La répartition des interventions entre les assurances maladie obligatoires et complémentaires en matière de dépenses de santé
CHADELAT Jean-François
,
FRANCE. Commission des comptes de la sécurité sociale
Paris
;
Commission des comptes de la sécurité sociale
Le groupe de travail de la Commission des comptes de la sécurité sociale présidé par Jean-François Chadelat a été chargé par le ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées, au mois de septembre 2002, d'étudier "la répartition actuelle des interventions des régimes de base et de l'assurance complémentaire" et de faire des "propositions sur les évolutions possibles". Parmi les préconisations du groupe de travail on citera la mise en place d'une "assurance maladie complémentaire de base" (AMCB), facultative mais qui pourrait donner lieu à des aides à l'achat pour les personnes les moins aisées, la création d'une structure spécifique associant les AMO (assurances maladie obligatoires), les AMC (assurances maladie complémentaires) et l'Etat et qui proposerait, sur une base négociée, la répartition des compétences respectives de l'AMO et de l'AMCB, la mise en oeuvre de mécanismes de corégulation (les organismes proposant l'AMCB devant s'engager dans le cadre d'un cahier des charges précis sur une certain nombre d'actions : meilleur usage des soins, prévention....).
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33
pages
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Sommaire
La
répartition des interventions entre les assurances maladie obligatoires
et complémentaires en matière de dépenses de santé
Jean-François
CHADELAT
COMMISSION DES COMPTES DE LA SECURITE SOCIALE
Avril
2003
PREMIÈRE
PARTIE : LA SITUATION ACTUELLE
1 - LES DÉPENSES DE SANTÉ AUGMENTENT, LEUR PART DANS LE PIB S'ACCROÎT
2 - LES DÉPENSES DE SANTÉ SONT PRISES EN CHARGE PAR TROIS GRANDES
CATÉGORIES DACTEURS, DONT LA
RÉPARTITION DES INTERVENTIONS VARIE SELON LES SECTEURS : LES RÉGIMES
OBLIGATOIRES DASSURANCE MALADIE, LES ORGANISMES DASSURANCE-MALADIE
COMPLÉMENTAIRE ET LES MÉNAGES
a) Régimes obligatoires et régimes complémentaires.
b) Répartition des prises en charge
3 - ALORS QUE LA COUVERTURE DES FRANÇAIS PAR LES RÉGIMES OBLIGATOIRES
DASSURANCE-MALADIE EST
DÉSORMAIS GÉNÉRALISÉE, LA SOCIÉTÉ
A PRIS ACTE DU FAIT QUE LE NIVEAU DE CETTE COUVERTURE DE BASE
NE SUFFISAIT PAS À GARANTIR UN ACCÈS SATISFAISANT AUX SOINS ET
QUELLE DEVAIT ÊTRE COMPLÉTÉE PAR
UNE COUVERTURE COMPLÉMENTAIRE
a) Dispositifs à destination des salariés et des entreprises
b) Dispositifs à destination des travailleurs indépendants
c) Dispositifs à destination des plus démunis
d) Mesures à destination de lensemble des Français
4 - LA COUVERTURE DES FRANÇAIS PAR UNE ASSURANCE MALADIE COMPLÉMENTAIRE,
SI ELLE NA CESSÉ DE
SÉTENDRE, NEST PAS GÉNÉRALISÉE
a) La couverture des Français par les assurances maladies complémentaires
na cessé de progresser
b) La CMU complémentaire, qui constitue sans contestation un progrès
majeur, est loin davoir répondu à la question fondamentale
de loptimisation de laccès aux soins de tous les Français
c) Environ 5 % des Français, soit 3 millions de personnes, demeureraient
exclus dune protection complémentaire pour des raisons financières
5 - ALORS QUE LES GARANTIES PROPOSÉES PAR LES RÉGIMES OBLIGATOIRES
ONT PROGRESSIVEMENT ÉTÉ
HARMONISÉES, LA COUVERTURE DES FRANÇAIS PAR LES ASSURANCES MALADIES
COMPLÉMENTAIRES
RENVOIE À DES RÉALITÉS DIVERSES
a) Une harmonisation progressive des prestations des régimes obligatoires
b) Des couvertures complémentaires très diversifiées
6 - LA RÉPARTITION DES INTERVENTIONS ENTRE LES AMO, LES AMC ET LES MÉNAGES
NEST PAS LE
RÉSULTAT DE CHOIX EXPLICITES ET RATIONNELS
a) Malgré les enjeux quelle recouvre, la répartition actuelle
est le produit dune succession de décisions techniques, parfois
anciennes, plutôt que dune approche densemble
b) La révision des choix initiaux manque totalement de clarté
c) La notion de panier de soins a évolué
7 - LES AMC NE SONT ASSOCIÉES NI À LA DÉFINITION DU PANIER
DE SOINS, NI À LA GESTION DU RISQUE, CE
QUI CONTRIBUE À RENDRE LE SYSTÈME FRANÇAIS PARTICULIÈREMENT
DÉRESPONSABILISANT
a) Le ticket modérateur a vécu, remplacé par un mécanisme
de copaiement, sans quaucun mécanisme de gestion conjointe du risque
nait été mis en place
b) Les relations entre régimes obligatoires et régimes complémentaires
demeurent limitées à des questions techniques et butent sur la
question de la transmission de linformation
8 - DES ÉVOLUTIONS RÉCENTES ONT ENCORE COMPLIQUÉ LA RÉPARTITION
DES INTERVENTIONS
DEUXIÈME PARTIE : LES OBJECTIFS DUNE RÉFORME DES CONDITIONS
DINTERVENTION DES RÉGIMES OBLIGATOIRES ET DES RÉGIMES COMPLÉMENTAIRES
D'ASSURANCE MALADIE
TROISIÈME PARTIE : LES PISTES DE SOLUTIONS
1 - LA CRÉATION DUNE « COUVERTURE MALADIE GÉNÉRALISÉE
»
a) La CMG est un engagement fort de lEtat
b) La définition du panier de soins de la CMG
c) La CMG est la somme des garanties offertes par lassurance maladie obligatoire
et par une assurance maladie complémentaire de base
2 - LASSURANCE MALADIE COMPLÉMENTAIRE DE BASE COMPREND DEUX FORMES
: LA CMU COMPLÉMENTAIRE ET UNE ASSURANCE MALADIE COMPLÉMENTAIRE
DE BASE PROPREMENT DITE
a) La création dune assurance maladie complémentaire de
base ne remet pas en cause lexistence de la CMU complémentaire
b) Les caractéristiques du contrat dAMCB et son cahier des charges
3 - UNE COOPÉRATION NOUVELLE ENTRE LES ORGANISMES DASSURANCE MALADIE
OBLIGATOIRE ET
COMPLÉMENTAIRE, FONDÉE SUR LE COPAIEMENT ET LA CORÉGULATION
a) Le copaiement : la définition commune par les organismes obligatoires
et complémentaires du panier de soins de lAMCB, sous larbitrage
de lEtat
b) La corégulation : lassociation des AMC à la gestion du
risque
c) Lancer une expérimentation dans quelques domaines de soins
4 - LA CRÉATION DUNE AIDE À LACHAT DE LASSURANCE
MALADIE COMPLÉMENTAIRE DE BASE
a) Les principes de laide à lachat
b) Les caractéristiques de laide à lachat
c) Un financement assuré par la suppression des avantages fiscaux et
sociaux octroyés aux entreprises et aux salariés pour la souscription
de contrats santé, loi Madelin ou collectifs obligatoires
d) La mise en place dune aide à lachat de lAMCB pourrait
être effectuée à coût constant pour la
collectivité
CONCLUSION
ANNEXE 1 : CONTRIBUTIONS DES MEMBRES DU GROUPE DE TRAVAIL