Aide humanitaire et prévention des risques : Union européenne

Action à l'extérieur de l'Union européenne : ECHO (European Community Health Organization)

Le Service d'aide humanitaire de la Commission européenne a vu le jour en 1992.
Sa mission consiste à porter assistance et secours d'urgence aux victimes de catastrophes naturelles ou de conflits en dehors de l'Union européenne. Concrètement, ce sont 18 millions de personnes qui sont secourues chaque année dans plus de 60 pays, et plus de 500 millions € que ECHO consacre chaque année au financement de projets humanitaires (en dehors de l'aide fournie séparément par les États membres de l'UE).

Camp de personnes déplacées à Rushubi, Burundi

Camp de personnes déplacées à Rushubi, Burundi.

© ECHO/Y.Horent

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Le programme DIPECHO

En 1996, le Service d'aide humanitaire européen a créé un programme de préparation aux catastrophes afin de minimiser les risques : le programme DIPECHO (DIsaster Preparedness ECHO).

Il a été lancé pour aider la préparation des populations dans les zones à risques, exposées aux catastrophes naturelles, et pour encourager des mesures pratiques visant à réduire ces risques, renforcer la capacité d'auto-assistance de la population notamment dans les Caraïbes, en Asie centrale et en Asie du sud-est.
Face à l'augmentation des fléaux naturels, ECHO a décidé en 2003 de renforcer sa politique de préparation aux catastrophes.
ECHO a alloué en moyenne environ 8 millions d'euros chaque année, dans le monde, dans le cadre du programme DIPECHO. Ces fonds servent à financer formation, création de capacités et sensibilisation ainsi que des projets d'alerte rapide et l'organisation de services de secours. En effet, le programme a démontré que de simples précautions peuvent contribuer à sauver des vies et à préserver des biens. Les fonds sont attribués par l'intermédiaire d'ECHO et utilisés par les agences humanitaires intervenant dans les régions concernées. En 2003, 12 millions d'euros étaient disponibles, soit une augmentation de 50% par rapport aux années précédentes.

  • Les mesures de préparation aux catastrophes seront, chaque fois que possible, désormais intégrées aux opérations classiques d'aide. En incluant par exemple la formation des populations touchées par un tremblement de terre à la construction de maison résistant aux séismes (Salvador et Pérou), la formation au contrôle de la qualité de l'eau après des inondations (Indonésie), la prévention et le traitement d'urgence du choléra (Somalie, Tanzanie), le contrôle de la sécurité alimentaire et des mesures d'alerte rapide (Ethiopie, Amérique centrale).
  • A la suite du tsunami du 26 décembre 2004 en Asie du Sud, les ministres européens des affaires étrangères, du développement et de la santé réunis en conseil extraordinaire le 7 janvier 2005 ont donné leur feu vert à la création d'une structure européenne de coordination face aux catastrophes, qui pourrait s'appuyer sur "un corps volontaire européen d'aide humanitaire".

Le 20 avril 2005, trois séries de mesures ont été approuvées. L'une prévoit de se doter de nouvelles équipes pour planifier l'aide à long terme après la phase d'aide humanitaire d'urgence. La deuxième concerne le renforcement du mécanisme communautaire de protection civile et la dernière le doublement du nombre d'experts, portés à 150, répartis dans plus de 30 antennes locales dans le monde.

Action au sein des Etats membres

La Direction générale de l'environnement fait partie des 36 directions générales et services spécialisés de la Commission européenne. Son rôle est de proposer de nouvelles lois dans le domaine de l'environnement et de veiller à l'application des mesures adoptées dans les Etats membres. C'est dans le cadre de son volet Protection civile et accidents environnementaux qu'elle participe au financement de programmes en matière de prévention des risques.

L'Union européenne a dû affronter sur son sol la question des risques naturels à la suite, notamment, des inondations qui ont touché l'Europe centrale au cours de l'été en 2002.
 Cette catastrophe a conduit l'Union européenne à créer un Fonds de solidarité européenne (FSUE) afin de venir en aide aux pays sinistrés, qui a été mis en place fin 2002, et dont ont bénéficié notamment l'Allemagne, la République tchèque et l'Autriche, ainsi que la France à la suite des inondations du Gard de septembre 2002.

Evénements impliquant des catastrophes naturelles et nombre de victimes correspondant en Europe entre 1980 et 2000

Graphique  représentant les événements impliquant des catastrophes naturelles et nombre de victimes correspondant en Europe entre 1980 et 2000.

Graphique  représentant les événements impliquant des catastrophes naturelles et nombre de victimes correspondant en Europe entre 1980 et 2000.

L'environnement en Europe: troisième évaluation, 24 avril 2003

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A la demande du Parlement européen, la Commission s'est engagée dans la définition d'une politique européenne de prévention, de préparation et de réponse aux risques naturels et industriels prenant en compte l'intégration en 2004 de nouveaux pays membres. Cela devrait permettre d'agir au delà des mécanismes existants en matière de protection civile.

A consulter :

  • ECHO, Document sur la stratégie de préparation et de prévention des désastres, 23 p.
  • Le programme DIPECHO, 20 p.
  • Agence européenne pour l'environnement, L'environnement en Europe : troisième évaluation, avril 2004
  • Agence européenne pour l'environnement, Changements climatiques et inondations liées aux rivières et fleuves en Europe, Briefing 1, 2005

L'action du Conseil de l'Europe  : l 'accord Eur-opa risques majeurs

Le Conseil de l'Europe, qui regroupe 45 pays d'Europe occidentale et orientale y compris la Russie, a mis en place dès 1987 une politique de prévention des risques, en créant l'Accord Ouvert partiel EUR-OPA Risques Majeurs.

Cet accord inter-gouvernemental est une plate-forme de coopération dans le domaine des risques naturels et technologiques majeurs entre les pays d'Europe centrale et orientale, les pays du Sud de la Méditerranée et les autres pays d'Europe de l'Ouest. Il a pour objet essentiel de développer dans une démarche concertée la prévention des risques et la gestion des crises d'origines naturelle et technologique.
L'Accord compte actuellement 25 pays participants, d'Europe et du bassin méditerranéen :
Albanie, Algérie, Arménie, Azerbaïdjan, Belgique, Bulgarie, Chypre, Croatie, Espagne, France, Géorgie, Grèce, Liban, Luxembourg, Macédoine, Malte, Moldavie, Maroc, Monaco, Portugal, Saint-Marin, Roumanie, Russie, Turquie, Ukraine.
Ainsi que 4 observateurs : Allemagne, Autriche, Suisse, Japon
Depuis sa création, l'accord Eur-opa risques majeurs a développé les projets EDRIM (communication), STRIM (spatial) et FORMOSE (formation). Il insiste notamment sur la synergie euro-méditerranéenne.

Mis à jour le 21/01/2005

 

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