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Financement de la projection numérique en salle de cinéma

Auteur(s) :

Editeur :

  • Ministère de la culture

Date de remise : Août 2017
266 pages

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La mission conduite au printemps 2017 par les inspections générales des finances et des affaires culturelles (IGF-IGAC) visait à étudier les coûts et les économies liées à la projection numérique en salles pour les exploitants et distributeurs, l'ensemble du parc de salles en France ayant achevé cette transition numérique, notamment grâce au dispositif mis en place à l'automne 2010. Les entretiens et les analyses des données collectées par la mission permettent d'avoir une vision objectivée des effets de cette transition sur l'activité et l'économie des acteurs. Il en ressort que l'activité cinématographique a globalement bénéficié de cette transformation et que les distributeurs et exploitants ont réalisé des économies grâce au passage à la projection numérique. Si les coûts d'entretien et de renouvellement des matériels numériques sont plus élevés que ceux qui prévalaient sous l'ère du 35 mm, ces coûts doivent être relativisés et n'apparaissent pas hors de portée de financement pour la majorité des exploitants. La mission préconise donc de laisser le dispositif de contributions numériques conçu pour financer l'équipement initial des salles aller à son terme comme prévu par la loi de 2010, sans créer de nouvel instrument pour le remplacer. Elle formule plusieurs propositions afin de renforcer l'information des exploitants et la veille sur leur situation économique d'une part, ainsi que la concertation dans le secteur pour prévenir d'éventuels effets sur la programmation consécutifs à l'extinction des contributions numériques d'autre part.

INTRODUCTION

1. L’ÉQUIPEMENT NUMÉRIQUE DES SALLES DE CINÉMA A ÉTÉ RÉALISÉ AVEC SUCCÈS

1.1. La transition numérique a été rapide en France, sans difficulté de financement grâce aux dispositifs organisés par l’État
1.1.1. L’équipement numérique du parc français est achevé depuis 2014, pour un investissement total minimum estimé à 370 M€
1.1.2. L’État a rendu obligatoire le versement de contributions numériques des distributeurs aux exploitants et prévu une aide publique pour ceux qui n’en recevraient pas assez pour financer leur investissement initial

1.2. L’équipement numérique a été bénéfique aux exploitants et distributeurs, leur permettant d’optimiser leur programmation et de réaliser des économies de gestion
1.2.1. Les transformations des métiers des exploitants et distributeurs dépassent le seul équipement des salles en projecteurs numériques
1.2.2. L’équipement numérique a eu des effets multiples sur la programmation des séances, dans le contexte d’une augmentation du nombre de films distribués et d’une réduction des durées d’exploitation des films
1.2.3. Le bilan de la transition numérique est jusqu’à présent globalement positif pour les distributeurs et les exploitants, malgré des situations hétérogènes

2. IL RÉSULTE DES ANALYSES DE LA MISSION QUE L’ENTRETIEN ET LE RENOUVELLEMENT DU MATÉRIEL DE PROJECTION NUMÉRIQUE NE JUSTIFIENT PAS DE RELANCER UNE INTERVENTION PUBLIQUE SPÉCIFIQUE

2.1. Malgré les inquiétudes qu’ils suscitent, l’entretien et le renouvellement du matériel ne paraissent pas hors de portée des exploitants
2.1.1. Le renouvellement des matériels interviendra en pratique bien après leur amortissement financier, qui devrait être quasiment achevé en 2018
2.1.2. Les coûts de l’entretien et du renouvellement doivent être relativisés malgré l’incertitude qu’ils génèrent
2.1.3. La grande majorité des exploitants ne devrait pas avoir de difficulté à trouver des sources de financement

2.2. L’analyse de plusieurs scénarios d’évolution conduit la mission à ne pas préconiser de nouvelles interventions publiques
2.2.1. Aucun État européen ne semble à ce jour envisager de mesure nouvelle pour accompagner l’entretien ou le renouvellement des projecteurs numériques
2.2.2. La situation financière actuelle des distributeurs plaide pour la fin des contributions numériques, sachant que de nombreux dispositifs publics existent déjà pour venir en aide aux exploitants qui en auraient besoin
2.2.3. Les questions liées à la programmation des oeuvres devraient, le cas échéant, faire l’objet d’une régulation propre et distincte

LISTE DES PROPOSITIONS DE LA MISSION

CONCLUSION