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Introduction

[La deuxième guerre de Tchétchénie (1999-2006)], pour plus d'information, consulter la description longue en dessous de cette illustration

Carte de la Tchétchénie.
© La Documentation française

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En dépit de multiples annonces des autorités russes sur la normalisation en Tchétchénie, la guerre menée contre les indépendantistes dans cette petite République du Caucase du Nord s'achève difficilement, avec son cortège de victimes, d'exactions et d'attentats sanglants commis parfois en plein coeur de la Russie.

Lorsque le conflit qui a ensanglanté la petite République de Tchétchénie, située dans le Nord-Caucase russe, s'est achevé en mai 1997 par un accord portant les signatures du Président russe Boris Eltsine et du président tchétchène Aslan Maskhadov, élu en janvier de la même année, Russes et Tchétchènes pensaient que c'en était enfin fini de cette guerre fratricide.

Pourtant, un peu plus de deux ans plus tard, à la suite d'attentats meurtriers qui ont endeuillé plusieurs villes de Russie et qui ont été attribués sans preuve aux indépendantistes tchétchènes, l'armée russe intervenait une fois encore dans la République séparatiste et c'était le début d'un second conflit, encore plus meurtrier peut-être que le premier.

Bien que les autorités russes aient annoncé à plusieurs reprises que la guerre était finie, et en dépit de mises en garde, il est vrai peu énergiques, de la communauté internationale, en particulier du Conseil de l'Europe, aucune solution pacifique n'a toujours été trouvée. L'opération habile qu'a menée le président Poutine après le 11 septembre 2001, en assimilant les séparatistes tchétchènes aux terroristes d'Al Qaïda n'a pas non plus contribué à faire avancer une issue diplomatique.

Depuis, même si la rébellion a été décapitée, avec la liquidation par les forces russes du président élu Aslan Maskhadov, puis du chef de guerre Chamil Bassaïev, la guerre n’a pas pris fin, bien qu’il s’agisse désormais plutôt 'd’escarmouches que de véritables combats. Le pouvoir russe a procédé à la "tchétchénisation" du conflit, en remettant le pouvoir aux mains du clan du président pro-russe assassiné Akhmad Kadyrov, incarné par son fils Ramzan Kadyrov désormais Premier ministre de la République tchétchène.

Cependant, le pouvoir fédéral russe semble s’être déchargé du problème en faisant d’énormes concessions à celui-ci et au clan qu’il dirige. Des sommes énormes ont été injectées en vue de la reconstruction et de nombreux réfugiés, tout au moins ceux présents dans les régions proches, rentrent au pays. La guerre a toutefois laissé des traces indélébiles dans la république.

Mis à jour le 16/02/2007

 

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