Retour
 
Santé, bioéthique

Rapport sur l'organisation de la recherche et ses perspectives en matière de prévention et de traitement de l'obésité

Auteur(s) :

    • FRANCE. Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques; FRANCE. Sénat; FRANCE. Assemblée nationale

Editeur :

  • Sénat : Assemblée nationale

Collection : Les Rapports de l'OPECST

Date de remise : Décembre 2010
267 pages

Pour lire les rapports au format PDF vous avez besoin d'un lecteur PDF.
Pour lire les rapports au format EPUB vous avez besoin d'un lecteur EPUB.

Actuellement, la France compte 16,9 % d'adultes obèses, avec une augmentation de la prévalence de l'obésité de 5,9 % par an. 3,5 % des enfants sont obèses, soit 4 fois plus par rapport à 1960. Dans le prolongement de plusieurs rapports sur le sujet, l'un des objectifs de ce rapport est d'appréhender toute la complexité des déterminants de l'obésité. Il s'intéresse à l'organisation et aux apports de la recherche en matière de prévention et de traitement de l'obésité, notamment des pistes de recherche jugées prometteuses qui pourraient conduire, à moyen terme, à un traitement efficace. Le rapport évalue par ailleurs les politiques de prévention de l'obésité qui se révèlent globalement décevantes, et formule un ensemble de propositions pour mener une politique de prévention plus efficace et lutter contre l'obésité.



REMERCIEMENTS

INTRODUCTION


PREMIÈRE PARTIE : LES CARACTÉRISTIQUES DE L’OBÉSITÉ
 

I. UNE MALADIE COMPLEXE
A. DANS SON EVALUATION CLINIQUE
1. L’index de masse corporelle

2. Les limites de cet indicateur
(1) Une valeur prédictive individuelle faible
(2) L’IMC et les risques de poids idéal théorique

B. DANS SES DÉTERMINANTS
1. Le rôle de la génétique
(1) Le déterminisme génétique de l’obésité
(2) L’interaction gènes/environnement dans l’obésité commune

2. Les déterminants biologiques
(1) L’homéostasie énergétique
(a) Les mécanismes biologiques de l’homéostasie énergétique
(b) La régulation de la prise alimentaire
(i) La régulation à court terme de la prise alimentaire
(ii) La régulation à long terme de la prise alimentaire
(iii) L’obésité et les dérèglements biologiques
(c) La régulation de la dépense énergétique
(2) Les facteurs interférant avec l’homéostasie énergétique

3. Les déterminants précoces de l’obésité
(1) Le lien entre poids de naissance et obésité
(2) Le lien entre croissance précoce et obésité
(3) Rebond précoce et obésité

4. Les facteurs psychologiques

5. Les comportements individuels
a) Le déterminisme des comportements individuels
b) Les comportements favorisant le développement de l’obésité
(1) La sédentarité
(2) Le temps passé devant un écran
(3) La consommation de boissons sucrées
(4) Le grignotage
(5) Les troubles du comportement alimentaire
(a) L’hyperphagie boulimique
(b) La restriction cognitive
(6) La réduction du temps de sommeil

6. Les déterminants socioculturels et économiques
a) Les déterminants socioculturels
(1) Le maintien de cultures nationales alimentaires spécifiques
(2) Des différences significatives de culture alimentaire entre les classes sociales

b) Le poids des contraintes économiques
(1) Les inégalités sociales face à l’obésité
(2) Contraintes budgétaires et prise alimentaire

7. Les facteurs environnementaux
a) L’impact de la production de masse de biens alimentaires
(1) La chute du prix des produits agricoles
(2) L’incitation à la consommation
(a) Par la publicité
(b) Par l’augmentation de la taille des portions
(c) Par un accès illimité à la nourriture
(3) Les modifications nutritionnelles
(a) L’augmentation de la part des lipides
(b) L’évolution qualitative de la composition en acides gras des graisses utilisées
(i) Les acides gras de la série n-6
(ii) Les acides gras trans
(c) L’explosion des produits à forte densité énergétique
(d) Le fort développement de la consommation de fructose
(e) Le développement des produits transformés ou la perte de contrôle sur le
contenu de notre alimentation
b) L’impact de la sédentarisation
(1) Dans notre activité professionnelle
(2) Dans nos loisirs
(3) Dans notre vie quotidienne
c) L’impact du développement technologique
d) Les « nouveaux » déterminants de l’obésité
(1) Le stress
(2) Les médicaments
(3) Les polluants et perturbateurs endocriniens
e) L’obésité : une adaptation physiologique ?


II. UNE « VRAIE » MALADIE QUI PEINE À ÊTRE RECONNUE
A. UNE « VRAIE »MALADIE…
1. Une maladie chronique
a) L’altération du tissu adipeux
(1) Hypertrophie et hyperplasie
(2) L’altération de la capacité d'expansion du tissu adipeux
(3) L’inflammation du tissu adipeux

2. La reconnaissance de l’obésité comme une maladie par l’Organisation Mondiale de
la Santé en 1997

B. … QUI PEINE À ÊTRE RECONNUE
1. Une connaissance encore partielle des mécanismes biologiques liés à l’obésité

2. La connotation morale de l’obésité

3. L’hétérogénéité des obésités au regard de leur potentiel pathogène et de leur
traitement

4. La sur-et sous médicalisation du poids
a) Préoccupation esthétique et préoccupation sanitaire
b) Une prévention de plus en plus médicalisée
c) La sous-médicalisation des personnes fortement à risque ou déjà malades

III. UNE MALADIE GRAVE
A. DE PAR LES COMPLICATIONS QU’ELLE ENTRAÎNE
1. Obésité et cancer

2. Obésité et diabète


3. Obésité et maladies cardiovasculaires
a) Les maladies cardio-vasculaires
b) Hypertension et accident vasculaire cérébral

4. Le syndrome métabolique

5. Stéatose hépatique

6. Obésité et déclin cognitif

7. Obésité et syndrome d’apnée du sommeil

8. Complications articulaires

9. Problèmes psychologiques associés à l’obésité


B. DE PAR LES STIGMATISATIONS QU’ELLE INDUIT

C. DE PAR SON ÉVOLUTION PRÉOCCUPANTE
1. Dans les pays développés comme dans les pays en voie de développement
a) Dans les pays développés
b) Dans les pays en voie de développement

2. En France depuis le début des années 90
a) 16,9 % d’adultes obèses et 34,2 % en surpoids
b) Le développement à long terme de l’obésité chez les enfants
c) Une population qui devient obèse de plus en plus tôt
d) Le développement de l’obésité abdominale
e) Une population obèse de plus en plus longtemps
f) L’obésité, miroir des inégalités sociales

D. DE PAR LES COÛTS FINANCIERS QU’ELLE IMPLIQUE
1. Les coûts induits par la surcharge pondérale aux Etats-Unis
2. Le coût annuel de la surcharge pondérale en France


 
DEUXIÈME PARTIE : LES APPORTS DE LA RECHERCHE EN MATIÈRE DE TRAITEMENT DE L’OBÉSITÉ
 

I. UNE MALADIE QUE LES THÉRAPIES « CLASSIQUES » SONT INCAPABLES
DE GUÉRIR
A. LES ÉCHECS DES THÉRAPIES « CLASSIQUES »
1. L’échec des médicaments agissant sur la prise alimentaire
a) Les anorexigènes
b) Le rimonabant
c) La sibutramine

2. La faible efficacité des médicaments agissant sur l’absorption des nutriments


3. La relative frilosité de l’industrie pharmaceutique

4. Les médicaments « hors indication »

5. Les limites de la thérapie fondée sur la diététique et l’activité physique
a) Perte de poids esthétique/perte de poids médical
b) Les résistances à la perte de poids

B. UNE SOLUTION RADICALE : LA CHIRURGIE BARIATRIQUE
1. Définitions

2. Des effets spectaculaires
a) L’Etude Swedish Obese Subjects (SOS)
b) En termes de perte de poids
c) En termes de diminution de la mortalité
d) En termes de guérison du diabète

3. Une chirurgie métabolique ?

4. Les risques associés à la chirurgie bariatrique
a) Risques liés à la pose d’un anneau
b) Risques liés au by-pass gastrique
5. Un suivi insuffisant


II. DES VOIES DE RECHERCHE PROMETTEUSES MAIS À MOYEN TERME
A. LES CIBLES
1. Empêcher le développement de l’obésité
a) Activer le tissu adipeux brun
b) Modifier le microbiote intestinal
c) Assurer une nutrition précoce qui n’encourage pas l’obésité
d) Comprendre les déterminants environnementaux de l’obésité

2. Retarder ou pallier les conséquences néfastes liées à l’obésité
a) Augmenter la satiété
b) Dépister les sujets à risque de développer une obésité abdominale
c) Retarder l’apparition du diabète de type 2 et diminuer le risque cardio-vasculaire
d) Régénérer les cellules du pancréas

B. LES OUTILS
1. Les « omiques »
a) La génomique
b) La transcriptomique
c) La protéomique
d) La métabolomique

2. L’épidémiologie
a) L’épidémiologie descriptive
b) L’épidémiologie analytique
c) L’épidémiologie évaluative
d) Vers une épidémiologie moléculaire

3. L’épigénétique
a) Définition
b) Le rôle de l’environnement
c) La transmission de marques épigénétiques
d) Quelles conséquences pour la science ?

4. La neurobiologie et les neurosciences

5. La biologie intégrée


 
TROISIÈME PARTIE : LES APPORTS DE LA RECHERCHE EN MATIÈRE DE PRÉVENTION DE L’OBÉSITÉ
 

I. LA NÉCESSAIRE MAIS DIFFICILE VOIE DE LA PRÉVENTION
A. LES RAISONS DE LA PRÉVENTION
1. Une maladie chronique évitable

2. L’absence de traitement efficace

B. UNE VOIE INCONTOURNABLE DANS LAQUELLE SE SONT LANCÉS DE
NOMBREUX ETATS
1. Les actions menées en France
a) Le Programme national nutrition santé (PNNS)
b) Le premier PNNS (2001-2006)
c) Le deuxième PNNS (2006-2010)
d) L’adoption d’une législation cadrant certains aspects de l’offre alimentaire
e) Fleurbaix-Laventie, ville santé

2. Les exemples d’actions menées à l’étranger
a) En Allemagne
b) Au Royaume-Uni
(1) Le plan d’action « Healthy life, healthy weight”
(2) La campagne de sensibilisation « Change4Life »

3. Les initiatives au niveau européen
a) Renforcer l’information du consommateur
(1) L’étiquetage nutritionnel
(2) Les allégations nutritionnelles
b) Proposer une stratégie aux Etats-membres
c) Financer et structurer la recherche


C. UNE VOIE DIFFICILE
1. Arriver à changer les comportements

2. Toucher la bonne cible

3. Éviter les effets pervers

4. Évaluer les interventions

5. Gérer des intérêts contradictoires
a) La gestion du temps
b) Les enjeux économiques


II. LES APPORTS DE LA SCIENCE AFIN D’AMÉLIORER L’EFFICACITÉ DES
POLITIQUES DE PRÉVENTION

A. L’UTILITÉ D’UNE PRÉVENTION PRÉCOCE
1. L’influence des expositions foetales sur le développement ultérieur de l’obésité

2. L’acquisition des habitudes alimentaires et comportementales au cours de l’enfance

3. L’allaitement maternel comme facteur de protection contre le développement
ultérieur de l’obésité

B. LE RÔLE MAJEUR DE LA PRATIQUE DE L’ACTIVITÉ PHYSIQUE ET DE LA
LUTTE CONTRE LA SÉDENTARITÉ
1. L’importance de l’activité physique dans la prévention du gain de poids et de la
reprise de poids
a) La prévention du gain de poids
b) La prévention de la reprise de poids

2. L’importance de l’activité physique dans la prévention des comorbidités de l’obésité

3. L’activité physique comme traitement thérapeutique

4. La lutte contre la sédentarité

C. LES CARACTÉRISTIQUES D’UNE PRÉVENTION PRIMAIRE EFFICACE
1. Une prévention primaire démédicalisée
a) Une prévention qui distingue la gestion du poids et l’amélioration de l’état général
de santé de la population à travers l’alimentation
b) Une prévention basée sur des messages positifs et de nouvelles normes sociales
c) Une prévention qui évite la cacophonie nutritionnelle
d) Une prévention qui se concentre sur l’éducation alimentaire

2. Une prévention ciblée sur les populations à risques
a) La relative inefficacité des messages trop généraux sur les populations à risque
(1) Des publics différents
(2) Une diffusion verticale des normes remise en cause
(3) Les différences entre les genres
b) Des interventions adaptées aux motivations des individus
c) Des interventions interactives


D. LA MISE EN PLACE DE POLITIQUES DE PRÉVENTION PLUS
ENVIRONNEMENTALES
1. Les limites de la responsabilité individuelle

2. Les politiques environnementales envisageables
a) Les cibles
(1) Améliorer la qualité de l’offre alimentaire
(2) Encourager l’accès à une nourriture saine et abordable financièrement
(3) Modifier l’environnement afin d’encourager l’activité physique
(4) Limiter l’exposition des enfants au marketing
b) Les outils
(1) Les interventions de proximité et de communauté
(2) Le « nudging »
(3) Le marketing social
(4) La coopération avec l’industrie
(a) Les chartes d’engagement volontaire de la qualité nutritionnelle
(b) L’Observatoire de la qualité de l’alimentation
(5) La réglementation
(6) Les politiques sectorielles

3. Des politiques jouant sur les déterminants socio-économiques

E. SYSTÉMATISER L’EXPÉRIMENTATION ET L’ÉVALUATION SCIENTIFIQUE
DES INTERVENTIONS



 
QUATRIÈME PARTIE : L’ORGANISATION DE LA RECHERCHE EN MATIÈRE D’OBÉSITÉ
 

I. DE NOMBREUSES INITIATIVES AFIN D’AMÉLIORER LA QUALITÉ DE LA
RECHERCHE
A. LE RAPPROCHEMENT DE LA RECHERCHE FONDAMENTALE ET DE LA
RECHERCHE CLINIQUE
1. La création des centres de recherche en nutrition humaine (CRNH)

2. La professionnalisation de la recherche hospitalière
a) Les centres d’investigation clinique
b) Les programmes hospitaliers de recherche clinique

B. LA STRUCTURATION DE LA RECHERCHE AUTOUR D’ENSEMBLES AYANT
UNE RÉELLE MASSE CRITIQUE
1. La mutualisation des infrastructures
a) Exemple de mutualisation des infrastructures : les plateaux et plateformes
protéomiques de l’INRA
b) Une initiative encouragée au niveau européen

2. Le regroupement des unités de recherche

C. LA CRÉATION DE L’ALLIANCE NATIONALE POUR LES SCIENCES DE LA VIE
ET DE LA SANTÉ (AVIESAN)
1. Les objectifs de l’AVIESAN

2. L’institut thématique « circulation, métabolisme, nutrition »

3. L’institut de santé publique

II. DES OBSTACLES PERSISTANTS À UNE MEILLEURE RECHERCHE
A. LES OBSTACLES COMMUNS À TOUTES LES DISCIPLINES
1. La multiplicité des financements

2. Les limites de l’Agence nationale de la recherche

3. La multiplicité des évaluations
a) L’évaluation réalisée par l’Agence de l’Evaluation de la Recherche et de
l’Enseignement Supérieur (AERES)
b) L’évaluation réalisée par les organismes de recherche
c) Les évaluations réalisées par les agences de financement

4. Un métier toujours pas assez valorisé et soumis à une pression croissante
a) Une rémunération peu attractive
b) Un métier soumis à une pression croissante

5. Une réduction importante des fonctions « support »

6. L’illisibilité du paysage français de l’enseignement supérieur et de la recherche
encore accrue par le grand emprunt

B. LES OBSTACLES SPÉCIFIQUES À LA RECHERCHE EN MATIÈRE D’OBÉSITÉ
1. AVIESAN : une utilité théorique mais qui reste à démontrer dans les faits
2. Une recherche défavorisée par les critères d’évaluation retenus
a) La toute-puissance du « facteur d’impact »…
b) … au détriment d’une recherche privilégiant son impact en matière de santé publique
3. Une recherche en matière d’obésité qui reste largement axée sur les aspects
fondamentaux

 
CINQUIÈME PARTIE : LES PROPOSITIONS
 

I. METTRE EN APPLICATION LES RECOMMANDATIONS FAITES DANS LES
NOMBREUX RAPPORTS DÉJÀ PUBLIÉS SUR LA QUESTION DE
L’OBÉSITÉ

II. RÉDUIRE LES INÉGALITÉS SOCIOCULTURELLES ET ENCOURAGER
L’INSERTION SOCIALE DES CATÉGORIES SOCIO-PROFESSIONNELLES
LES MOINS ÉLEVÉES

III. PRIVILÉGIER LES MESURES MODIFIANT L’ENVIRONNEMENT
1. Limiter l’exposition des enfants à la publicité et au marketing
2. Améliorer la qualité de l’offre alimentaire
3. Modifier l’environnement afin de réduire la sédentarité et afin d’augmenter l’activité physique

IV. ELABORER UN PLAN DE PRÉVENTION REPOSANT SUR CINQ PILIERS :
UNE GOUVERNANCE NATIONALE INTER-MINISTÉRIELLE, UN COMITÉ SCIENTIFIQUE, DES MESSAGES SUR LES SYSTÈMES DE
REPRÉSENTATION, DES ACTIONS LOCALES EN DIRECTION DES
POPULATIONS À RISQUE ET UNE ÉVALUATION SYSTÉMATIQUE ET
RÉGULIÈRE DE TOUTES LES MESURES PRISES
1. Instaurer une gouvernance nationale interministérielle
2. Créer un comité scientifique visant à recenser les acquis scientifiques à prendre en
compte dans l’élaboration d’un plan global de lutte contre l’obésité
3. Favoriser l’élaboration de normes sociales favorables à la santé en influençant les
systèmes de représentation
4. Cibler la prévention sur les populations à risque au niveau local
5. Evaluer systématiquement et régulièrement les mesures prises

V. PROMOUVOIR LA DIVERSITÉ CORPORELLE

VI. RÉGLEMENTER LES RÉGIMES AMAIGRISSANTS

VII. DÉPISTER SYSTÉMATIQUEMENT L’ADIPOSITÉ VISCÉRALE

 


CONCLUSION

ANNEXE - PERSONNES AUDITIONNÉES
I. EN FRANCE
II. À L’ÉTRANGER
a) ALLEMAGNE
b) BELGIQUE
c) CANADA
d) DANEMARK
e) ETATS-UNIS
f) LUXEMBOURG
g) ROYAUME-UNI

h) SUEDE





 
 

Autres contenus apparentés

Voir aussi

Autres rapports sur le(s) thème(s):

Sante publique , Maladie

Restez informé

Abonnement à la lettre d'information de la BRP