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Enseignement

Préparation du baccalauréat professionnel en trois ans

Auteur(s) :

    • PRAT Didier
    • FRANCE. Inspection générale de l'éducation nationale

Editeur :

  • Ministère de l'éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche

Date de remise : Novembre 2005
Réf. : 054000755
16 pages

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PDF - 104 B

La préparation au baccalauréat professionnel en trois ans a été mise en place à la rentrée 2001 dans le cadre d'une expérimentation dont les modalités ont été définies par la note DESCO A7 du 18 octobre 2001. Au terme de la quatrième année, cette expérimentation concerne prés de 14 spécialités STI (Sciences et technologies industrielles) pour environ 1300 élèves et 300 apprentis actuellement en première année. Les conditions d'ouverture de ces formations, les modalités de recrutement des candidatures, l'adaptation des programmes, la définition des parcours de formation sont très variables d'un établissement à l'autre (EPLE - Etablissement public local d'enseignement - ou CFAI - Centre de formation d'apprentis de l'industrie). Ce bilan, effectué par l'Inspection générale, fait apparaître la diversité des situations rencontrées, les "bonnes pratiques" que l'Inspection juge nécessaire de développer en formulant des propositions pour rendre plus lisible et plus efficace ce nouveau dispositif de formation. En annexe, il rappelle les propositions qui avaient été formulées lors d'un précédent rapport et qui, selon l'Inspection, ont été peu suivies d'effet.



4. PROPOSITIONS



Les conditions de mise en œuvre de cette expérimentation n’ont pas été respectées : cadrage
national, commissions de suivi, … et à ce titre il y a lieu de prendre rapidement les dispositions
suivantes :

- Mettre en place les commissions de suivi prévues pour le pilotage national de cette expérimentation (nationale et académiques) ;
- Etablir un cadrage national définissant les conditions d’ouverture, de modération du développement, d’organisation pédagogique et de suivi ;
- Préciser rapidement la place de ces modalités de préparation au baccalauréat professionnel
en regard des parcours réglementaires, afin d’éviter la confusion au niveau de l’orientation des
jeunes par un manque de lisibilité entre l’orientation vers la filière technologique et vers la
filière professionnelle ;
- Définir si ce dispositif doit concerner tout ou partie des filières professionnelles. En effet,
certaines qualifications de niveau IV n’imposent-elles pas un cursus en 4 ans (lorsque le
savoir-faire est important : hôtellerie, bâtiment, par exemple) ? D’autre part, ces baccalauréats
en trois ans, ne pourraient–ils pas constituer un vivier naturel de certaines formations de STS
qui sont restées très professionnelles (structures métalliques, matériaux souples, maintenance
automobile, …) ? ;
- Donner des indications nationales sur les critères d’orientation des élèves de troisième dans
ce dispositif dérogatoire. La sélection des candidats, apprentis compris, dès lors qu’elle
s’effectue en fin de troisième ne devrait-elle pas être validée au niveau académique
(inspection académique) comme l’orientation vers les autres formations ? ;
- Associer formellement les corps d’inspection à l’organisation pédagogique des
enseignements. La mise en place d’un programme de formation impose une très grande
réflexion sur l’organisation des enseignements généraux et professionnels et le
développement des contenus associés ;
- Effectuer un cadrage précis sur les réorientations en cours de parcours et sur les possibilités
proposées et offertes aux élèves et apprentis en difficulté ;
- Engager les établissements à porter une attention particulière à l’insertion et à la demande de
poursuite d’études en STS après ce parcours de formation, certains BTS étant difficilement
accessibles à ces élèves ou apprentis ;
- Rappeler que la grande majorité des élèves ou apprentis n’a pas les possibilités de suivre un
parcours en 3 ans et qu’il y a lieu de ne pas oublier ce type de public en fermant trop
rapidement les sections de BEP ;
- Privilégier en priorité les moyens de la flexibilité et de l’initiative pédagogique dans tous les établissements, plutôt que les réponses structurelles dans quelques uns.






 

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