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Vie économique - Travail, droit du travail

Productivité et temps de travail

Numéro spécial Sélection d'articles français et étrangers

N°2870 -

Auteur(s) :

Editeur :

Année d'édition : 2005
Réf. : 3303332028702
64 pages, 21 x 27 cm

6,50

 

Problèmes économiques
No 2.870
2 mars 2005

DOSSIER : PRODUCTIVITE ET TEMPS DE TRAVAIL

Europe-Etats-Unis : un siècle de croissance économique comparée
Revue de l'OFCE
Robert J. Gordon
Partant d'un niveau similaire de productivité et de PIB par tête au milieu du XIXe siècle, l'Europe n'a cessé de s'éloigner des performances américaines au cours des siècles suivants. En 1950, la productivité et le PIB par tête en Europe atteignaient la moitié des niveaux américains. Au cours des décennies suivantes, les avantages de l'économie américaine ont commencé à s'éroder. Cela, combiné à la forte baisse du volume de travail, expliquerait le dynamisme des gains de productivité sur la période et, partant, le rattrapage du niveau de productivité américain. L'auteur montre qu'une quasi- convergence s'esquisse du côté de la productivité européenne. Pour autant, celle du PIB reste incomplète… Au cours de la décennie 1990, et à la différence des Etats- Unis, l'Europe n'a pas fait l'expérience d'un sursaut de sa productivité. Mais, l'auteur estime qu'il faut relativiser la performance américaine sur cette dernière période, la contribution des TIC (technologies de l'information et de la communication) à l'économie outre-Atlantique ayant été vraisemblablement exagérée.

Productivité : les Etats-Unis distancent l'Europe dans les années 1990
Futuribles
Gilbert Cette
Au début des années 2000, le PIB par habitant de la France et de l'Union européenne était inférieur d'environ 25 % à celui des Etats-Unis. L'évolution de cet indicateur s'explique par différents facteurs comme la productivité horaire, la durée moyenne du travail et le taux d'emploi. Pour comprendre l'origine de cet écart de PIB, l'auteur établit notamment une comparaison entre la productivité horaire « observée » et la productivité horaire « structurelle » qui est nettement supérieure outre-Atlantique à celle de l'Europe ou du Japon. Il rappelle que l'accélération de la productivité aux Etats-Unis et son ralentissement dans l'Union européenne peuvent s'expliquer pour l'essentiel par le développement et la diffusion plus rapide des technologies de l'information et de la communication (TIC). Mais, pour que l'effet d'entraînement des TIC soit optimal, il montre également qu'une certaine flexibilisation sur le marché des biens et du travail doit accompagner l'augmentation des investissements en la matière.

Comment mesurer la productivité ?
The Economist
La technique la plus utilisée pour mesurer l'efficience économique n'est pas la meilleure. Telle est la conclusion présentée par The Economist après une analyse du concept de productivité et de sa mesure. En effet, l'indicateur le plus souvent cité - la production horaire par travailleur dans le secteur industriel — ne reflète que la croissance de la productivité du travail. La production multifactorielle obtenue en rapportant la production à l'ensemble des facteurs de production est une mesure plus pertinente. Certes elle est plus difficile à estimer, mais elle rend les comparaisons internationales plus fiables et permet d'expliquer une part des gains de productivité américains.

TIC et productivité : une comparaison internationale
Economie internationale
Johanna Melka et Laurence Naymann
En Europe, le débat sur la productivité s'est focalisé sur le retard par rapport aux États-Unis en matière de gains de productivité, mais également d'investissement en technologies de l'information et de la communication (TIC). Les auteurs proposent une comparaison internationale permettant d'expliquer la croissance de la productivité horaire du travail. Sur la période 1995-2001, les résultats suggèrent que l'usage accéléré des TIC aurait été la source de gains de productivité environ deux fois plus élevés aux Etats-Unis et au Royaume-Uni qu'en France et en Allemagne. Dans tous les pays, cette progression a été particulièrement rapide dans les secteurs producteurs de TIC, mais dans les secteurs très utilisateurs de TIC (comme la banque et le commerce), ne sont enregistrés que les gains de productivité des pays anglo-saxons.

La productivité des services est-elle sous-estimée ?
Conseil d'analyse économique
Anita Wölfl
Au cours des années 1990, dans la majorité des pays de l'OCDE, la croissance de la productivité est restée plus élevée dans les industries manufacturières que dans les services. Certaines analyses expliquent ce déséquilibre tendanciel par des problèmes de mesure. Une des difficultés tient en particulier au mode de calcul de la valeur ajoutée à prix constants. Cette sous-estimation potentielle des taux de croissance de la productivité des services a pour conséquence une modification du poids relatif de la contribution des différents secteurs de l'économie à la croissance de la productivité agrégée, mais pourrait également avoir un effet sur la mesure de cette dernière.

Quel lien entre l'évolution de la productivité et de celle de l'emploi ? Le cas français
Economie et statistique
Bruno Crépon et Richard Duhautois
L'évolution de la productivité au cours des deux cycles de croissance soutenue (1987-1990 et 1996-1999) a été très différente d'une période à l'autre. A la fin des années 1990, la productivité du travail a augmenté deux fois moins vite que dix ans plus tôt. Ce ralentissement est moins marqué dans le cas de la productivité globale des facteurs. L'analyse de la croissance du taux d'emploi montre que la part de l'augmentation de la productivité imputable aux créations/disparitions d'entreprises a légèrement reculé et que la croissance de l'emploi est davantage due aux embauches réalisées par les entreprises pérennes. Cet enrichissement en emplois entre 1996 et 1999 donnerait ainsi un caractère plus « smithien » que « schumpéterien » à la croissance française.




35 heures : une politique économique coûteuse
Flash — CDC Ixis
Patrick Artus et Laure Maillard
Quels sont les effets du passage à la semaine de 35 heures en France ? Le bilan atteste que la mesure a eu des effets contra-cycliques puissants puisque près de 400 000 emplois ont été créés, estiment les auteurs. Mais au final, cette politique se révèle être onéreuse : le coût d'un emploi créé est de l'ordre de grandeur du salaire par tête. Par ailleurs, la mise en œuvre des 35 heures devrait se traduire par une chute de 2,5 % de la production à partir de la date de retour au chômage d'équilibre.

L'impact des 35 heures sur l'économie française
Rapport d'information de l'Assemblée nationale
Patrick Ollier et Hervé Novelli
L'économie française peut-elle supporter les 35 heures ? A travers l'audition de plusieurs personnalités du monde économique et politique, les auteurs du rapport dressent un bilan plutôt négatif de la mise en place des 35 heures en France. Certes, la baisse de la durée du travail a généré une hausse de la productivité horaire, mais cette dernière n'a pas été suffisante pour accroître la productivité par tête. Au total, de nombreux économistes auditionnés estiment qu'à long terme, la diminution du temps de travail aurait un impact négatif sur le potentiel de croissance.

Plus d'argent ou moins de travail ?
Enjeux Les Echos
Valérie Delarce
Depuis 2000, la France et les Etats-Unis connaissent une évolution très différente de l'utilisation de la richesse produite. Sans conteste, les Etats-Unis, affichent sur longue période une préférence marquée pour la production c'est-à- dire, une croissance du PIB soutenue par une consommation vigoureuse à la fois des ménages et de l'administration ainsi que par un investissement en équipement très important. Dans le même temps, la France s'est engagée dans un processus de réduction du temps de travail au détriment de la croissance. Mais ce choix de société est-il soutenable à long terme ?

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