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Reconsidérer la richesse : rapport final de la mission "nouveaux facteurs de richesse"

Auteur(s) :

Editeur :

  • Secrétariat d'Etat à l'économie solidaire

Date de remise : Avril 2002
135 pages

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Notre représentation actuelle de la richesse aggrave les problèmes auxquels nos sociétés sont confrontées au lieu de nous aider à les résoudre. Dans la plupart des dossiers qui ont été au coeur des débats publics de ces derniers mois, de la vache folle à l'Erika, de l'amiante aux accidents de la route, des conséquences de la grande tempête de décembre 1999 à la crise des carburants de l'automne 2000, il y a toujours un élément commun : ces catastrophes sont des bénédictions pour notre Produit Intérieur Brut. C'est pour réfléchir aux conditions de dépassement de ce paradoxe que Guy Hascoët a confié à Patrick Viveret, conseiller référendaire à la Cour des Comptes, une mission de cadrage et d'exploration sur la question des nouveaux critères et indicateurs de richesse. Ce rapport final vise à explorer des pistes, à proposer des hypothèses et des expérimentations.


5.43 un partenariat renforcé avec les acteurs de l'économie sociale et la société civile
5.44 dernière minute : l'effet Porto Alegre









Extrait Extrait
Reconsidérer la richesse : rapport final de la mission "nouveaux facteurs de richesse" remis au secrétariat d'Etat à l'économie solidaire, M. Guy Hascoët
Patrick VIVERET
Janvier 2002



Conclusion


Celle ci, née de la révolution conservatrice anglo-saxonne, a été pensée dans les années soixante comme une critique radicale de "Welfare state" et des régulations nationales de type keynésien. Mise en ouvre politiquement dans les années quatre-vingt, elle a eu besoin de l'espace mondial pour mettre en cause ces régulations mais elle n'a jamais pensé la question de la régulation mondiale sous sa double face écologique et humaine. Or c'est ce rendez vous qui est désormais devant nous car la véritable mondialisation ne peut se faire contre la plus grande partie de l'humanité et en détruisant sa niche écologique. La question de la richesse rejoint donc ici celle du développement humain durable. Elle n'est plus prioritairement celle de la production matérielle, y compris dans les pays du Sud. Les ressources innombrables que la vie et l'intelligence humaine ont su créer n'ont pas de véritable obstacle physique, mais un redoutable adversaire psychique : celui qui naît de la peur et du désir de possession ou de domination. Face aux jeux guerriers que développe cette logique, l'économie sociale et solidaire propose une autre réponse : celle des jeux coopératifs. Mais le principe de coopération et de solidarité ne saurait valoir exclusivement dans la sphère économique. Il est tout aussi nécessaire dans la sphère politique, sociale et culturelle. La vraie valeur, au sens étymologique du terme, c'est celle qui donne force de vie aux humains. Encore faut-il que l'humanité cesse de dévaloriser sa propre condition et de chercher cette valeur introuvable dans des machines ou des signes monétaires. Ce que nous apprennent la mutation informationnelle et les nouvelles frontières de la connaissance et du vivant, c'est que la vraie richesse, demain plus encore qu'hier, sera celle de l'intelligence du cour.