000 Ladins qui vivent actuellement entre Bolzano, Trente et Belluno en Vénétie. Le mouvement Autonomia Ladina Dolomites demande ainsi que la Ladina devienne la troisième province de la région Trentin Haut-Adige/Tyrol du Sud.

La situation du Haut-Adige/Tyrol du Sud et sa spécificité linguistique sont mal connues des Italiens des autres régions et les médias l’évoquent rarement. Pourtant, le revenu par habitant y est parmi les plus élevés du pays et il fait partie des dix régions les plus riches de l’Union européenne. Par méconnaissance de l’histoire, les Italiens ont tendance à juger incongru l’emploi prédominant de la langue allemande et déplacées les revendications d’une minorité de germanophones qui demandent la séparation d’avec l’Italie. Bien souvent, les sentiments de cette minorité sont attribués à l’ensemble des germanophones.

Le plurilinguisme qui règne dans cette région devrait être vécu aujourd’hui comme une richesse culturelle, totalement en phase avec le contexte d’européanisation et de mondialisation. La majorité de ses habitants reconnaissent d’ailleurs que la coexistence, actuellement moins problématique que par le passé, peut être considérée comme positive. Toutefois, elle continue à se faire sur des bases plus séparatrices qu’unificatrices. Depuis quelques années, des voix s’élèvent en faveur d’une réforme visant à aller au-delà de cette répartition ethno-linguistique qui renvoie à une conception identitaire réductrice.

Notes
(1) Données ISTAT, 1er janvier 2010.
(2) Cet article tient compte des informations données par les sites de la région Trentin-Haut-Adige et de la province autonome de Bolzano. Voir également Licia Bagini, « Le cas du Haut-Adige/Tyrol du Sud », Cahiers du Mimmoc, n° 3, 2007, http://cahiersdumimmoc.edel.univ-poitiers.fr/document.php?id=356.
(3) Les populations autochtones parlant le ladin (langue qui proviendrait de la fusion de celle parlée par les Rhètes et du latin) se sont alors peu à peu retirées dans des vallées montagneuses difficiles d’accès. On y trouve, aujourd’hui encore, des minorités linguistiques ladines.
(4) A la différence de l’irrédentisme italien, celui des Trentins ne demandait pas l’annexion du Haut-Adige à l’Italie, se limitant à vouloir la « libération » de la région de Trente, majoritairement de langue et de culture italiennes.
(5) Démocrate-chrétien à l’origine, le SVP est un parti qui souhaite aujourd’hui se positionner en dehors des blocs politiques au Parlement. Il œuvre à renforcer l’autonomie de la province et se présente comme « le parti de la population allemande et ladine du Tyrol du Sud ». Il s’oppose au très actif Süd-Tiroler Freiheit, parti né en 2007 et qui compte deux élus au Conseil provincial mais reste isolé dans la région et, plus encore au niveau national.
(6) En particulier, le Comité pour la libération du Tyrol du Sud (Befreiungsausschuss Südtirol, BAS) se battra pour la réunification du Tyrol au sein de l’Autriche.
(7) Les recensements sont organisés tous les dix ans. Le prochain aura donc lieu en 2011.
(8) L’utilisation du ladin est plus réduite.
(9) http://wapedia.mobi/it/Lingue_della_provincia_autonoma_di_Bolzano.
(10) Soulignons que le ladin est enseigné sur un nombre d’heures très limité, seulement dans les vallées ladines où il n’y a que des écoles primaires et, éventuellement, des collèges. On ne peut donc parler d’un véritable trilinguisme !
(11) http://www.provincia.bz.it/astat/downloads/Gruppi%20linguistici.pdf.
(12) Le terme diglossie désigne l’état dans lequel se trouvent deux systèmes linguistiques coexistant sur un territoire donné, et dont l’un occupe, le plus souvent pour des raisons historiques et politiques, un statut social inférieur. Les langues en contact ont des fonctions différentes (on peut avoir, par exemple, une langue « formelle » et une langue « privée »).

Pour citer cet article : Licia Bagini, « Haut-Adige/Tyrol du Sud. Avers et revers du plurilinguisme », Grande Europe n° 28, janvier 2011 – La Documentation française © DILA

 

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