Résumé du rapport d’étape de la mission Aghion
1 - L’excellence académique est un facteur majeur de la croissance potentielle des pays développés. Pour stimuler
l’excellence et renforcer la compétitivité internationale de leurs systèmes universitaires, les gouvernements peuvent
actionner 3 leviers de façon coordonnée :
– renforcer l’autonomie des établissements ;
– accroître les moyens de façon significative ;
– recourir aux incitations, notamment dans l’attribution des fonds de recherche.
2 - L’excellence universitaire repose sur la mise en place d’une gouvernance équilibrée entre légitimités exécutive et
académique :
– conseil d’administration (Board of Trustees) resserré, largement composé de personnalités externes . Le conseil
d’administration nomme le président et le comité exécutif ;
– instance académique (sénat) large, qui conseille le président, ainsi que des comités ad hoc (enseignants chercheurs
internes et externes) qui décident ou non d’entériner les propositions de nominations ou de promotions
d’enseignants-chercheurs émanant des départements ou graduate schools.
- Le noyau de tout pôle d’excellence est le département ou école doctorale, dans les différentes disciplines, lieu de
production de la recherche comme de l’enseignement d’excellence. Une université d’excellence au sens plein du
terme, est composée de facultés disciplinaires structurées en départements et graduate schools, acceptant une
gouvernance forte (conseils d’administration, comités ad hoc,..) et unifiée au dessus d’eux.
3 - Conscients du risque de décrochage, l’Allemagne, l’Espagne, la France et l’Union européenne ont mis en place des
initiatives d’excellence qui présentent des caractéristiques communes :
– focalisation forte de financements pluriannuels sur l’excellence pour renforcer compétitivité et attractivité;
– implication de la communauté scientifique dans le pilotage des initiatives ;
– approche bottom up (appels à projets).
- Ces initiatives se sont accompagnées de réformes plus globales sur la gouvernance et les mécanismes de financement
et par une mobilisation très large de l’ensemble du tissu universitaire et scientifique.