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Pays-Bas. Quel avenir pour les polders ? par Servane Gueben-Venière, Lydie Goeldner-Gianella, Geneviève Decroix

[Pays-Bas. Quel avenir pour les polders ? par Servane Gueben-Venière, Lydie Goeldner-Gianella, Geneviève Decroix], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Digue du Perkpolder, polder agricole destiné à être transformé en pré-salé à fonction défensive.
Lydie Goeldner-Gianella – août 2006

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Mis à jour le 12/04/2010

Introduction

Face à l’intensification de l’érosion et à l’élévation prévisible du niveau marin de plus d’un mètre d’ici 2100, les ingénieurs néerlandais développent des solutions combinant défense côtière et fonctions économiques, comme les dépoldérisations permettant un retour maîtrisé de la mer dans les terres.


Pays-Bas. Quel avenir pour les polders ?

Servane Gueben-Venière*, Lydie Goeldner-Gianella**, Geneviève Decroix***

Après des siècles de lutte contre la mer et la mise en place progressive d’une politique offensive de protection côtière, les Pays-Bas font face à une intense érosion de leurs côtes et à un risque de submersion marine. Ils s’attendent de surcroît à une élévation du niveau marin de plus d’un mètre à l’horizon 2100. En l’absence de politique d’adaptation au changement climatique, plus de la moitié de la population néerlandaise serait affectée, notamment dans les régions de polders. On aurait pu penser, compte tenu du traumatisme laissé dans la mémoire collective par la tempête meurtrière de 1953, que les ingénieurs hollandais iraient dans le sens d’un renforcement systématique des digues. Il n’en est rien et les solutions proposées sont diversifiées et innovantes.

Un pays de polders menacé par le changement climatique

Plusieurs grands acteurs (le clergé, la noblesse, les grands ingénieurs flamands et hollandais, la bourgeoisie commerçante et, enfin, l’Etat) ont contribué, à partir du XIe siècle, à mettre en œuvre une politique de poldérisation qui a permis de conquérir 6 à 7 000 km² de terres sur les eaux (carte 1), pour des raisons démographiques, alimentaires et économiques. Si les progrès techniques permettent aujourd’hui de conquérir des étendues toujours plus grandes sur la mer, les Pays-Bas ne construisent plus de polders agricoles depuis les années 1980, du fait des dommages écologiques entraînés par cette technique d’aménagement(1) (disparition de marais, déclin de la biodiversité). Néanmoins, un tiers du pays est désormais situé sous le niveau de la mer, ce qui le rend particulièrement vulnérable au changement climatique et notamment à l’élévation du niveau de la mer et aux tempêtes.

Carte 1
Les polders aux Pays-Bas et le Plan Delta 2

Sans titre-1

 

Les modélisations du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC, ONU) indiquent, pour le sud de la mer du Nord, une réduction de la fréquence des tempêtes mais une augmentation de leur intensité au cours du XXIe siècle. Les effets en seraient une amplification de l’érosion côtière et des submersions marines. Avec 85 % de leur littoral situé sous la cote des 5 mètres(2), les Pays-Bas sont donc particulièrement menacés par la submersion. Toutefois, compte tenu des incertitudes émises par le GIEC et par l’Institut royal néerlandais de météorologie sur la capacité à modéliser correctement l’évolution du climat, les Pays-Bas ont choisi de garder pour référence la limite supérieure du modèle le plus extrême, tout en portant leur attention sur certains phénomènes sous-estimés selon eux, telle la compaction sédimentaire. En effet, ce pays connaît un mouvement d’affaissement naturel particulièrement fort dans la région de delta de la Zélande(3), auquel s’ajoute une subsidence anthropique qui résulte de plusieurs siècles de poldérisation, par endiguement et drainage des terres. Ainsi, paradoxalement, les poldérisations passées ont contribué à renforcer la vulnérabilité du pays face à la mer.

Les impacts du changement climatique seront importants : dans le cas de submersions liées à une élévation de 1 mètre du niveau marin, les Pays-Bas pourraient voir concernés 67 % de leur population, 69 % de leur PIB et 6,7 % de leurs terres. Le littoral de ce pays serait, avec celui de l’Allemagne, le plus affecté en Europe par le changement climatique. Or, il est fréquemment démontré qu’une adaptation préventive serait moins onéreuse qu’une réaction tardive et ponctuelle. Ainsi, les coûts d’adaptation à cette élévation de 1 mètre représenteraient 5,5 % du PIB néerlandais actuel, chiffre très inférieur à ce qu’il serait pour des dommages sans adaptation.

Une politique d’adaptation plus respectueuse de la nature

D’importantes mesures de protection contre la mer ont été mises en œuvre depuis la tempête catastrophique de 1953. En Zélande, on a construit d’immenses barrages anti-tempêtes isolant de la mer les différents bras des estuaires et raccourcissant considérablement la ligne de digues à rehausser (Plan Delta). Ces barrages et les digues voisines sont désormais capables de résister à des tempêtes très sévères, susceptibles de se produire une fois en 10 000 ans pour les zones urbanisées et une fois en 4 000 ans pour les espaces ruraux. Sous l’effet du changement climatique, un nouveau Plan Delta(4), qui concerne tout le pays, a été adopté (carte 1) : sans perdre  la priorité sécuritaire, l’objectif global est de privilégier des solutions soutenables, prenant en considération une zone côtière plus large en interaction avec l’arrière-littoral et une vision à long terme. Deux idées fortes se dégagent de cette évolution : « construire avec la nature » et envisager la mer et les eaux fluviales comme des alliées de l’aménagement du territoire. En effet, le changement climatique aura un impact sur l’élévation du niveau marin mais aussi sur le débit croissant des fleuves. Pour mettre en œuvre cette politique globale de gestion des eaux, le plan table sur une élévation du niveau marin de 1,30 mètre d’ici 2100 et de 4 mètres d’ici 2200. L’augmentation des précipitations se traduira par des débits pouvant croître de plusieurs centaines à plusieurs milliers de mètres cubes par seconde. Dans ce contexte, le plan Delta 2 recommande une protection des côtes contre l’érosion et la submersion et une amélioration de l’évacuation des eaux fluviales dans les conditions les plus extrêmes (lorsque les barrages anti-tempêtes sont fermés). Le coût annuel de cette politique sera compris entre 2,5 et 3,1 milliards d’euros jusqu’en 2050. L’objectif est aussi d’amener les mentalités à évoluer en faisant accepter à la population que le retour maîtrisé de l’eau peut permettre de nouveaux usages et opportunités de développement : « Pendant des siècles, nous avons maintenu la mer et les rivières à distance avec de lourds moyens de défense. [...] Au lieu de contenir l’eau à nos portes, nous devons lui donner de l’espace et la laisser pénétrer dans nos vies quotidiennes »(5). Dans cette optique, les aménageurs privilégient désormais un panel de réponses combinant différentes formes d’adaptation.

Le rechargement des dunes occupe une large place dans les recommandations des chercheurs et de la commission Delta relatives aux côtes sableuses de Zélande, de Hollande et de la mer des Wadden (carte 1). Afin que ces côtes ne reculent pas, une alimentation en sable de 7 millions de m3 sera nécessaire pour compenser une élévation marine d’un millimètre. La commission recommande donc un rechargement annuel de 85 millions de m3 de sable d’ici 2050. Le rechargement est également envisagé pour créer des bancs de sable artificiels face aux côtes de la Zélande. Cette solution – moins coûteuse que la création ex nihilo d’îles amphibies, envisagée un moment – permettrait de diminuer la force des vagues lors de surcotes coïncidant avec de fortes marées. Par ailleurs, les experts projettent aussi une intensification de ce rechargement pour élargir d’un kilomètre vers la mer le littoral hollandais et zélandais. Cette progression vers la mer créerait de nouveaux espaces naturels et permettrait de mieux protéger les polders situés à l’arrière des cordons dunaires, mais elle nécessite d’approfondir les études d’impact des extractions de sable.

Par ailleurs, les niveaux de sécurité actuellement offerts par les digues devront être améliorés par un facteur 10 d’ici 2050. En effet, les standards actuels datent des années 1960, alors que la densité démographique et la valeur économique des polders n’ont cessé d’augmenter. Les digues devront donc être rehaussées et consolidées selon des modalités à définir d’ici 2013. La commission prévoit d’ores et déjà un renforcement de certaines digues de l’Escaut oriental, de celles de l’Escaut occidental – estuaire non barré car menant au port d’Anvers – ainsi que des digues de la côte nord du pays et des îles de la mer des Wadden (carte 1). Les barrages actuels peuvent maintenir un niveau de sécurité très satisfaisant en résistant à une élévation marine de 50 centimètres pour le barrage mobile de Rotterdam et de 1 mètre pour le barrage fixe de l’Escaut oriental. Après 2050, la fermeture des barrages devrait être de plus en plus fréquente et pourrait coïncider avec des débordements fluviaux accrus. Les adaptations recommandées portent donc en priorité sur l’évacuation des surplus d’eaux fluviales et consisteraient à créer de nouveaux bassins de rétention d’eau, mobilisables lors de tempêtes extrêmes  et dans lesquels des maisons amphibies voire flottantes pourraient être aménagées. Ainsi, lorsque tous les barrages seront fermés, la Hollande méridionale fonctionnera par exemple comme une zone endiguée sans avoir eu recours au rehaussement systématique de ses digues. Une autre forme de protection des polders agricoles consisterait à rehausser leur niveau altimétrique en y injectant du sable, grâce aux progrès techniques récents dans l’approvisionnement en sable, le terrassement et la fertilisation des sols. Ainsi, en cas de brèches dans les digues, le niveau des polders ne serait plus inférieur au niveau du plan d’eau marin, ce qui limiterait les submersions.

Une politique oscillant entre contraintes et innovations

L’originalité de cette nouvelle politique de défense contre la mer réside dans le compromis qu’elle opère entre, d’un côté, la prise en compte d’une forte crainte de la mer et de la volonté de lui résister et, de l’autre, des formes d’ingénierie innovantes, lui laissant au contraire plus de place.

Régulièrement frappés au Moyen Age par des tempêtes mémorables, les Pays-Bas ont aussi été durement touchés par celle qui s’est déchaînée du 31 janvier au 2 février 1953 et a fait 1 800 victimes. Les surfaces submergées s’étendaient sur 200 000 hectares environ en Zélande et au sud de la Hollande méridionale, où des îles entières ont disparu sous les flots. L’importance sociale de cette tempête s’explique aussi par sa concentration géographique et la pénétration de la mer jusqu’à environ 70 kilomètres à l’intérieur des terres, dans des régions agricoles aux fortes densités. Comme le note P. Leroy, « les Pays-Bas ne peuvent se comprendre sans cette relation amour-haine existentielle avec l’eau »(6). De peur que l’oubli ne s’empare des jeunes générations, des panneaux ont été installés le long de la ligne originelle du rivage, avant la conquête des polders. En Zélande, dont la devise face à la mer a toujours été « luctor et emergo »(7), plusieurs monuments permettent de se remémorer le drame et rappellent la faiblesse permanente de l’homme face à la mer. Sur l’île de Schouwen-Duiveland, complètement submergée en 1953, un musée commémoratif du désastre a été récemment construit. Les Zélandais qui se trouvaient sur place en 1953 ont eu le sentiment d’avoir vécu une « guerre ». Une politique trop mesurée face à la mer, et non plus offensive comme elle l’a été par le passé, serait ainsi difficilement acceptée. Dès lors, le choix d’une protection forte des dunes et d’un relèvement des digues est largement lié à cette demande sociale de résistance : dans ce pays, « tenir face aux flots, voici la règle cardinale d’une bonne gestion du littoral »(8).

Cette importance exacerbée donnée aux tempêtes et à la submersion marine constitue sans doute l’une des explications de l’essor limité de la « dépoldérisation » aux Pays-Bas. Par dépoldérisation, nous entendons le retour de la mer dans les polders à travers des écluses ou des brèches volontaires. Ainsi, même si la taille moyenne des sites dépoldérisés paraît importante, c’est le type de dépoldérisation et non leur étendue qu’il faut prendre en considération (carte 2). En l’occurrence, les véritables dépoldérisations de polders maritimes sont exceptionnelles pour l’instant (un cas réalisé, un cas décidé, les autres n’étant encore qu’à l’état de projets), les autres exemples de dépoldérisation sont soit partiels (deux cas), soit accidentels (deux cas), soit ne concernent que des petits polders d’été (cinq cas)(9). La dépoldérisation n’est pas non plus mentionnée explicitement dans le Plan Delta 2 ; seul le programme « A room for the river » indique que des terres bordant les fleuves et les rivières, dans la région du Krammer-Volkerak Zoommeer, devront être réquisitionnées pour créer dans des polders de nouveaux bassins de rétention d’eau. Les Zélandais interrogés sont généralement choqués par l’idée de restitution des polders à la mer car ce sont pour eux des terres difficilement conquises, qui font la fierté du pays, en particulier en Zélande. Rendre les polders à la mer serait un « gâchis ». Cette fierté nationale est inculquée dès l’école ; même les écologistes y sont sensibles. A contrario, le long de l’Escaut occidental, où les polders ont été relativement épargnés en 1953 et où les mentalités sont peut-être moins sensibilisées à la question de la défense contre la mer, les projets de dépoldérisation fleurissent depuis plusieurs années et devraient couvrir à terme 600 hectares. Cependant, ces dépoldérisations ont été décidées ou sont projetées pour compenser les pertes écologiques résultant des creusements successifs de l’Escaut occidental(10). Elles ne sont donc pas envisagées comme stratégie de protection côtière face à l’élévation du niveau marin.

Certains ingénieurs hollandais envisagent pourtant la dépoldérisation comme une réponse au changement climatique. Quelques-uns se sont effectivement investis dans le réseau européen ComCoast(11), financé dans le cadre du programme Interreg IIIb pour la mer du Nord. Ce projet a permis aux partenaires de cinq pays de proposer des solutions innovantes de protection côtière. ComCoast s’est appuyé sur des études de cas combinant défense côtière et fonctions économiques et sociales, dans le but de façonner, pour l’avenir, des côtes plus sûres et plus attractives. En l’occurrence, l’une des méthodes, expérimentée du « côté terrestre », consisterait à pratiquer des dépoldérisations. En Groningue, dans le nord du pays, la dépoldérisation du Breebaart est partielle : elle permet de faire revenir la mer de façon régulée dans le polder, pour réduire sa vulnérabilité face à des submersions ponctuelles et rétablir la migration des poissons vers l’intérieur des terres. Cette dépoldérisation permet en parallèle de développer une activité piscicole, plus porteuse que l’agriculture qui y était pratiquée auparavant. En Flandre zélandaise, depuis la construction d’un tunnel sous l’Escaut occidental, le port de ferries du Perkpolder a été déserté. Le Rijkswaterstaat(12) – pilote du projet –, le réseau Comcoast, deux collectivités territoriales (la province de Zélande et la commune de Hulst), une association de drainage et quelques partenaires privés ont décidé de dépoldériser le site, tout en y développant de nouveaux usages socio-économiques.

Carte 2
La dépoldérisation aux Pays-Bas

Carte : dépolderisation aux Pays-Bas

L’objectif, en termes de défense côtière, est d’expérimenter la technique du managed realignment(13), déjà pratiquée en Grande-Bretagne depuis une vingtaine d’années. Il s’agit, après avoir rouvert la digue donnant sur l’estuaire, de laisser la marée envahir une partie de l’ancien polder afin qu’un pré-salé se reconstitue. La surface de ce dernier pourra croître avec l’élévation du niveau marin et, lors de tempêtes, amortir la force des vagues avant que celles-ci ne s’abattent sur la deuxième ligne de digue.

Au fil des plans, resurgit la figure de l’ingénieur hollandais réalisant des projets d’une grande maîtrise technique. Ainsi, après avoir largement exporté en Europe et dans le monde leur savoir-faire en matière de poldérisation, après avoir été les premiers à construire un barrage anti-tempête perméable(14) dans l’Escaut oriental, les Pays-Bas se tournent aujourd’hui vers de nouvelles solutions de défense côtière, innovantes et plus respectueuses de l’environnement. L’élévation du niveau marin ne se présente pas tant comme un problème technique pour les Pays-Bas – en dépit de leur forte vulnérabilité au changement climatique – que comme une « opportunité » à saisir pour façonner sur le long terme un littoral sûr et attractif, sur les plans socio-économique et environnemental. Toutefois, même si l’implication des ingénieurs hollandais dans le programme ComCoast dénote de leur part une certaine ouverture d’esprit, les techniques innovantes, telle la dépoldérisation à visée défensive (managed realignment), ne sont développées que de façon expérimentale, sans être mises en exergue par la commission Delta. Cela se justifie sans doute par le souvenir encore vif de la tempête meurtrière de 1953, mais n’empêche pas les Pays-Bas de conserver leur renommée technique internationale et de continuer à exporter leur savoir-faire en Chine, en Inde ou au Brésil.

Notes
(1) Les conquêtes sur la mer se poursuivent toutefois pour des raisons défensives ou d’agrandissement portuaire, en prenant le plus souvent la forme de remblaiements.
(2) Dans une tranche large de 10 kilomètres.
(3) Province maritime du sud-ouest, littéralement « Terre de la mer ».
(4) Plan Delta 2, issu du rapport de la Commission Delta de 2008. Début de mise en œuvre en février 2010.
(5) Rijkswaterstaat (voir note 12), communiqué de presse, mai 2002.
(6) P. Leroy, « Rendre les Pays-Bas à l’eau ? Le rude défi du changement climatique », Septentrion, n° 2, 2006.
(7) Littéralement « je lutte (contre la mer) et j’émerge ».
(8) A. Miossec, La gestion de la nature littorale en France atlantique. Etude comparative (Royaume-Uni, Pays-Bas, Espagne, Etats-Unis,) Doctorat d’Etat, Université de Bretagne occidentale, 1993, 469 p.
(9) Il s’agit de polders aux digues très basses (2 à 3 mètres), situés devant les digues de mer principales, pour protéger le bétail de marées trop fortes durant la période de pâturage.
(10) L’estuaire de l’Escaut occidental  permet l’accès au port belge de commerce d’Anvers. L’augmentation des échanges commerciaux, notamment par porte-conteneurs, nécessite un approfondissement récurrent du chenal de navigation.
(11) Combining functions in Coastal Defence Zones, http://www.comcoast.org/.
(12) Organisme dépendant du ministère néerlandais des Transports, des travaux publics et de la gestion des eaux, et responsable de la conception et de l’exécution des travaux dans ces trois secteurs.
(13) Littéralement « recul maîtrisé du trait de côte ».
(14) Barrage permettant le maintien d’un marnage par des mouvements d’entrée et de sortie des eaux marines à travers des vannes, tout en assurant une sécurité optimale lors des tempêtes, par sa fermeture totale dans ce cas.

Repères bibliographiques
• Joseph Alcamo et al., “ Europe. Climate Change 2007: impacts, adaptation and vulnerability ”, in Martin Lewis Parry et al. (eds), Fourth assessment Report of the IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change), Cambridge University Press, Cambridge, 2007, pp. 541-580.
• J.-P. Bakker, P. Esselink, K. S. Dijkema, W. E. van Duin,  D. J. de Jong, “ Restoration of salt marshes in the Netherlands ”, Hydrobiologia, n° 478, 2002, pp. 29-51.
•  « Adaptation au changement climatique en Europe : les possibilités d’action de l’Union  européenne », Livre vert, Commission des Communautés européennes, 29 juin 2007, 32 p.
• The Delta Commissie, The Delta Commissie Report, 2008, 110 p.
• “ Vulnerability and adaptation to climate change in Europe ”, EEA Technical Report, European Environment Agency, n° 7, 2005, 81 p.
• Yves Eudes, « Villes amphibies, îles artificielles », Le Monde, 3 février 2008.
• Lydie Goeldner-Gianella, Dépoldériser en Europe occidentale. Les apports d’une géographie sociale de l’environnement à l’étude du milieu littoral, HDR de Géographie, Université de Nantes, 2008, 349 p.
• Lydie Goeldner-Gianella, « Changement climatique et dépoldérisation : le rôle des acteurs et le poids des représentations sociales sur les côtes d’Europe atlantique », Quaderni, n° 71, hiver 2009-2010, pp. 41-60.
• Pieter Leroy, « Rendre les Pays-Bas à l’eau ? : le rude défi du changement climatique », Septentrion, n° 2, 2006, 7 p.
• Alain Miossec, La gestion de la nature littorale en France Atlantique. Etude comparative (Royaume-Uni, Pays-Bas, Espagne, Etats-Unis), Doctorat d’Etat, Université de Bretagne Occidentale, 3 vol., 1993, 469 p.
• Martine Tabeaud, « Les tempêtes en Atlantique nord et le changement climatique : un état de la question », in Marie-Françoise André. et al. (coord.), Du continent au bassin versant. Théories et pratiques en géographie physique (Hommage au professeur Alain Godard), Presses universitaires Blaise-Pascal, Clermont-Ferrand, 2007, pp. 375-382.
• M. Van Koningsveld, J.-P. M. Mulder, “ Sustainable coastal policy developments in The Netherlands. A systemic approach revealed ”, Journal of Coastal Research, n° 20/2, 2004, pp. 375-385.
• Paul Wagret, Les polders, Dunod, Paris, 1959, 316 p.

* Doctorante en Géographie, UMR 8586 PRODIG, Université Paris 1
** Maître de conférences – HDR, UMR 8586 PRODIG, Université Paris 1
*** Cartographe et géographe CNRS, UMR 8586 PRODIG

Pour citer cet article : Servane Gueben-Venière, Lydie Goeldner-Gianella, Geneviève Decroix, « Pays-Bas. Quel avenir pour les polders ?, Grande Europe n° 19, avril 2010 – La Documentation française © DILA

 

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