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Des langues régionales aux langues de France : un état des lieuxPlusieurs dizaines de langues ont été reconnues « langues de France » par l’État au terme d’un travail de classification, de dénomination et de dénombrement. Un travail rendu délicat par la nécessité d’assurer une compatibilité entre le respect du droit du sol et la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires qui, fondée sur le droit du sang, exclut les « langues de migrants ». Si dans les territoires ultra-marins ces langues sont souvent plus usitées que le français s’agissant des échanges informels, il en va très différemment dans l’Hexagone où leur transmission et leur connaissance ont connu un très net déclin tout au long du XXe siècle. Aussi, ce sont désormais des actions culturelles – enseignement, médias, signalisations bilingues dans l’espace public – qui suppléent l’héritage familial. Les formes standard que prennent inévitablement ces langues ne correspondent toutefois pas aux variétés dialectales des anciennes pratiques. Claude Truchot souligne enfin la difficulté à élaborer des textes juridiques concernant les langues régionales vu l’absence de tout consensus à leur égard, la France n’ayant au reste pas ratifié la Charte du Conseil de l’Europe. |
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