L'Impact des incitations financières au travail sur les comportements individuels : une estimation pour le cas français
PIKETTY Thomas
,
FRANCE. Commissariat général du plan
Paris
;
Commissariat général du plan
Etude des incidences des réformes du système français de transferts sociaux entre 1982 et 1996 (création du RMI, création et extension de l'APE...) sur le taux d'emploi des bénéficiaires potentiels, l'objet de la recherche étant de répondre à la question suivante : rendre les emplois à bas salaires financièrement plus attractifs pour les personnes privées d'emploi aurait-il un effet positif significatif sur le niveau d'emploi ?
Télécharger le rapport
(
1276
Ko, PDF)
Télécharger le rapport
(
158
Ko, RTF)
mai 1998
70
pages
Vous avez besoin de la dernière version d'Acrobat reader pour lire les documents
au format PDF. Vous pouvez télécharger ce logiciel en cliquant ici
mai 1998
L'impact des incitations financières au travail sur les comportements individuels: une estimation pour le cas français*
Thomas Piketty (CNRS (URA 928, CEPREMAP)) thomas.piketty@cepremap.cnrs.fr
Résumé: Rendre les emplois à bas salaires financièrement plus attractifs pour les personnes privées d'emploi aurait-il un effet positif significatif sur le niveau d'emploi en France? A partir des données individuelles des enquêtes Emploi conduites par l'INSEE de 1982 à 1997 (environ 150000 observations par an), nous utilisons le fait que différentes réformes du systême français de transferts sociaux entre 1982 et 1996 (création du RMI, création et extension de l'APE,..) ont modifié les incitations financières au travail de façon différente suivant le nombre d'enfants à charge, la situation familiale, etc.., pour étudier si le différentiel de taux d'emploi entre ces différentes catégories de personnes s'est ajusté à ces nouvelles incitations, toutes autres choses (observables) égales par ailleurs. Cette méthodologie, utilisée récemment pour l'étude de l'EITC américain et lors d"'expériences naturelles" au Canada, permet en principe une estimation non-biaisée de l'élasticité des comportements d'activité et de recherche d'emploi vis-à-vis des incitations financières. Les résultats obtenus suggèrent des élasticités relativement élevées pour les femmes (avec ou sans enfants à charge). Par contre, les données utilisées ne permettent pas de mettre en évidence un effet significatif des incitations financières au travail sur la transition non-emploi - emploi pour les hommes.