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L'enseignement supérieur culture face aux regroupements universitaires et aux politiques de site

Auteur(s) :

Editeur :

  • Ministère de la culture : Ministère de l'éducation nationale : Ministère de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation

Date de remise : Septembre 2018
108 pages

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Le rapport de cette mission conjointe (Inspection générale des affaires culturelles et Inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche) dresse un bilan de l'intégration des écoles de l'enseignement supérieur culture (ESC) à cette politique de regroupements dans l'enseignement supérieur (associations, fusions communautés d'universités et d'établissements-ComUE). Plus particulièrement, il identifie les questions relatives au financement des programmes d'investissements d'avenir (PIA), ainsi qu'aux doctorats. La mission a constaté un rapprochement très net des écoles avec les regroupements, qui s'appuie sur une collaboration étroite avec les universités à travers la mise en œuvre du LMD, source de doubles cursus riches et innovants. Elle a observé que les relations entre ESC et établissements d'enseignement supérieur (ESR) ont pris des formes très variables et qu'un certain nombre d'ESC ont eu des difficultés à s'insérer dans ces schémas. L'identité des différentes ESC est bien respectée, condition indispensable à leur insertion dans les regroupements. La mission a identifié des défis à relever, parmi lesquels une meilleure reconnaissance des doctorats des ESC avec les écoles doctorales, et une plus grande lisibilité des financements issus des PIA. Au-delà, elle invite à une amélioration du pilotage de l'enseignement supérieur culture et à une prise en considération plus forte de la recherche effectuée dans ses écoles.

Synthèse
 1- Un rapprochement très net avec l’ESR dans le cadre de la mise en oeuvre du LMD
 2- les relations entre ÉSC et ESR ont pris des formes très variables
 3- La discipline de chaque ÉSC joue également dans la nature des relations

Liste des recommandations

Introduction
 1 - L’université et l’enseignement artistique : une page d’histoire complexe qui se referme ?
 2 - Une recomposition territoriale globale de l’enseignement supérieur qui englobe l’enseignement supérieur artistique, mais reste ouverte

1. ÉSC et ESR : un rapprochement certain malgré des situations locales différenciées

1.1. Ce rapprochement est l’expression d’une volonté partagée

1.2. Le type d’ÉSC induit des partenariats plus ou moins approfondis avec les universités
 1.2.1. Les écoles nationales supérieures d’architecture (ENSA), les plus proches des logiques universitaires
 1.2.2. Les écoles supérieures d’art : des relations plus complexes
 1.2.3. Les pôles supérieurs musique et danse, les écoles de théâtre et les écoles spécialisées du spectacle vivant : des écoles professionnelles où la pratique est première

1.3. Aujourd’hui, des situations locales qui dépendent au premier chef de la stabilité des regroupements universitaires et de leur format
 1.3.1. Un élément déterminant : la stabilité du regroupement
 1.3.2. Entre COMUE, associations et fusions, le type de scénario choisi par les universités sur leur territoire y détermine en partie la place des ÉSC

1.4. La complexité du territoire francilien
 1.4.1. Deux COMUE concentrent les ÉSC : HESAM et PSL
 1.4.2. Deux ISITE : Paris-Seine et Paris-Est
 1.4.3. Trois COMUE qui s’enrichissent des partenariats de leurs membres universitaires

1.5. Ce tableau contrasté met par ailleurs en lumière certains handicaps touchant les ÉSC

1.6. Conclusions provisoires

2. Des échanges à approfondir localement : cursus communs, vie étudiante, services mutualisés, visibilité

2.1. Un LMD, mis en place selon des modalités et un rythme adaptés à chaque discipline, qui situe enfin les ÉSC dans le paysage mondial de l’enseignement supérieur
 2.1.1. Une mise en oeuvre qui commence dans les ENSA, et s’étend aux écoles d’art
 2.1.2. Une habitude dans les écoles singulières : INA, École du Louvre, INP et La Fémis, mais selon des logiques différentes
 2.1.3. Une stratégie de double diplomation dans les écoles du spectacle vivant qui implique de régler la question du master dans ce domaine

2.2. L’expérimentation de modules partagés : une fertilisation naissante et vivace

2.3. Une ouverture et une intégration contrastée dans l’innovation et l’entreprenariat

2.4. La vie étudiante : une normalisation par le haut pour les ÉSC

2.5. Les mutualisations de fonctions support

2.6. Une insuffisante visibilité dans l’offre d’enseignement supérieur par site

3. Des transformations engagées à soutenir dans la durée

3.1. Une culture de recherche déjà largement présente dans les écoles supérieures culture…
 3.1.1. La recherche comme vecteur de rapprochement académique et territorial au-delà des regroupements
 3.1.2. Affirmer le rôle des conseils scientifiques
 3.1.3. Un troisième cycle déjà existant

3.2. … mais leur participation aux PIA reste encore marginale

3.3. La généralisation des doctorats de création et ou par la pratique
 3.3.1. Le principe d’un doctorat de création semble aujourd’hui acquis en France
 3.3.2. Un chemin reste à parcourir pour se rapprocher des standards internationaux
 3.3.3. Le sort des diplômes supérieurs de recherche en art (DSRA)
 3.3.4. Le développement des doctorats par validation d’acquis de l’expérience

4. Deux sujets de moyen terme pour les ÉSC : leur contribution aux mutations à venir de l’ESR, leur visibilité internationale

4.1. Quelle peut être la contribution des ÉSC aux transformations de l’enseignement supérieur en France et à l’étranger, personnalisation, hybridation et numérisation, prise en compte des compétences douces, de l’intelligence artificielle ?
 4.1.1. Les évolutions futures de l’ESR : vers une personnalisation du chemin de formation de l’étudiant
 4.1.2. Dans ce contexte, le positionnement des ÉSC pourrait se développer à moyen long terme dans deux directions
 4.1.3. Cet enracinement plus profond dans le paysage de l’ESR ne doit pas conduire à une dilution de l’identité de chaque ÉSC, bien au contraire
 4.2. Y a-t-il place pour des « schools of arts » en France, autrement dit, faut-il aller jusqu’à l’intégration des ÉSC dans l’université ?
 4.2.1. Un bref état des lieux international
 4.2.2. La mission propose d’approfondir deux axes à moyen terme

5. D’indispensables évolutions institutionnelles pour l’enseignement supérieur et la recherche culturelle

5.1. Une nécessaire orientation de l’enseignement supérieur culture
 5.1.1. Une stratégie à rééquilibrer sur l’enseignement supérieur en lien avec le MESRI
 5.1.2. L’achèvement du chantier des statuts des ÉSC et des enseignants en matière de recherche

5.2. Un accompagnement ministériel insuffisant d’une démarche utile mais à repenser
 5.2.1. La « mesure COMUE »
 5.2.2. Une plus grande coordination des aides à la recherche

5.3. Des questions d’organisation à ouvrir
 5.3.1. Une démultiplication des décisions à la source d’une cartographie complexe
 5.3.2. Une organisation de la tutelle correspondant à l’enjeu et à la nouvelle carte de l’ESR 

Conclusion

Annexes

 
 

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