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Cinéma et politique dans les Balkans. Le cas Kusturica, par Hélène Delsupexhe

[Cinéma et politique dans les Balkans. Le cas Kusturica, par Hélène Delsupexhe], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Emir Kusturica au festival du film de Guadalajara film.
Wikicommons - 2009

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Mis à jour le 20/08/2012

Introduction

Emir Kusturica est un cinéaste aussi célèbre que controversé. Si son engagement pro-serbe pendant les guerres de Yougoslavie (1990-2000) à l’époque du régime de Slobodan Milosevic a pu lui être reproché, sa démarche semble bien s’inscrire dans une logique plus vaste. Son attachement au modèle multiculturaliste de l’ex-Yougoslavie et à un altermondialisme qui combinerait écologie et refus du droit d’ingérence le place avant tout comme un observateur des Balkans qui propose son propre prisme d’interprétation.


Cinéma et politique dans les Balkans. Le cas Kusturica

Hélène Delsupexhe*

La controverse qui l’entoure égale sa célébrité. L’une et l’autre accompagnent Emir Kusturica et ses films, tels que Papa est en voyage d’affaires (1985), Le temps des gitans (1989), Underground (1995) ou encore La vie est un miracle (2004). Si certains aiment comparer son œuvre à celle de Federico Fellini, l’artiste se définit, lui, avant tout comme un Serbe attaché au multiculturalisme yougoslave, baptisé orthodoxe en 2005. La règle, avec Emir Kusturica, est que chaque chose en cache ou en évoque une autre : né en 1954 à Sarajevo, il est alors citoyen yougoslave appartenant à la « nation Musulmane » , qui concerne une des communautés de Bosnie-Herzégovine, tout en étant slave et en parlant la même langue que les deux autres communautés de cette république, les Serbes et les Croates(1).

Cette Yougoslavie fédérale et pluri-nationale qui a produit des identités complexes ainsi que sa jeunesse passée à Sarajevo ont inspiré les thèmes qu’il aborde dans son cinéma, tels que les liens familiaux, les gitans, le désir de liberté, la musique, l’arbitraire politique du régime de Tito, les syncrétismes et les conflits interethniques. Toute son œuvre est imprégnée de ce « réalisme magique »(2) qui traduit la complexe réalité historique et humaine des Balkans en projetant sur eux une imagerie fantastique et parfois irrationnelle. Emir Kusturica peut être considéré avant tout comme un portraitiste et un satiriste des mœurs yougoslaves traditionnelles.

Les années 1990-2000 sont celles de l’explosion de sa production cinématographique. Il s’agit de la douloureuse période de l’éclatement de la Yougoslavie socialiste et des conflits interethniques qui vont coûter la vie à des centaines de milliers de personnes. Le cinéaste tient alors des propos sans équivoque et cet engagement se reflète dans ses films où les conflits sont présentés sous des éclairages originaux. Les polémiques qui entourent le réalisateur touchent alors avant tout à son soutien en faveur des Serbes – celui-ci lui vaudra d’ailleurs d’être décoré, en mai 2012, de l’ordre de Saint Sava pour son action en faveur de la promotion du peuple serbe dans le monde(3). Quand bien même certains voient dans la position de l’artiste une complaisance, voire une défense des horreurs commises au nom du peuple serbe par le régime de Slobodan Milosevic pendant les guerres, sa posture est plus complexe, ayant d’abord trait à la nostalgie de l’État pluri-national de l’ancienne Yougoslavie fédérale. En 2005, Emir Kusturica, qui présida alors le jury du festival de Cannes, a tenté de s’expliquer : « Ma position sur la guerre en Yougoslavie n'était que peu différente de celles de deux personnes éminentes, aussi opposées que possible politiquement : Noam Chomsky et Henry Kissinger. Je ne suis jamais devenu nationaliste. J'étais contre la destruction de mon pays ; c'était ma seule position politique. Je pensais qu'en devenant petit, on allait perdre toute forme de puissance et d'identité »(4).

Underground : la controverse emblématique

Séjournant aux États-Unis – notamment pour le tournage d’Arizona Dream – lorsque les guerres éclatent dans la Fédération yougoslave, E. Kusturica assiste à distance aux drames qui s’y déroulent. Il interrompt toutefois son travail à plusieurs reprises pour faire des allers-retours, notamment afin d’évacuer ses parents vers le Monténégro après le pillage de la maison familiale.

Bouleversé par la façon dont les médias occidentaux présentent les conflits, il décide alors de donner sa vision des guerres qui déchirent sa terre natale : son film-fleuve Underground, une œuvre elle aussi controversée, aborde le difficile thème de la guerre en ex-Yougoslavie. Ses détracteurs attaquent le cinéaste à propos du financement et des lieux de tournage du film, qui impliqueraient une collusion entre Kusturica et les autorités serbes et yougoslaves d’alors : cette fresque douloureuse et visionnaire est en effet réalisée en partie dans les studios de Prague pour les séquences intérieures et en partie à Belgrade, en pleine guerre de Bosnie-Herzégovine (1992-1995), pour les scènes en extérieur. Si Underground est une production franco-germano-hongroise, RTS (Radio-TV-Serbia) ainsi qu’une compagnie de production basée à Belgrade (Komuna) y ont également participé. Il est difficile d’évaluer l’investissement exact de ces derniers : certaines sources mentionnent sans plus de précision la subvention automatique versée par RTS aux films tournés sur le territoire serbe, tandis que d’autres avancent un versement de 10 millions de dollars à la société de production française Ciby 2000(5). Mais l’engagement serbe porte surtout sur le prêt de studios et d’équipements par les autorités audio-visuelles (RTS) en échange du droit de diffuser le film à la télévision.

Underground obtient la Palme d'Or au festival de Cannes en 1995 (dix ans auparavant, E. Kusturica avait déjà reçu cette récompense, pour Papa est en voyage d’affaires). En mai 1995, l’annonce de la distinction fait la une des journaux, aux côtés des reportages sur le massacre de Bosniaques commis par l’armée serbe à Tuzla, dans le nord de la Bosnie-Herzégovine. Peu après, l’intellectuel Alain Finkielkraut lance la polémique en publiant dans Le Monde un article intitulé « L'imposture Kusturica ». Le philosophe se livre à une critique véhémente de celui qu’il présente comme un instrument de propagande au service des Serbes : le jury de Cannes « a honoré un illustrateur servile et tape-à-l’œil de clichés criminels ; il a porté aux nues la version rock, postmoderne, décoiffante, branchée, américanisée, et tournée à Belgrade, de la propagande serbe la plus raboteuse et la plus mensongère ». Pour A. Finkielkraut, « ce que Kusturica a mis en images, c’est le discours même que tiennent les assassins pour convaincre et pour se convaincre qu’ils sont en état de légitime défense car ils ont affaire à un ennemi »(6).

La polémique enfle alors dans les média, partagés entre les « pro- » et les « anti »-Underground, en fonction des affinités idéologiques de chacun et de l'actualité dans les Balkans. Emir Kusturica ne réagit officiellement que quelques mois plus tard, lors de la sortie du film en salles. Dans un texte intitulé « Mon imposture », publié également dans Le Monde en octobre 1995, le réalisateur répond en mettant en exergue sa « connaissance du terrain, telle que seul un cinéaste qui a vécu l'essentiel de sa vie dans un régime communiste où délation et manipulation étaient devenues un art en soi peut l'acquérir »(7). Il déclare également vouloir arrêter le cinéma. Décision sur laquelle il reviendra l'année suivante…

Underground est-il pro-serbe ? Le film est complexe, dense, riche et possède de nombreux niveaux de lecture. Il suscita d’innombrables articles, plusieurs thèses et des livres entiers lui sont dédiés. À l’écran, le spectateur ne décèle rien qui puisse s’apparenter à un soutien au régime de S. Milosevic. Mais il peut y voir un hymne à la folie, au baroque, à la démesure de « l’esprit slave » – pour peu que l’on accepte ce cliché. Il s’agit en fait d’une métaphore de la fin de la Yougoslavie titiste, où les protagonistes se détruisent les uns les autres en prétextant un état de légitime défense. Mais renvoyer tout le monde dos à dos, dans le contexte des guerres de Yougoslavie, revient à choisir un terrain particulièrement glissant.

Emir Kusturica dédie Underground « A nos pères et leurs enfants », à savoir à ceux qui ont vécu sous le communisme yougoslave et ont fait l'expérience de sa chute. Le film suggère que les racines des guerres des années 1990 sont à trouver dans le nihilisme moral qui prévalait sous le communisme en Yougoslavie(8). Il faudrait donc davantage comprendre Underground comme un prisme d’interprétation que comme une propagande en soi. Au-delà de la controverse qu’il suscite, le film cherche à montrer que, dans les Balkans, se répète indéfiniment la même histoire et qu’il s’agit par conséquent d’un enjeu toujours renouvelé. Ce que tente d’expliquer E. Kusturica : « À l’époque de Tito, les gens étaient enfermés dans des sortes de caves métaphoriques, isolés du monde extérieur et croyant vivre les meilleures vies. Récemment, ceux qui avaient enfermé les autres dans les caves se sont présentés comme des démocrates et ont rapidement recréé de nouvelles caves »(9). Et d’insister : « C’est un pays où, au cours des 4 000 dernières années, les personnes se sont débattus pour vivre, au point que les plus grands empires (Romain, Ottoman et Austro-Hongrois) se sont effondrés »(10). À l’explication politique viendrait donc s’ajouter le tempérament inhérent aux Yougoslaves, chez qui les passions jouent un rôle majeur.

Au-delà du communisme, du régime serbe ou des guerres, E. Kusturica s’intéresse avant tout aux Balkans : « Appartenant à une nation qui s’enflammait dans une guerre terrible, je voulais une histoire qui ne répondrait pas seulement à des questions sur notre histoire, mais aussi sur la nature de notre peuple»(11). L’épilogue d’Underground montre ainsi une scène où les protagonistes ressuscités célèbrent un mariage sur les rivages du Danube. Le morceau de terre, qui a d’ailleurs les contours géographiques de l’ex-Yougoslavie, se détache et s’éloigne de la rive, mais les invités sont trop occupés à se réjouir pour se rendre compte qu’ils sont transportés vers une destination inconnue. E. Kusturica imagine cet épilogue comme une allégorie de la Yougoslavie, venant s’ajouter à la sombre trame de trahisons et d’autodestruction : « D’une certaine manière, la passion qui les fait avancer n’a pas changé. J’espère qu’un jour ils trouveront de meilleurs moyens d’utiliser cette passion, qu’ils ont invariablement employée à se tuer les uns les autres »(12).

Rattrapé par ses origines, le cinéaste transforme son histoire en fable sur une aventure sociale, politique et humaine qui s'appelait Yougoslavie. Underground est le poème d'adieu d'un homme à ce pays qu'il a aimé, qui a disparu dans la guerre, et qu'il ne retrouvera plus.

Entre Yougonostalgie et altermondialisme ?

Si l’engagement d’E. Kusturica va de pair avec sa perception des Balkans et son attachement à sa terre natale, il souhaite également, par le biais de son œuvre, prendre le contre-pied de l’image que l’Occident construit et véhicule de cette région. Il critique ainsi la perception des conflits interethniques que diffusent les médias – et notamment CNN –, et il n’hésite pas à qualifier de « propagande hollywoodienne »(13) le film d’Angelina Jolie Au pays du sang et du miel (2012), qui évoque les atrocités de la guerre en Bosnie. Le positionnement du réalisateur se combine en effet avec un engagement plus vaste en faveur de l’ancien multiculturalisme yougoslave et d’un altermondialisme qui combinerait écologie et refus du droit d’ingérence humanitaire(14). Il condamne ainsi l’intervention de l’OTAN en Libye en 2011, tout comme il a rejeté les bombardements contre la Serbie en 1999, qualifiant d’inacceptable cette imitation du monde orwellien dans lequel les Occidentaux imposeraient leur hégémonie en inventant puis en mettant en pratique des termes aussi absurdes, selon lui, que « bombardements humanitaires »(15).

E. Kusturica revient une nouvelle fois sur la guerre, dans son film La vie est un miracle (2004), relatant l’histoire d’amour impossible entre un Serbe orthodoxe et une Bosniaque musulmane lors de la guerre de Bosnie-Herzégovine. À cette occasion, il fait construire un village traditionnel à 200 km au sud-ouest de Belgrade, dans les montagnes de Mokra Gora, situées à proximité de la frontière avec la Bosnie-Herzégovine. Il baptise ce village Küstendorf, ou Drvengrad, le village en bois. Érigé en place forte de l’altermondialisme, du tourisme écologique et de l’enseignement du cinéma, ce lieu accueille désormais chaque année un festival « rebelle » de cinéma et de musique dont l’objectif est de défendre le cinéma d’auteur.

Le village de Drvengrad ou Küstendorf en Serbie - 2009

Le village de Drvengrad ou Küstendorf en Serbie - 2009.

© White Writer 2009/ WikiCommons

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Avec Promets-moi (2008), le cinéaste recentre son œuvre sur la vie quotidienne dans les Balkans. Le film est consciemment élaboré en dehors de tout contexte politique ou belliqueux et aborde le thème d’un jeune paysan qui découvre la ville et se confronte au pouvoir tout-puissant de la mafia, chez qui proxénétisme et zoophilie s’associent au projet insensé de construire un World Trade Centre en Serbie. E. Kusturica y véhicule l’idée selon laquelle la ville pourrit les hommes, contrairement à la campagne qui les maintient dans une véritable authenticité, idée phare de Küstendorf. La seule allusion à la guerre est offerte par une réplique décalée du grand-père, au milieu d’un explicit burlesque : « Hitler a attaqué la Pologne par haine. Aujourd’hui, le tout-puissant a du cœur, il tue par miséricorde », pique lancée par le réalisateur serbe aux forces armées de l’OTAN.

Le film suivant d'E. Kusturica rendra hommage au livre Le Pont sur la Drina (1945) d’Ivo Andric, qui valut à son auteur le prix Nobel de littérature en 1961 : le roman évoque l’histoire d’une ville multiethnique de Bosnie, du XVIème siècle à la Première Guerre mondiale. Croate de Bosnie par naissance, I. Andric vécut longtemps à Belgrade et opta pour la langue serbe comme langue de ses œuvres majeures. Pour adapter le célèbre roman, E. Kusturica fait actuellement reconstruire à l’identique une partie de la ville décrite par l’écrivain dans son livre : Andricgrad est installée sur les rives de la Drina, près de l’actuelle Visegrad, à quelques mètres du célèbre Pont sur la Drina que Mehmed Pasha Sokolovic fit construire au XVIème siècle, au cœur de l’actuelle Republika Srpska, l’entité serbe de la Bosnie-Herzégovine. Ce projet bénéficie du soutien appuyé de politiciens locaux, notamment celui du très controversé Premier ministre de la Republika Srpska, Milorad Dodik. Mais, en instrumentalisant l’histoire et la mémoire, cette reconstruction menace notamment de raviver des controverses vieilles de plusieurs décennies, sur la question de savoir à qui « appartiennent » Ivo Andric et son œuvre. L’érection d’une cinquantaine de bâtiments contribuera certes à placer la Republika Srpska sur la mappemonde des Nobel, à la grande joie de M. Dodik et de généreux mécènes. Le premier est d’ailleurs citoyen d’honneur d’Andricgrad(16), titre qu’il partage cependant, entre autres, avec l’écrivain Matija Beckovic, qui fut un ardent contempteur de S. Milosevic, dès 1991. Certains habitants bosniaques de la région voient dans ce projet – et dans l’implication de M. Dodik – la continuation de la politique nationaliste serbe visant à « refaire » l’histoire en s’appropriant un pont à l’identité ottomane et au passé multiculturel, une sorte d’hégémonisme littéraire et urbanistique. Et ce, d’autant plus que, pendant la guerre de Bosnie-Herzégovine, de nombreux civils furent égorgés sur ce pont puis jetés dans la Drina. Le lancement du projet a d’ailleurs été organisée le 28 juin 2012, date anniversaire de la bataille du Champ des merles, qui opposa l’Empire ottoman musulman aux princes chrétiens des Balkans et sert de mythe fondateur à l’identité serbe(17).

Les polémiques que provoque l’œuvre d’E. Kusturica conduisent à s’interroger sur la responsabilité de l’artiste dans la société. Faut-il distinguer l’homme – le yougonostalgique désespéré –, son œuvre cinématographique, et l’instrumentalisation de cette dernière ? Dans ses films, E. Kusturica agit comme un ensorcelant génie de l’image, de la scène, du mouvement et de la musique, qui désarme et subjugue. Si seulement il ne cultivait pas jusqu’au malaise l’ambiguïté politique sur cet événement de notre histoire immédiate que sont les guerres de Yougoslavie…

Notes
(1) En Yougoslavie, à chaque République correspondait de fait un « peuple constitutif » de l’État (narod ou « nation »), d'où l'appellation même de la République (Slovènes-Slovénie, etc.). Chaque République apparaissait ainsi comme celle à la fois d'une nation spécifique majoritaire et des membres des autres peuples. Aux trois peuples fondateurs (Serbes, Croates et Slovènes) de 1918, s'ajoutaient selon la Constitution de 1946 les Monténégrins et les Macédoniens. En l'absence de « nation » majoritaire, seule la Bosnie-Herzégovine échappait à ce schéma. Elle sera ainsi le territoire de trois « peuples constitutifs », les Serbes, les Croates et les Musulmans, ces derniers ne se voyant cependant reconnaître le statut de « nation » qu'à la fin des années 1960. Les membres de cette « nation Musulmane »  peuvent être laïcs, voire non croyants, alors que les musulmans, conformément à leur détermination antérieure à la création de l'ethnie puis de la « nation Musulmane » , peuvent continuer à se déclarer Serbes ou Croates. Voir Michel Drouet, « Citoyenneté dans un État pluri-national. Le cas de l’ex-Yougoslavie », Balkanologie, n° 1, juillet 1997.
(2) Le réalisme magique est une appellation utilisée par la critique d’art pour rendre compte d’œuvres dans lesquelles des éléments perçus et décrétés comme magiques, surnaturels et irrationnels surgissent dans un environnement défini, lui, comme réaliste, à savoir un cadre historique, géographique, culturel et linguistique vraisemblable et ancré dans une réalité reconnaissable.
(3) Jasna Andjelić, « Bosnie : Emir Kusturica décoré par le patriarche de l’Église orthodoxe de Serbie », Le Courrier des Balkans, 17 mai 2012.
(4) Jean-Luc Douin et Isabelle Regnier, « Emir Kusturica, président du jury : ‘Cannes était la seule porte’ », interview parue dans Le Monde, 27 décembre 2005,
(5) Dina Iordanova, Kusturica’s Underground : historical allegory or propaganda ?, Historical Journal of Film, Radio and Television, vol.19, n°1, 1999, p.69-86.
(6) Alain Finkielkraut, « L’imposture Kusturica », Le Monde, 2 juin 1995.
(7) « La polémique Underground », Kustupedia blog, 16 avril 2011,
(8) Dina Iordanova, Op. Cit. note 5.
(9) David Robinson, « A tunnel vision of war : An interview with Emir Kusturica », The Times, 5 mars 1996.
(10) Remy Oudran, « Emir Kusturica, le surdoué de la caméra », AFP,28 mai 1995.
(11) David Robinson, Op. Cit. note 9.
(12) Ibid.
(13) Emmanuèle Frois, « Angelina Jolie, caméra au poing », Le Figaro, 11 février 2012.
(14) Emir Kusturica, Où suis-je dans cette histoire ?, Éditions J. C. Lattès, Paris, 2011.
(15) Interview d’Emir Kusturica au journal de TV5 Monde, 13 avril 2011.
(16) « L’anniversaire du début de construction d’Andricgrad », Radio Serbie Internationale, 28 juin 2012
(17) Camille Bordenet, « Andricgrad, folie aux relents nationalistes signée Emir Kusturica », Le Monde, 11 juillet 2012.

Double diplôme Sciences Po - LES, Affaires européennes, Ideas and Identities

Pour citer cet article : Hélène Delsupexhe, « Cinéma et politique dans les Balkans. Le cas Kusturica », P@ges Europe, 20 août 2012 - La Documentation française © DILA

 

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