Éditorial
Avec la poursuite des vastes chantiers de réforme entrepris depuis 2007, des accords
conclus en 2008 avec les partenaires sociaux sur le pouvoir d’achat et le dialogue
social à l’aboutissement du projet de loi « mobilité et parcours professionnels », en
passant par la réorganisation territoriale de l’État, le lancement de la rémunération à la
performance individuelle et bientôt collective, la modernisation du recrutement ou encore
l’amélioration de la prise en compte de la parité et de la diversité, le précieux document de
référence que constitue le Rapport annuel sur l’état de la fonction publique devient plus que
jamais pour tous les acteurs, élus, décideurs publics, gestionnaires, organisations
syndicales, observateurs de l’évolution de l’emploi public, un outil de travail indispensable
pour avoir une exacte approche des données, mesurer les bilans et évaluer les
perspectives.
Reprenant la structure du document tel qu’il a été refondu depuis deux ans pour renforcer
la globalité et la cohérence des informations tant quantitatives que qualitatives sur toutes
les composantes de la fonction publique, le présent rapport se répartit en deux volets.
Le volume 1, « Faits et chiffres », avec des données actualisées généralement au 31 décembre
2007, vise, comme à l’accoutumée, à faire un tour d’horizon en matière d’emplois, d’effectifs,
de recrutement, de parcours professionnel, de formation, de rémunération. Véritable « bilan
social » de la fonction publique dans son ensemble, il permet cette année aussi de faire un
premier retour sur les importantes mesures prises l’année passée en faveur du pouvoir d’achat
des fonctionnaires (garantie individuelle du pouvoir d’achat, valorisation des heures
supplémentaires, modernisation du compte épargne temps, etc.). Il apporte également, cette
année, des éclairages renforcés sur la fonction publique territoriale et sur la fonction publique
hospitalière.
Le volume 2 tend à illustrer la réalité et la diversité des politiques sur l’emploi public. À travers
les quatre thématiques abordées (s’adapter aux besoins et à l’évolution des services ;
personnaliser la GRH et accompagner les agents ; piloter le changement ; professionnaliser
la GRH), il présente un état des politiques et des pratiques de gestion des ressources
humaines, pour les services de l’État comme pour les collectivités territoriales ou les établissements de soins. La réflexion prospective est enrichie des expériences
internationales, ainsi que des échanges de pratiques avec le secteur privé. Les descriptifs de
réalisations concrètes contribuent à nourrir et à illustrer les grands chantiers de modernisation
de la GRH.
Le considérable travail de collation et d’analyse qui a été mené, et que je salue ici,
contribue à assurer la transparence et la fiabilité des informations sans lesquelles aucun
débat ni processus de décision ne peuvent valablement être menés. Il permet aussi de
dessiner les contours d’une fonction publique cherchant à se rénover en profondeur, sur de
nombreux plans, dans l’intérêt bien compris du service rendu aux citoyens comme de la
gestion des deniers de l’État.
C’est pour une bonne part à l’éclairage de tels travaux que nous pourrons poursuivre et
mener à bien, collectivement, les réformes indispensables de la fonction publique.
Éric WOERTH
Ministre du Budget, des Comptes publics,
de la Fonction publique et de la Réforme de l’État