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La place des actions dans le patrimoine des ménages : mesures et comparaisons internationales

Auteur(s) :

Editeur :

  • La Documentation française

Date de remise : Décembre 2002
121 pages

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Ce rapport évalue l'importance des actions en tant que composante du patrimoine financier des ménages dans divers pays de l'OCDE. Il cherche à identifier les spécificités qui expliquent les différences de comportement face à la détention d'actions au plan international. La première partie retrace les grandes évolutions de la place des actions dans le patrimoine financier des ménages français au cours des vingt-cinq dernières années, comparativement aux autres pays, à partir des données des comptabilités nationales. On trouvera ensuite une analyse de la distribution des actions entre les ménages, la part des ménages français détenant des actions restant nettement inférieure à celle des pays anglo-saxons même si elle a significativement augmenté au cours des dix dernières années. Le rapport est complété par une série d'annexes.


SOMMAIRE
AVANT-PROPOS
INTRODUCTION

PARTIE I - LA PART DES ACTIONS DANS LE PATRIMOINE FINANCIER DES MÉNAGES EN FRANCE ET À L'ÉTRANGER

1. Le poids des actions détenues par les ménages français en comparaison internationale
1.1. Reconsidérer l'évaluation des actions non cotées en France
1.2. La détention directe et indirecte d'actions cotées et non cotées

2. Les dynamiques de détention
2.1. Un déclin relatif du non-coté
2.2. Une détention indirecte encore peu développée mais en nette progression dans tous les pays d'Europe continentale
2.3. Le développement de l'épargne collective n'agit pas mécaniquement sur la structure des portefeuilles
2.4. L'influence prépondérante des effets de valorisation

3. Identification des déterminants de la détention d'actions
3.1. Peu d'éléments explicatifs au regard des écarts de rendements
des différents placements
3.2. Identification des spécificités françaises

PARTIE II - LA CONCENTRATION DE L'ACTIONNARIAT PARMI LES MÉNAGES ET LE PROFIL DES DÉTENTEURS

1. Détention d'actions ou d'OPCVM long terme ou d'assurance-vie
1.1. Plus d'un quart des ménages français détient des actions, des OPCVM long terme ou de l'assurance-vie en 1991, et plus d'un tiers des ménages en 1997
1.2. Un intérêt grandissant pour les produits collectifs contenant potentiellement des actions
1.3. Forte progression de la détention directe d'actions
1.4. Essai de chiffrage du pourcentage de ménages détenteurs d'actions en direct ou en indirect

2. Un actionnariat très concentré
3. Entre 1991 et 1997, la hausse du poids des actions dans le patrimoine financier des ménages résulte d'une plus grande diffusion

4 . Profil socio-démograpique des détenteurs
4.1. Détention d'actions en vue de la préparation à la retraite : Impact de l'âge sur la détention d'actions
4.2. Impact de la catégorie socio-professionnelle

5. Comparaisons internationales
5.1. Une progression importante de la détention d'actions par les ménages
5.2. La diffusion des actions parmi les différentes catégories de ménages est contrastée
5.3. Détention d'actions et classes d'âge
5.4. Détention d'actions et formation initiale
5.5. Concentration

Conclusion

ANNEXES
Annexe 1 Fonds d'investissement dans le monde et placement en action
(contribution de C. Pardo)
Annexe 2 Les principaux résultats obtenus par les enquêtes sur la participation, l'intéressement, l'actionnariat salarié
Annexe 3 L'énigme de la prime de risque (contribution de M.-A.Kleinpeter)
Annexe 4 Les actifs détenus « collectivement » par les ménages dans leur patrimoine ou dans le patrimoine de l'État (contribution de M.-A. Kleinpeter)
Annexe 5 Les dispositifs réglementaires et fiscaux en France et leur évolution (contribution de E. Bretin et S. Doisy)
Annexe 6 Fiscalité des produits d'épargne : une comparaison internationale (contribution de Th. Laurent et Y. l'Horty)
Annexe 7 Exploitation des montants de l'enquête patrimoine
Annexe 8 Les enjeux de la diffusion de la détention d'actions par les ménages via l'épargne salariale
Bibliographie
Membres du groupe « Actionnariat des ménages »
Contributions au groupe









Synthèse
La
place des actions dans le patrimoine des ménages : mesure et comparaisons
internationales
Olivier
GARNIER ;Guilhem BENTOGLIO, Annick GUILLOUX
COMMISSARIAT GENERAL DU PLAN
Décembre
2002
Selon les données de la comptabilité nationale, la part des actions
dans le patrimoine financier des ménages français a fortement
augmenté depuis la fin des années 1970, atteignant 30 % en 2001.
Cela place la France en position médiane par rapport aux autres pays
d'Europe continentale et en deçà des États-Unis et
du Royaume-Uni. Ce résultat est obtenu après révision à
la baisse du montant des actions non cotées détenues directement
par les ménages suite aux travaux du groupe « Actions non cotées
» du Commissariat général du Plan.

La part du non-coté dans le patrimoine financier des ménages reste
cependant prédominante. L'évolution de la part des actions
détenues par les ménages au cours de ces trente dernières
années est en France comme dans les autres pays fortement sensible aux
cours boursiers; en particulier, leur chute récente a entraîné
une réduction marquée du patrimoine en actions des ménages.
Cette chute qui fait suite à la hausse exceptionnelle de la période
1997-2000, rappelle que le produit action est un actif financier de détention
de long terme, connaissant une forte volatilité à court terme.
Les comparaisons internationales sont cependant délicates. Lorsque l'on
recourt aux données de comptabilité nationale, en dépit
des efforts d'harmonisation liés à la mise en place de standards
internationaux (SNA 93, SEC 95), des difficultés persistent, en particulier
pour la valorisation des actifs non cotés. Or il s'agit d'un
point crucial dans le type d'analyse mené dans le cadre de ce rapport.
En terme de concentration, les inégalités de patrimoine en actions
se sont réduites. Pour autant, une grande majorité de ménages
ne possèdent pas ou très peu d'actions, ce qui est aussi
le cas aux États-Unis. La faible diffusion des actions dans la population
peut paraître paradoxale au regard de la théorie du choix de portefeuille.
En effet, les actions représentent historiquement, à très
long terme, un placement plus performant, contrepartie d'un risque plus
élevé, que les autres placements financiers. En fait, la faiblesse
de cette détention d'actions est cohérente avec les particularités
de la structure économique française, marquée par le poids
relativement fort des entreprises publiques et l'organisation collective
de la protection sociale et d'une certaine forme de production (coopératives).
Les dispositifs réglementaires et fiscaux ont par ailleurs orienté
épargne vers des produits à court terme ou vers des produits d'assurance-vie
plutôt que vers les placements en actions. Des réformes ont cependant
été réalisées au cours des dernières années
pour inciter les épargnants à accroître le volume de leurs
placements en actions, notamment au travers de l'épargne en entreprise.
Ce dispositif doit néanmoins respecter les principes de diversification
des risques.