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Vienne, métropole musicale au carrefour de l’Europe ? par Herta Luise OTT

[Vienne, métropole musicale au carrefour de l’Europe ? par Herta Luise OTT], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

La Tschuschenkapelle de Vienne.
Michael Winkelmann

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Mis à jour le 26/11/2012

Introduction

Depuis 1989, la capitale autrichienne est devenue un pôle d’attraction non seulement pour les musiciens issus des anciennes provinces de la monarchie austro-hongroise, mais aussi pour ceux du monde entier. Il en résulte un métissage original de formes musicales. Vienne serait-elle la nouvelle capitale européenne des musiques du monde ?


VIENNE, MÉTROPOLE MUSICALE AU CARREFOUR DE L'EUROPE ?

Herta Luise OTT*

Selon le guide touristique en ligne de la fédération viennoise du tourisme, « Vienne est la capitale mondiale de la musique ». Au delà des valeurs sûres du patrimoine musical autrichien - l’Orchestre philharmonique et les Petits Chanteurs de Vienne, l’Opéra national et la salle d’or de l’Orphéon -, il loue également la « modernité » musicale de la capitale autrichienne, une offre qui n’a rien à voir avec Arnold Schönberg et sa deuxième École de Vienne du début du XXe siècle mais qui s’exprimerait et se réaliserait dans le « Vienna Sound » des Top-DJ. « Le monde des clubs danse à présent sur la Techno, les Electrosounds et Discobeats – de préférence dans des endroits sortant de l’ordinaire »(1). Leurs noms créent en effet des résonances peu ordinaires pour le mélomane ordinaire : Flex, fluc & fluc-Wanne, Pratersauna, Grelle Forelle, rhiz, Electro Gönner.

Il existe pourtant une troisième scène musicale autre que classique ou que le « Vienna Sound ». Depuis l’ouverture des frontières qui ont matérialisé la coupure Est-Ouest pendant cinquante ans, la capitale autrichienne est devenue un pôle d’attraction non seulement pour les musiciens issus des anciennes provinces de la monarchie austro-hongroise, mais aussi pour ceux du monde entier. Il en résulte un intense métissage de formes musicales, qui a généré une culture toute nouvelle, dans une ville dont environ un tiers de la population a des racines « étrangères », selon les statistiques(2). Cette culture, révélatrice d’un retour de la diversité ethnique à Vienne, un siècle ou presque après la fin de l’empire multiethnique des Habsbourg, a non seulement ses propres festivals et s’est approprié des lieux spécifiques mais, désormais, a également trouvé sa place dans les vénérables structures musicales institutionnelles dont dispose la capitale autrichienne.

Des festivals musicaux au service du dialogue interculturel

Salam.Orient, Musik, Tanz und Poesie aus orientalischen Kulturen (Salam.Orient, Musique, danse et poésie des cultures orientales), créé en 2002 sous le label Salam.Islam en réaction à l’islamophobie suscitée en 2001 par les attentats du 11 septembre, a pris sa forme actuelle en 2005, pour permettre à tous les artistes, religieux ou non d’y trouver leur place. Conçu comme une manifestation en faveur du dialogue interculturel, il propose des concerts, des spectacles de danse et de théâtre, des débats et des lectures publiques, ainsi que des ateliers de toutes sortes (cuisine, musique pour enfants et adolescents…).

En 2012, le concert d’ouverture a donné lieu à un dialogue musical entre FisFüz, un groupe germano-turc qui puise dans les musiques de l’Europe méridionale, et Gianluigi Trovesi, un jazzman italien. Parmi les participants figurait aussi l’ensemble Timna Brauer et Eli Meiri. Timna Brauer, fille du peintre viennois Arik Brauer, qui, après une enfance à Paris et de longs séjours en Israël, vit et travaille maintenant à Vienne, dirige depuis 1995 le département de chant jazz à l’université de musique et d’arts du spectacle à Vienne. Entre 2001 et 2004, elle a initié le projet « Voices for peace », une « joint-venture musicale » réunissant Palestiniens et Israéliens. Dans le cadre de Salam.Orient, elle a donné avec cet ensemble un concert, « Songs from Jerusalem », et animé un voyage à travers les musiques du monde avec une centaine d’enfants.

Par son concept même Salam.Orient, touche évidemment des cordes très sensibles : n’étant pas un organisme à but lucratif, le festival a besoin de subventions étatiques ou privées. Or, récemment, Salam.Orient a été boycotté par l’ensemble syrien Lena Chamamyan et par le groupe libanais Malikah & Friends dans le cadre du PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel). Salam.Orient avait invité un groupe de musiciens tadjiks installés en Israël et avait obtenu, à cette fin un soutien financier de l’ambassade d’Israël en Autriche. En retour, le logo de l’ambassade apparaît désormais sur le site de Salam.Orient dans la liste des sponsors ce qui, comme l’affirme le festival, ne traduit pas une prise d’influence sur sa programmation. Dans la mesure où Salam.Orient est engagé depuis des années en faveur de la perspective arabe, comme le précise son site, ce boycott paraît incompréhensible.

Balkan Fever, fondé en 2004, se veut une plateforme qui symbolise ce qui lie les uns aux autres, ce qui ne se sépare pas par des frontières nationales. Dans son cadre sont organisés des concerts de musique traditionnelle (qui se démarquent du pur folklore), de jazz (d’inspiration ethno ou non), d’underground rock, d’independent music et, de plus en plus, de musique électronique. Après une pause « créatrice » en 2011, Balkan Fever se présente comme le plus grand festival européen en son genre avec, en 2012, l’organisation pendant trois semaines de douze concerts dans cinq lieux différents. Ses organisateurs se félicitent d’ailleurs du fléchissement du « Balkan Boom » qui, à partir de 2000, avait vu le jour partout en Europe avec la « folie des trompettes » et la « Balkan Disco ». Pour eux, Vienne, « la métropole la plus septentrionale de l’Europe du sud-est », à partir de laquelle « le destin des Balkans a souvent été influencé », est le lieu idéal pour continuer à faire écouter les musiques produites dans l’espace culturel situé entre Vienne et Istanbul.

Les musiques nouvelles investissent les lieux symboliques

Les festivals se partagent certains artistes et se sont approprié les mêmes lieux de spectacle. Le Club de l’Est (ost klub), par exemple, a ouvert ses portes à l’automne 2005, à une adresse hautement symbolique : il est situé au numéro 10 du Schwarzenbergplatz/1, Schwindgasse, non loin du monument érigé à la mémoire des héros de l’Armée rouge tombés lors de l’offensive de Vienne en avril 1945 et à deux pas de l’Arnold Schönberg Center. La cave voûtée qui héberge aujourd’hui des spectacles musicaux accueillit en 1683, à l’époque du second Siège de Vienne par l’Empire ottoman, une sorte de bourse d’échanges souterrains. Elle aurait été située en dehors des remparts historiques, mais reliée au vaste système de caves de la capitale, ce qui permit aux défenseurs affamés de la ville d’échanger leurs trésors contre des denrées alimentaires provenant des Ottomans. En 1945, des GI américains y auraient créé le premier club viennois de jazz, aux frontières de la zone d’occupation russe. « Désormais, on y dansait sur une musique que les nazis avait interdite, qualifiée de ‘dégénérée’. On ignore si des Russes comptaient parmi les convives ; les Viennois, pour leur part, étaient ravis de ce premier club de jazz en ville »(3).

Par la suite, d’autres clubs musicaux notoires de Vienne se sont installés en ce lieu ainsi que dans les caves voisines, avant que les responsables du ost klub les réunissent dans un espace qui peut accueillir jusqu’à 700 personnes (dont 300 places assises). Ils entendent renouer avec le rôle historique de Vienne comme métropole mondiale et centre d’un État multiethnique, symbolisé notamment par le premier grand spectacle musical qu’ils avaient organisé en ce lieu, à l’occasion du plus vaste élargissement qu’ait connu l’Union européenne, le 1er mai 2004.

Au-delà des scènes populaires mais somme toute confidentielles, les musiques nouvelles ont aussi investi la vénérable Wiener Konzerthaus, qui fêtera son 100e anniversaire en 2013. La maison est traditionnellement ouverte aux musiques modernes : lors de son inauguration, en 1913, en présence de l’empereur François Joseph, Richard Strauss, innovateur à sa manière, dirigea la 9e symphonie de Beethoven, certes, mais aussi son prélude festif op. 61, avec une orchestration surdimensionnée. Par la suite, le public y écouta, outre le répertoire classique et romantique traditionnel, les premières représentations d’œuvres d’Arnold Schönberg et de Wolfgang Korngold ainsi que les célèbres Arbeitersymphoniekonzerte, les « concerts symphoniques des travailleurs » créés dans les années 1920 par la Sozialdemokratische Kunststelle (l’association culturelle du Parti social-démocrate), avec leurs choix éclectiques. Dès les années 1930, on put y assister à des concerts de jazz et de musique populaire nationale et internationale. En 1978, huit ans après Frank Zappa, Patti Smith y fit sa première apparition sur une scène viennoise. La maison accueille aussi des spectacles de danse populaire, tout comme des représentations du festival Wien Modern. En 2012, celui-ci est consacré à la compositrice Olga Neuwirth, étroite collaboratrice de la prix Nobel de littérature Elfriede Jelinek, dont les oeuvres témoignent aussi de l’influence d’auteurs français comme Raymond Roussel ou Georges Perec.

« La première fanfare des métèques de Vienne »

Si les « musiques du monde » s’intègrent aisément dans le concept œcuménique du Wiener Konzerthaus, il en va autrement d’une autre tradition musicale viennoise prisée par des touristes. Le Wiener Volkstheater (le « théâtre du peuple de Vienne ») a été fondé en 1889 comme pendant bourgeois au Hofburgtheater (le théâtre de la Cour) par des citoyens viennois – dont le poète Ludwig Anzengruber et le fabricant de meubles Franz Thonet. Depuis le 1er janvier 2000, il abrite un spectacle qui se veut une alternative au traditionnel Concert de nouvel an de l’Orchestre philharmonique de Vienne. Il a pour nom « Mir san nit nur mir » : « Mir san mir » (« nous sommes nous »), exprime en dialectes autrichien et bavarois la profonde conviction d’être quelqu’un d’important, qui se moque de l’opinion des autres, et notamment des non-autochthones. « Mir san net nur mir » (« nous ne sommes pas seulement nous ») revendique une attitude qui va à l’encontre de cette ignorance de l’autre.

Comme chaque année depuis 2000, Slavko Ninić animera aussi l’édition 2013 de ce festival. Né yougoslave, croate avec des racines bosniaques, S. Ninić a passé le diplôme d’interprète en 1979 et a occupé ensuite un poste auprès de la municipalité de Vienne, où il a conseillé les travailleurs immigrés dans leurs démarches administratives. En 1989, il a fondé avec des amis la Erste Wiener Tschuschenkapelle (la Première fanfare des métèques de Vienne). Le mot Tschusch, d’étymologie incertaine, vient peut-être du russe tchoujoï qui signifie « étranger ». C’était à l’origine un terme péjoratif pour désigner notamment les Européens des Balkans : en 1973, lors d’une campagne contre la xénophobie, ce mot a été choisi pour dénoncer la discrimination à l’encontre des « travailleurs invités » (Gastarbeiter), euphémisme de la langue allemande. « Je m’appelle Kolaric, tu t’appelles Kolaric, pourquoi t’appelle-t-on métèque ? »(4). Le nom de Kolaric étant très répandu, en raison de l’afflux de populations slaves vers la capitale à l’époque de l’empire austro-hongrois, se posait effectivement la question de savoir en quoi se distinguaient les nouveaux « Gastarbeiter » des anciennes populations austro-hongroises désormais assimilées à la langue et aux cultures germanophones.

Slavko Ninić est devenu l’un des pionniers de la scène viennoise des musiques d’Europe du Sud-Est. Il considère – et il n’est pas le seul – que le succès de la Wiener Tschuschenkapelle (elle a désormais renoncé à l’attribut « Erste »), qui interprète une musique balkanique authentique mais aussi des chansons viennoises pour un public tant immigré qu’autrichien, a fortement contribué à la revalorisation du terme Tschusch. Composé au départ d’un Croate, d’un Turc et d’un Autrichien de souche, le groupe devenu professionnel comprend à présent Slavko Ninić (chant, guitare), Mitke Sarlandžiev (accordéon, chant), Hidan Mamudov (clarinette, saxophone, chante), Maria Petrova (batterie, percussion) et Jovan Torbica (contrebasse, guitare basse), et rassemble désormais des interprètes venus d’une aire géographique qui s’étend des pays de l’ex-Yougoslavie à la presque île des Balkans.

La Tschuschenkapelle a désormais acquis ses lettres de noblesse, puisqu’elle a notamment joué avec la Philharmonie de Vienne et s’est produite lors de cérémonies officielles, entre autres à la Wiener Hofburg, résidence officielle du président de la République. En décembre 2009, S. Ninić s’est vu décerner par la municipalité de Vienne la médaille d’or du mérite du Land de Vienne, pour ses « prestations artistiques exceptionnelles » et son engagement infatigable « pour une vie collective pacifique, le courage civique, et contre l’hostilité aux étrangers ».

Vienne, nouvelle capitale des musiques du monde ?

D’anciens membres de cet ensemble – dont Martin Lubenov et Krzysztof Dobrek – ont entamé des carrières internationales. M. Lubenov, présenté comme appartenant à une « dynastie de musiciens roms de Sofia », a commencé à gagner sa vie en animant des mariages dans les bars du Gürtel, la deuxième ceinture de Vienne après le Ring, qui entoure la vieille ville. Après des études de musique classique et de jazz à Sofia et à Vienne, il a monté plusieurs groupes et a vendu des dizaines de milliers de disques dans toute l’Europe. Jazzta Prasta (3 musiciens) et sa version élargie, le Martin Lubenov Orkestar (6 musiciens) associent le jazz à des influences bulgares et roms. Krzysztof Dobrek, quant à lui, avait délaissé sa Pologne natale et le basson pour devenir accordéoniste de rue à Vienne. Il est désormais l’un des musiciens de Dobrek bistro, où il a réuni un violoniste russe, un multi-percussionniste brésilien et un contrebassiste de jazz viennois. Slavko Ninić, pour sa part, a fait une infidélité du côté du pur chant avec la formation Tschuschen a capella, accompagné de chanteurs d’opéra qui présentent des chants populaires ex-yougoslaves, autrichiens, russes, slovaques et turcs, arrangés de manière originale.

D’autres artistes, originaires d’Afrique ou d’Amérique latine, ont réussi à se faire une place sur la scène viennoise. Leur émergence est facilitée par le fait que les autorités autrichiennes, et notamment viennoises, accordent assez facilement des titres de séjour aux artistes.(5) : les artistes ne subissent pas de pressions pour s’assimiler à tout prix et ne sont pas soumis à des quotas. Au contraire, on les encourage à persévérer dans leur particularité, ce dont atteste le Austrian World Music Award. Par ailleurs, la vénérable université de Musique et d’arts du spectacle, qui accueille environ 3 000 étudiants dont beaucoup d’étrangers, a désormais ouvert ses portes au jazz et aux musiques dites populaires.

Peut-on, dès lors, considérer Vienne comme la nouvelle capitale européenne des musiques du monde ? En 2006, l’écrivain Richard Schuberth, à l’origine du festival Balkan Fever, tenait pour partiellement justifiée une comparaison avec des métropoles comme Londres, Paris ou Barcelone, qui connaissent depuis des décennies un mélange des traditions musicales ethniques aux influences pop et jazz: « Bien entendu, ces villes sont dans une situation très différentes du fait de leur passé colonial ». Vienne présenterait pourtant la particularité de combiner une énorme diversité de traditions de l’Europe du sud-est, « sans donner dans les clichés du turbo-folk à la Emir Kusturica »(6). Ursula Hemetek, ethnomusicologue à l’université de Musique et d’arts du spectacle de Vienne, travaille sur les musiques des minorités ethniques installées en Autriche, et sur celles des immigrés, dont la majorité est ex-yougoslave et turque : ces musiciens ne se produiraient pas seulement pour un public jeune et branché, mais joueraient également pour les anciens et les nouveaux travailleurs immigrés dans des lieux très divers : nombreux sont les cafés et les petites salles dirigés par des personnes originaires d’ex-Yougoslavie, où se produisent des musiciens trois ou quatre fois par semaine, et où l’on organise régulièrement des élections de « reines de la musique populaire » et des compétitions de karaoké(7). La musique et la nostalgie – caractéristique récurrente du champ des musiques populaires – deviennent alors un enjeu identitaire.

Il existe des passerelles entre ce milieu et les nouveaux musiciens, même si les représentants de la world music n’apprécient pas le label « immigrants » et s’insurgent contre la « labellisation » de leur origine. C’est le cas du duo féminin Catch-Pop String-Strong qui a gagné l’un des Austrian World Music Awards de 2011 et a été sélectionné dans le programme de soutien à vocation internationale, The New Austrian Sound of Music : la violoncelliste, Rina Kaçinari, est Serbe et l’altiste/cantatrice, Jelena Popržan, Albanaise du Kosovo. L’une et l’autre préfèrent être identifiées à leur musique et non à leurs nations aux relations longtemps conflictuelles.

Selon d’aucuns, la musique fut le seul terrain où l’État multiethnique des Habsbourg avait réussi à sublimer les conflits entre ses peuples. De ce point de vue, il y a encore beaucoup à faire à Vienne …

Notes
(1) http://www.wien.info/fr/lifestyle-scene/nightlife/electronic-sounds
(2) Statistik Austria, l’agence autrichienne des statistiques relève, au 1er janvier 2012, 22,3 % de ressortissants non-autrichiens installés à Vienne, contre 11,5 % pour toute l’Autriche. Ce pourcentage ne tient pas compte du pays natal d’un ressortissant autrichien et/ou de ses parents. Le 2. Wiener Integrations- und Diversitätsmonitor, qui, pour évaluer le background ethnique de la population, retient le pays natal de chacun des parents, fait état d’origines migratoires chez 45 à 55 % de la population viennoise dans la tranche d’âge entre 20 et 40 ans. Depuis 2008 la municipalité de Vienne publie le Wiener Integrations- und Diversitätsmonitor qui présente un état des lieux de l’intégration mais aussi des politiques d’intégration.
(3) http://www.ostklub.at/index.php?option=com_content&view=article&id=17&Itemid=15&lang=de
(4) http://www.demokratiezentrum.org/wissen/bilder.html?index=872
(5) Bernhard Perchinig, « Ein langsamer Weg nach Europa: Österreichische (Arbeits)migrations- und Integrationspolitik seit 1945 », soFid Migration und ethnische Minderheiten, n° 1, 2010, pp. 11-32. La municipalité de Vienne, qui a le statut politico-administratif d’un Land, est actuellement dirigée par une coalition entre le parti social-démocrate et les Verts. Elle tente de contrebalancer le durcissement de la politique d’immigration, constaté depuis la participation du FPOE (Freiheitliche Partei Österreichs) au gouvernement fédéral. Nous tenons à remercier Bernhard Perchinig et Wolfgang Maderthaner pour leurs précieux conseils concernant la question de l’immigration et de l’intégration des travailleurs étrangers à Vienne.
(6) Klaus Taschwer, « Vienne ne valse pas tous les jours », Falter, Vienne, traduit par Danièle Renon.
(7) Ursula Hemetek, « Unexpected Musical Worlds of Vienna: Immigration and Music in Urban Centers », Theory and method in urban ethnomusicology, n° 14, 2012, 2 (authorized).

* Maître de conférences HDR en études germaniques à l’Université Stendhal – Grenoble 3, membre du CERAAC – Centre d’études et de recherches allemandes et autrichiennes contemporaines, au sein de l’ILCEA (Institut des langues et des cultures d’Europe et d’Amérique).

Pour citer cet article : Herta Luise OTT, « Vienne, métropole musicale au carrefour de l'Europe ? », P@ges Europe, 26 novembre 2012 - La Documentation française © DILA 

 

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