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Introduction

[Environnement et pollution en Russie et en Asie centrale : l’héritage soviétique], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Carte des principaux sites pollués en Russie et en Asie centrale.
© La Documentation française

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Cinq des dix endroits les plus pollués de la planète se situeraient en Russie et en Asie centrale, selon l'ONG environnementale américaine, Blacksmith Institute. L'éclatement de l'Union soviétique en quinze pays indépendants en 1991, a permis à la Russie d'échapper en partie à ses responsabilités, puisque certains des sites les plus dévastés se trouvent désormais hors des frontières russes. Pour n'en citer que quelques-uns parmi les plus emblématiques, Tchernobyl se situe en Ukraine tandis que la mer d'Aral ainsi que le polygone d'essais nucléaires de Semipalatinsk sont en Asie centrale. Cette dernière région a été probablement l'une des principales victimes de la politique soviétique d'industrialisation intensive ainsi que de la course aux armements qui a accompagné la Guerre froide. Quant à l'immense Russie elle-même qui représente 12 % des terres émergées, elle n'est pas épargnée, puisqu'on évalue à 40 % la proportion de son territoire qui serait gravement ou moyennement pollué et à 75 % la proportion de ses eaux de surface devenues impropres à la consommation.

Or l'éclatement de l'Union soviétique en quinze pays indépendants en 1991, a permis à la Russie d’échapper en partie à ses responsabilités, puisque certains des sites les plus dévastés se trouvent désormais hors des frontières russes. Pour n'en citer que quelques-uns parmi les plus emblématiques, Tchernobyl se situe en Ukraine tandis que la mer d'Aral ainsi que le polygone nucléaire de Semipalatinsk sont en Asie centrale. Cette dernière région a été probablement l'une des principales victimes de la politique soviétique d’industrialisation intensive ainsi que de la course aux armements qui a accompagné la Guerre froide. La présence d’étendues désertiques et les richesses de son sous-sol l’ont désignée pour la fabrication et le stockage de produits dangereux ainsi que pour l’expérimentation d’armes nucléaires, chimiques et bactériologiques. Quant à l'immense Russie elle-même, qui représente 12 % des terres émergées, elle n’est pas épargnée puisqu’on évalue à 40 % la proportion de son territoire qui serait gravement ou moyennement pollué.

Comment expliquer ce que certains spécialistes n'ont pas hésité à qualifier d' "écocide" ?

Il semble que l'idéologie marxiste-léniniste ait joué un rôle prépondérant. En effet, selon la théorie marxiste, seul le travail crée de la valeur et les ressources naturelles sont gratuites puisque créées sans apport de travail. D'où la notion de domination de la nature par l'homme et le volontarisme productiviste qui en a découlé. De plus, l'idée prévalait que les ressources naturelles de ce pays gigantesque étaient inépuisables, et que la nature aurait la capacité d' absorber la pollution et de se régénérer elle-même. A cette vulgate, se sont ajoutées la priorité accordée systématiquement au secteur militaro-industriel et la culture du secret, Guerre froide oblige. Tant les ministères que les entreprises étaient jugés sur des critères quantitatifs et n’avaient aucun intérêt à se soucier des dégâts écologiques qu'ils pouvaient occasionner. D'autant que les sanctions prévues par la loi étaient dérisoires et rarement appliquées. Enfin, la chute brutale du PIB - en moyenne de plus de 50 % - et la désorganisation de l'économie consécutives à l'éclatement de l’empire soviétique ont relégué les préoccupations environnementales au second plan par rapport à la lutte pour la survie des organismes et des individus.

Mis à jour le 01/09/2007

 

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