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Vie économique

Rapport d'information fait au nom de la délégation du Sénat pour la planification sur la relation macroéconomique entre la consommation des ménages et les importations

Auteur(s) :

Editeur :

  • Sénat

Collection : Les Rapports du Sénat

Titre de couverture : Titre de couverture : "La relation entre consommation des ménages et importations : relancer la consommation pour relancer la croissance ?"

Date de remise : Janvier 2009
100 pages

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Depuis le début des années 2000 et jusqu'à la propagation de la crise financière actuelle, les mesures aboutissant à une distribution de pouvoir d'achat ont été régulièrement soupçonnées de favoriser l'activité des pays exportateurs au détriment de la production nationale, sur fond d'augmentation du déficit extérieur de la France. De fait, toute réflexion sur les politiques de soutien à la consommation des ménages doit, à côté d'autres considérations (la croissance, l'emploi, le pouvoir d'achat...), intégrer la contrainte extérieure, c'est-à-dire l'obligation pour un pays d'équilibrer à terme ses échanges extérieurs. En particulier, relancer la consommation lorsque la production intérieure ne peut la satisfaire aboutit nécessairement au creusement du déficit extérieur, sans gains significatifs en termes de croissance.



INTRODUCTION


  
I. UNE QUESTION IMPORTANTE : QUELLE EST LA RELATION ENTRE CONSOMMATION ET IMPORTATIONS ?
 

A. CONTRAINTE EXTÉRIEURE ET CROISSANCE ÉCONOMIQUE
1. Un déficit extérieur pénalisant la croissance…
2. …dans une économie de plus en plus ouverte

 

B. PRÉCISIONS SUR LE CONTENU EN IMPORTATIONS DE LA CONSOMMATION
1. Du taux de pénétration macroéconomique à la mesure des importations par produit
a) Vue générale
b) Un contenu différencié
2. Une mesure nécessitant des corrections liées au contenu en exportations françaises
des importations
3. Un impact économique de la consommation des ménages importée
difficile à évaluer dans sa globalité
a) La perception d’un contenu en importations relativement limité
b) Une activité nationale induite par les importations non négligeable


 
II. UNE PROPENSION À CONSOMMER DES PRODUITS IMPORTÉS QUI AUGMENTE AVEC LE REVENU
 

A. UNE PROPENSION À CONSOMMER DES BIENS IMPORTÉS PLUS FORTE POUR
LES MÉNAGES AISÉS
1. Des choix de consommation différenciés selon le revenu…
2. … se traduisent par une propension à consommer des produits importés globalement
croissante avec le revenu

B. UNE PROPENSION À CONSOMMER DES PRODUITS IMPORTÉS PLUS FORTE À LA MARGE

 
III. UNE RELANCE ÉCONOMIQUE QUI DOIT ÊTRE PENSÉE EN CONSÉQUENCE
 

A. UN MARCHÉ NATIONAL RELATIVEMENT OUVERT ET CONCURRENTIEL
POUR LE MARCHÉ DES BIENS
1. L’incidence des prix d’importations sur les prix de consommation dénote un degré
de concurrence relativement élevé
2. Des perspectives d’ouverture et de concurrence encore accrues

B. QUELLE RELANCE, À QUEL ÉCHELON ?
1. Nécessité et perspective d’une relance concertée
a) Le bien fondé d’une relance concertée de la demande…
b) … au niveau mondial
c) … au niveau européen
2. La pertinence d’une coordination des politiques économiques
dans l’Union Européenne et particulièrement dans la zone euro
a) L’importance du commerce intra-zone
b) Les vertus d’un « policy mix » dans la zone euro au soutien de la demande
3. Quelle déclinaison nationale d’une politique budgétaire expansive ?
a) Une relance française à court terme qui préfère l’investissement à la consommation …
b) … malgré le contexte d’un choc de demande

 

EXAMEN EN DÉLÉGATION

 

ANNEXE : ÉTUDE DE L’OBSERVATOIRE FRANÇAIS DES CONJONCTURES ÉCONOMIQUES (OFCE)