RESUME
INTRODUCTION
1- UN DISPOSITIF D’EXCEPTION QUI REPOSE SUR UN EQUILIBRE CONTESTE
1.1- La conciliation progressive mais difficile d’impératifs contradictoires
1.1.1- La permanence du socle : deux grands types d’hospitalisations sous contrainte
1.1.2- L’hospitalisation d’office : une mesure de police administrative spéciale ayant pour but la préservation
de l’ordre public
1.1.3- L’amélioration de la prise en compte des impératifs de soins, des garanties de liberté individuelle
et des droits des malades
1.2- La contribution de l’environnement international aux modifications successives du droit des
hospitalisations sans consentement
1.2.1- Les normes issues du Conseil de l’Europe : un aiguillon permanent
1.2.2- Les textes adoptés dans le cadre de l’ONU sont plus en retrait
1.3- Un équilibre atteint non entièrement satisfaisant
1.3.1- Les textes actuels ne sont pas exempts d’incohérences
1.3.2- L’actualité des rapports atteste de critiques de plus en plus pressantes
1.3.3- L’étude des dispositifs anglais et italien permet néanmoins de nuancer les critiques adressées au
système français et milite pour une réforme pragmatique plus que pour un bouleversement des équilibres existants
2- DES ENJEUX DE SECURITE PUBLIQUE INSUFFISAMMENT PRIS EN COMPTE
2.1- Le caractère déterminant du déroulement de la phase d’urgence des personnes hospitalisées
en raison de troubles mentaux
2.1.1- Les modes d’action disparates des acteurs de terrain pèsent sur les choix de procédure
d’hospitalisation
2.1.2- La durée d’intervention est inutilement allongée du fait de responsabilités mal définies
2.1.3- La préfecture de police, dotée d’une structure d’observation des malades, met en oeuvre un
dispositif original et cohérent
2.2- Une autorité préfectorale qui ne peut donner son plein effet à la police spéciale des personnes
hospitalisées sans leur consentement
2.2.1- L’intervention de l’autorité préfectorale est dépendante de l’action de la direction départementale
des affaires sanitaires et sociales
2.2.2- L’autorité préfectorale elle-même ne procède pas aux recoupements d’informations qu’elle est en
mesure de réaliser, notamment en ce qui concerne la police des armes
2.3- L’effet amplificateur des évolutions de la psychiatrie
2.3.1- La psychiatrie a connu de profondes mutations qui ont un impact direct sur les modalités de
traitement des personnes hospitalisées sans leur consentement
2.3.2- Les conditions d’accueil dans les unités pour malades difficiles posent des difficultés
2.3.3- La prise en charge psychiatrique des détenus manque de structures adéquates
3- UN DISPOSITIF A PARFAIRE : LES PROPOSITIONS DE LA MISSION
3.1- Donner plus de cohérence au dispositif des hospitalisations sous contrainte
3.1.1- Instaurer des mesures initiales d’hospitalisation et une phase d’observation de 72 heures maximum
3.1.2- Mieux articuler les principaux régimes juridiques en instituant une obligation de soins distincte de
l’hospitalisation contrainte
3.1.3- Supprimer les incohérences du régime d’hospitalisation des personnes dangereuses à l’encontre
desquelles les poursuites pénales ont été abandonnées
3.1.4- Aménager les régimes d’hospitalisation des détenus atteints de troubles mentaux afin de mieux protéger l’ordre public
3.2- Faciliter le travail des acteurs de terrain
3.2.1- Renforcer le rôle du maire dans le dispositif
3.2.2- Instituer une procédure d’alerte
3.2.3- Permettre l’accès au domicile pour la mise en œuvre des mesures initiales d’hospitalisation d’office
3.2.4- Clarifier les responsabilités en matière de transport en impliquant les équipes sanitaires
3.2.5- Mettre un terme à l’extra territorialité des aérodromes de Roissy-Charles-de-Gaulle et le Bourget
3.3- Renforcer la prise en compte des impératifs de sécurité publique aux stades de l’instruction
puis de la décision administratives
3.3.1- Confier, autant que faire se peut, la compétence en matière d’hospitalisation d’office au directeur
du cabinetdu préfet
3.3.2- Enrichir les dossiers présentés à l’autorité préfectorale pour signature
3.3.3- Reconnaître au préfet le pouvoir d’organiser des contre-expertises médicales
3.3.4- Mieux exploiter les informations disponibles
3.4- Améliorer les modalités d’hospitalisation dans la perspective d’une meilleure prise en compte
des impératifs de sécurité publique
3.4.1- Réorganiser le régime de la sortie d’essai
3.4.2- Appliquer rigoureusement les règles relatives aux autorisations de sortie de courte durée pour les
personnes hospitalisées d’office
3.4.3- Définir la notion de fugueur et prévoir des moyens de réaction appropriés
3.4.4- Préciser les limites géographiques des établissements afin de n’autoriser leur franchissement qu’aux
titulaires d’autorisation
CONCLUSIONS
ANNEXES